Le CAC 40 tente un rebond

La Bourse de Paris reprenait quelques couleurs ce matin après le rapport plutôt encourageant de l’Insee sur la situation économique de la France mais toujours prudente en raison des inquiétudes générées par l'impasse budgétaire aux États-Unis.

A mi-séance , l'indice CAC 40 progressait de 0,58% à 4152,05 points alors que le DAX restait inchangé à 8597,87 points et que le Footsie grignotait 0,03% à 6451,20 points.

Le marché parisien a décidé de saluer à sa manière le dernier rapport de l’Insee qui confirme la reprise de l’économie française. En moyenne, en 2013, l'activité économique devrait augmenter de 0,2% et atteindre en fin d'année le niveau de PIB, en volume, qu'elle affichait avant la crise, au début de l'année 2008 et la croissance, même faible, devrait se poursuivre en 2014. Seule ombre au tableau, le marché de l’emploi ne bénéficiera pas de l’embellie de l’économie de l’hexagone.

 Dans le détail, le taux de chômage progresserait de 0,1 point au troisième trimestre en métropole et se stabiliserait au 4éme trimestre grâce notamment aux emplois aidés. Cependant, même une croissance de 0,8% à 0,9% en 2014 telle que prévu par le consensus, ne suffira pas à inverser la courbe du chômage.

Cependant, les investisseurs gardent en ligne de mire les discussions qui se déroulent aux Etats-Unis entre démocrates et républicains sur le budget fédéral et le plafond de la dette. Les démocrates, avec le président Barack Obama en tête, semblent être passé à l’offensive. D’un côté, le président des Etats-Unis, prenant prétexte de la crise budgétaire, a annulé sa tournée en Asie prévue la semaine prochaine et s’en est pris directement à John Boehner, le dirigeant républicain de la Chambre des représentants, fustigeant son incapacité à maîtriser les jusqu’au-boutistes de son parti. De l’autre, Jacob Lew, le secrétaire au Trésor américain a brandi le spectre d'une récession pire que celle de 2008 en cas d'un défaut de paiement le 17 octobre si les républicains refusaient tout accord.

Du côté des indicateurs, «shutdown» oblige, la publication de l'un des plus suivis par les investisseurs et aiguillon de la politique monétaire de la Fed, le chômage aux États-Unis, a dû être reportée.

Du côté des valeurs françaises, le secteur bancaire était bien orienté. Société Générale s’adjugeait 1,90% à 38,935 euros, Crédit Agricole, 1,50% à 8,444 euros et BNP Paribas, 1,05% à 51,11 euros.

De même, les valeurs du secteur automobile étaient bien entourées. Renault prenait 3,33% à 61,48 euros, Michelin, 1,68% à 79,91 euros, l'action Peugeot, 1,18% à 12,485 euros et Faurecia, 0,72% à 21,705 euros.

Saint Gobain bondissait de 3,53% à 38,315 euros. La banque Berenberg tout en restant acheteuse sur le titre a porté son objectif de cours à 46 euros s’appuyant sur la possibilité d’un bénéfice par action de 4 euros d’ici 2016.

Air France progressait de 1,09% à 7,495 euros alors que direction et syndicats commencent ce jour l'examen détaillé des 2800 nouvelles suppressions de postes prévues dans le cadre du plan Transform 2015.

 

Axa gagnait 0,35% à 17,245 euros. L'autorité de régulation du secteur de l’assurance au Brésil a annoncé le début de discussions avec Axa en vue du retour de ce dernier sur le marché brésilien délaissé en 2003.

Enfin, Ubisoft faisait l’objet de rachats à bon compte après sa chute de la veille dû, selon un courtier de la place de Paris, à des commentaires du groupe lors d’un «roadshow» se montrant trop prudent sur les perspectives de la société. A mi-journée, le titre reprenait 1,54% à 11,19 euros.

L’Euro reculait à 1,3597 dollars, l’or a 1316,39 dollars l’once et le Brent, échéance novembre 2013, progressait à 109,27 dollars le baril.

 

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