Le CAC 40 hésite entre la BCE et la FED

À l'issue d'une journée mouvementée, le marché parisien a clôturé en léger recul hier après la décision de la BCE qui a pris à contre pieds le consensus de la place.

Le CAC 40 a perdu 0,14 % à 4 280,99 points, dans un volume d'échanges plus plutôt élevé de 4,3 milliards d'euros. Le DAX a pris 0,44 % à 9 081,03 points et le Footsie a reculé de 0,66 % à 6 697,22 points.

Circonspect tout au long de la matinée, le CAC 40 s'est envolé de plus de 1 % jusqu'à 4 356,28 points à son plus haut de l'année après l'annonce de la BCE, avant de retomber sur ses niveaux matinaux suite aux chiffres de la production industrielle et de l'emploi américains.

L'enthousiasme suscité par l'annonce surprise de la BCE de réduire son taux directeur n'aura pas duré longtemps. Les autres surprises de la journée, la croissance à son meilleur rythme de l'année du PIB aux Etats-Unis au troisième trimestre et le recul des inscriptions hebdomadaires au chômage sont revenus raviver au sein de la communauté des investisseurs les interrogations quant à un resserrement de la politique monétaire ultra-accommodante de la FED avant la fin de l'année ou au tout début de l'année prochaine.

La Banque Centrale Européenne a ramené son taux directeur à 0,25 % lors de sa réunion mensuelle de politique monétaire. Son président, Mario Draghi , tout en évitant d'employer explicitement le terme déflation, a annoncé que selon les sages de Francfort, la zone euro était potentiellement au seuil d'une "période prolongée d'inflation basse" et ajouté que la BCE disposait encore d'instruments en réserve, dont le LTRO, pour agir.

Outre-Atlantique, d'une part, le Produit Intérieur Brut (PIB) américain a progressé de 2,8% de juillet à septembre en rythme annualisé, au-delà du consensus des analystes à 1,9 %, marquant une amélioration par rapport aux 2,5% du deuxième trimestre et aux 1,1% du premier. D'autre part, les nouvelles inscriptions hebdomadaires au chômage se sont repliées pour la quatrième semaine consécutive aux Etats-Unis, à 336.000, en baisse de 2,6 % sur une semaine.

Dans ces conditions, Wall Street a terminé en nette baisse. Le Dow Jones a reculé de 0,97 % à 15 593,98 points, le S&P 500 de 1,32 % à 1747,15 points et le NASDAQ, de 1,90 % à 3 857,33 points.

Parmi les valeurs françaises, Cap Gemini s'est adjugé 4,48 % à 48,25 euros malgré une baisse de 2,8% de son chiffre d'affaires au troisième trimestre. Le groupe a toutefois maintenu ses objectifs pour 2013.

Veolia a bondi de 3,44 % à 12,62 euros. Le groupe a confirmé ses objectifs annuels, malgré une baisse du chiffre d'affaires.

Arcelor Mittal a pris 3,85 % à 12,41 euros. La société a annoncé avoir divisé par trois ses pertes au troisième trimestre et a confirmé ses objectifs.

L'action Crédit Agricole a progressé de 4,03 % à 9,16 euros après un bénéfice net de 728 millions d'euros au troisième trimestre contre une perte un an plus tôt.

Société Générale a gagné 2,90 % à 41,74 euros après avoir multiplié par six son bénéfice net au troisième trimestre.

Natixis s'est adjugé 3,25 % à 4,13 euros grâce à une forte progression de son bénéfice net au troisième trimestre.

EDF s'est replié de 1,85 % à 25,77 euros. Le groupe a indiqué qu'il allait amplifier son plan d'économies en 2013, tout en confirmant ses objectifs financiers.

CGG s'est effondré de 8,18 à 15,66 euros après la publication de résultats décevants avec notamment, une chute du résultat net pour le troisième trimestre et la révision à la baisse de ses prévisions pour 2013.

Havas a perdu 3,45% à 5,93 euros, après une baisse de son chiffre d'affaires au troisième trimestre.

Enfin, Bureau Veritas a abandonné 3,55 % à 21,72 euros, pénalisé par le recul de son activité au troisième trimestre.

L'Euro a terminé en forte baisse au terme d'une journée mouvementée. À 22h00, il valait 1,3419 $. De même, l'or a subi une séance volatile et s'est replié à 1307, 63 $ l'once. Enfin, le WTI, échéance décembre 2013, a reculé à 94,27 $ le baril.

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