Bilan du mois d'avril 2014

Du côté des indices boursiers internationaux

Une fois n'est pas coutume, c'est le FTSE 100 qui a, le mois dernier, enregistré la meilleure performance parmi les grandes places financières.

Le principal indice boursier britannique a en effet progressé de +2,8%, profitant du bond de près de 20% de l'action du groupe pharmaceutique AstraZeneca suite à une proposition de rachat de plus de 100 milliards de dollars émanant de son homologue américain Pfizer.

Le CAC 40 n'était pas en reste quant à lui, s'adjugeant +2,2% pour renouer avec les 4500 points, son meilleur niveau depuis septembre 2008. L'indice allemand a quant à lui sousperformé, les investisseurs se montrant plus prudents en raison des tensions persistantes entre l'Ukraine et la Russie.

Aux Etats-Unis, les indices Dow Jones 30 et S&P 500 ont légèrement progressé, ce qui leur a permis de revenir au contact de leurs récents records historiques, mais les opérateurs se sont en revanche désengagés des valeurs technologiques, le Nasdaq Composite ayant abandonné -2%.

Indices - Bilan du mois d'avril 2014

Du côté des indices sectoriels européens et des valeurs françaises

Au niveau des secteurs européens, l'énergie (+6,4%) s'est nettement distinguée, avec des hausses marquées pour Maurel & Prom (+13,8%), CGG (+11,2%), Technip (+8,1%) et Total (+7,2%).

Les valeurs liées à la santé (+4,3%) étaient elles aussi particulièrement recherchées, à l'instar de Sanofi (+4,3%), ainsi que celles appartenant au domaine de la construction (+2,5%) avec Lafarge (+16,5%), Bouygues (+7%).

A noter également l'envolée du titre d'Alstom (+52,2%) sur fond de rachat de la division énergie par l'américain General Electric.

Toute la cote n'a néanmoins pas subi le même traitement, les intervenants s'étant particulièrement désengagés des technologiques (-4,5%) et des médias (-2,5%) comme en attestent les parcours de Cap Gemini (-7,7%), Ingenico (-7,4%), Publicis (-6,4%), Atos (-5,2%) et Vivendi (-4,8%).

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Du côté des statistiques macroéconomiques

La communauté financière a été relativement surprise de la faiblesse du taux de croissance du produit intérieur brut américain. Au premier trimestre, celui n'a en effet progressé que de +0,1% en rythme annualisé contre +2,6% au dernier trimestre de 2013 et alors que les économistes tablaient sur +1,2%. Il s'agit d'ailleurs du plus faible niveau de croissance mesuré depuis fin 2012.

Selon les économistes, ce ralentissement trouve son origine dans les conditions météorologiques hivernales particulièrement rudes qui ont eu des conséquences significatives dans certains secteurs comme la construction ou les dépenses des entreprises.

L'amélioration des indicateurs d'activité ISM en mars confirme d'ailleurs cette hypothèse d'un ralentissement passager.

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Après avoir connu un passage à vide au cours de l'hier, les créations d'emploi ont elles aussi retrouvé leur rythme de croisière, avec des niveaux de 197 000 et 192 000 respectivement en février et mars.

Les économistes interrogés s'attendent d'ailleurs à une confirmation de cette tendance pour avril, puisque le consensus s'élève à 216 000. Le Département du Travail publiera son rapport (NFP) vendredi 2 mai à 14h30, ainsi que le taux de chômage, qui est attendu pour sa part en baisse à 6,6%.

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Sur le Vieux Continent, les indicateurs d'activité confirment mois après mois la lente amélioration de la situation. Les indices PMI de la zone euro constituent une synthèse pertinente, illustrant le changement dynamique initié depuis l'été 2012.

En Avril, le PMI composite a d'ailleurs enregistré son meilleur niveau depuis mai 2011. Des disparités existent toutefois selon les pays, le rythme de reprise de la France restant particulièrement fragile avec un PMI composite tout juste au-dessus du seuil des 50 points délimitant territoire d'expansion et territoire de contraction.

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La confiance du consommateur au sein de la zone euro continue de s'améliorer, et a d'ailleurs atteint le mois dernier son meilleur niveau depuis la fin 2007, ce qui devrait continuer de soutenir la consommation et donc l'activité.

Le sentiment économique et le climat des affaires, calculés par la Commission européenne, ont en revanche marqué le pas. Ce mouvement s'inscrit vraisemblablement comme une pause passagère, aucun autre élément ne permettant pour l'heure d'envisager un retournement conjoncturel de ces indicateurs.

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Du côté des devises et des matières premières

Sur le marché des changes, les cambistes se sont désengagés du dollar américain, privilégiant la monnaie unique européenne (+0,7% à 1,387$), la livre sterling (+1,3% à 1,688$), le franc suisse (+0,5%) et le yen (+1%).

Cette faiblesse du billet vert n'a pas eu de réel impact sur les matières premières, le baril de pétrole brent (+0,2% à 108$) étant resté stable tout comme l'once d'or (+0,6% à 1292$). Quelques variations prononcées ont toutefois eu lieu, sur le cours du café (+14,2%) le gaz naturel (+9,9%), le cours du sucre (-5,2%) et cours de l'argent (-3,1%).

Conclusion

Malgré la diminution du programme de rachat d'actifs de la Réserve Fédérale ces derniers mois et un contexte géopolitique toujours incertain, force est de constater que les marchés actions font preuve d'une indéniable robustesse.

Techniquement, la tendance reste pour l'heure haussière, aucune formation de retournement n'apparaissant à l'horizon. Ce constat effectué, il convient toutefois de garder à l'esprit que la période des versements de dividende est sur le point de démarrer, et que celle-ci donne fréquemment lieu à des ajustements de la part des investisseurs. Ce qui a d'ailleurs donné naissance à un adage boursier bien connu, le fameux "sell in May and go away".

Nous conservons donc un point de vue favorable sur les actions, en gardant néanmoins à l'esprit que le potentiel d'appréciation est néanmoins modeste à court terme.

 

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