Bilan du mois d'Octobre

Du côté des indices boursiers internationaux

Malgré les incertitudes liées à la paralysie budgétaire aux Etats-Unis, les investisseurs ont continué de s'orienter sur les actions au cours de ce mois d'octobre. Le relèvement du plafond de la dette a notamment permis au S&P 500 de s'apprécier de +4,5% et ainsi d'enregistrer un nouveau record historique à plus de 1775 points. C'est toutefois les indices boursiers de la zone euro qui ont le mieux performé au cours de cette période, à l'instar du FTSE MIB italien (+11%) et de l'Ibex 35 espagnol (+7,9%). A la Bourse de Paris, le CAC 40 s'est quant à lui apprécié de +3,8% pour revenir tutoyer les 4300 points, son meilleur niveau depuis 5 ans.

indices

Du côté des indices sectoriels européens et des valeurs françaises

Le regain de confiance des investisseurs internationaux pour les pays de l'Europe du sud a particulièrement profité au secteur financier : celui de l'assurance a gagné +8,2% et celui de la banque +5,7%, comme en attestent les performances de Société Générale (+13,5%), Crédit Agricole (+9,2%), BNP Paribas (+9,1%) et Axa (+7,5%). A noter également les bons parcours des valeurs télécoms (+6,7%) et médias (+5,6%) à l'image de Lagardère (+11,6%), Vivendi (+9,9%), Orange (+9,1%).

secteurs-europe

Du côté des statistiques macro-économiques

Du côté des indicateurs d'activité, l'indice ISM manufacturier a connu son troisième d'amélioration aux Etats-Unis, atteignant ainsi son meilleur niveau depuis avril 2011. Le secteur des services a quant à lui déçu, du fait de sa contraction marquée en septembre, à 54,4 points contre 58,6 points le mois précédents.  L'indice PMI de la région de Chicago a pour sa part créé la surprise avec un bon marqué en octobre, à 65,9 points, soit son meilleur niveau depuis avril 2011.

 

 

ISM

Les chiffres de l'emploi - qui ont été publié tardivement en raison du chômage technique d'une partie des fonctionnaires de l'Etat fédéral - se sont révélés contrastés quant à eux. Bien que le chiffre du chômage poursuivre son déclin à 7,2%, les créations d'emplois restent décevantes, puisqu'elles sont ressorties à 148 000 là où les économistes interrogés en anticipaient 179 000. Une faiblesse qui pourrait continuer d'inciter la Réserve Fédérale à reporter la diminution de son programme de rachat d'actifs.

emploi-USA

Au sein de la zone euro, le rythme de la reprise économique devrait rester modeste si l'on en croit les indicateurs d'activité. Les indicateurs PMI ont en effet marqué une pause en octobre, mettant ainsi fin à l'amélioration continue depuis mars dernier. Une situation qui pourrait inciter la Banque centrale européenne à diminuer son principal taux directeur qui s'élève actuellement à 0,5%, d'autant que l'inflation sur un an glissant s'élève à 0,7% seulement, contre un objectif proche de 2%.Au sein de la zone euro, le rythme de la reprise économique devrait rester modeste si l'on en croit les indicateurs d'activité. Les indicateurs PMI ont en effet marqué une pause en octobre, mettant ainsi fin à l'amélioration continue depuis mars dernier. Une situation qui pourrait inciter la Banque centrale européenne à diminuer son principal taux directeur qui s'élève actuellement à 0,5%, d'autant que l'inflation sur un an glissant s'élève à 0,7% seulement, contre un objectif proche de 2%.

PMI

Les mesures de sentiment continuent en revanche de montrer une amélioration au sein de la zone euro, comme en attestent les derniers chiffres de la Commission européenne : la confiance du consommateur a ainsi atteint son meilleur niveau depuis juillet 2011 à -11,7 points, tout comme le climat des affaires (à -0,01 point) et le sentiment économique (à 97,8 points).

sentiment-EUR

Du côté des devises et des matières premières

Sur le marché des changes, la monnaie unique européenne est parvenue à enregistrer un nouveau plus haut annuel face au dollar américain, à plus de 1,38$. La poussée du chômage au sein de la zone euro et les craintes d'un scénario déflationniste ont toutefois donné lieu à des prises de bénéfices appuyées en fin de mois, ce qui fait que la parité EUR/USD a terminé octobre sur une appréciation de +0,4% à 1,358$. La livre sterling (-0,9% à 1,604$) et le franc suisse (-0,2% à 1,102$) ont pour leur part cédé du terrain, tandis que le yen est resté inchangé à 0,0102$.

Conclusion

Bien que les marchés actions européens et américains conservent des tendances clairement haussières à moyen terme et que les indicateurs macroéconomiques restent globalement favorables, l'heure est à la prudence. Après des hausses supérieures à 20% depuis le début de l'année, plusieurs indices se situent dans des zones à risque, qui pourraient déboucher sur un mouvement correctif de court terme. Un scénario d'autant plus probable qu'un certain nombre d'indicateurs de sentiment fait actuellement état d'un excès d'optimisme de la part des investisseurs, dont la conséquence est généralement de donner lieu à un contre-pied.

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