2026 commence sur un rythme effréné en termes d’annonces politiques Outre-Atlantique et d’évènements géopolitiques, avec des mouvements erratiques sur les marchés actions américains.
On ne compte plus les annonces de Donald Trump depuis le début de l’année : volonté de caper les taux d’intérêt à 10% sur les cartes de crédit, interdire les achats de maisons individuelles par les institutionnels, « teasing » entretenu depuis quelques mois concernant le versement potentiel, sous forme de chèque de 2000$ d’une partie des droits de douane collecté, etc…
Ces annonces sont évidemment destinées aux électeurs-consommateurs dont le moral est très bas dans les enquêtes (Conference Board et Université du Michigan), plombé par les inquiétudes sur le pouvoir d’achat et le ralentissement du marché de l’emploi.
Dans les sondages et sur les sites de paris prédictifs aux Etats-Unis, le parti républicain est pour l’instant donné très largement perdant aux élections « midterms ».
Et cette agitation présidentielle dans une année clé d’un point de vue politique, n’est pas seulement domestique : intervention éclaire au Venezuela, épisode du Groenland et des fortes tensions avec l’Europe, et incertitude sur une intervention militaire en Iran.
Ce flot d’annonces et d’évènement donne le tournis aux marchés financiers. La volatilité sur le SP500 a été plus élevée en janvier qu’en décembre. Alors que le VIX (indice de volatilité du SP500) était tombé à moins de 14 en décembre (son plus bas niveau depuis 2024), il a rebondi en janvier pour faire quelques incursions au-delà de 20.
L’occasion de se pencher sur la trajectoire moyenne du SP500 lors des années de midterms.
Selon les données compilées par Bloomberg sur plusieurs décennies, l’écart entre le point haut et le point bas (le « drawdown ») sur le SP500 est de 18% les années d’élection de mi-mandat. Ce qui ne veut évidemment pas dire que le marché finit l’année à -18% de performance, mais c’est l’écart moyen constaté entre les points hauts et bas au cours de l’année.
Autre constat : sur le cycle présidentiel de quatre ans, l’année des midterms est celle où le SP500 affiche la moins bonne performance. Depuis 1930, la performance annuelle moyenne du SP500 flirte avec les 10%. Si l’on isole uniquement les années d’élection midterms, cette performance moyenne du SP500 tombe à moins de 6%.
Il ne s’agit que de moyennes de performance observées dans le temps, mais si l’histoire se répète, 2026 sera une année relativement volatile avec une performance inférieure à celle de 2025.
Ces informations ont été préparées par IG Europe GmbH et IG Markets Limited. En plus de la déclaration ci-dessous, le contenu de cette page ne contient pas d’enregistrement de nos cours, ni d’offre ou de sollicitation d’une transaction sur un instrument financier. IG décline toute responsabilité quant à l’utilisation qui pourrait être faite de ces commentaires et aux conséquences qui pourraient en découler. Aucune déclaration ou garantie n’est donnée quant à l’exactitude ou à l’exhaustivité de ces informations. Par conséquent, toute personne qui agit en son nom le fait entièrement à ses propres risques. Toutes les recherches citées ne tiennent pas compte des objectifs spécifiques d’un investissement, de la situation financière ou des besoins propres à chaque investisseur susceptible de les recevoir. Ces informations n’ont pas été préparées conformément aux exigences légales visant à promouvoir l’indépendance de la recherche en investissement et, en tant que tel, sont considérées comme une communication marketing. Bien que nous ne soyons pas spécifiquement contraints de traiter en amont de nos recommandations, nous ne cherchons pas à en tirer profit avant qu’elles ne soient fournies à nos clients. Voir la déclaration relative aux recherches non indépendantes et le résumé trimestriel.