Le CAC 40 recule avec l’Ukraine

La Bourse de Paris baissait fortement lundi matin, les investisseurs s’inquiétant de l’évolution de la situation en Ukraine, avec en toile de fond, la nouvelle baisse de l’activité manufacturière en Chine.

A mi-séance, l'indice CAC 40 perdait 2,34 % à 4 305,02 points, le DAX de 2,46 % à 9 453,456 points et le FTSE 100, de 1,43 % à 6 712,63 points.

Après le fort recul des bourses asiatiques et la chute de la bourse de Moscou et du rouble ce matin, la situation en Ukraine pesait aussi sur les marchés européens, les investisseurs se reportant sur des valeurs refuges comme le Franc suisse ou les dettes souveraines, notamment les obligations allemandes.

Pour de nombreux observateurs, après l’invasion de la Crimée par les troupes russes et la mobilisation générale décrétée en Ukraine, le repli du marché, même important, reste pour le moment « défensif » et s’effectue en bon ordre sans réelle mouvement de panique. Toutefois, tant que la situation sur place ne sera pas clarifiée, la volatilité va s’installer sur les marchés au fur et à mesure des événements sur place.

En Chine, la production manufacturière a affiché en février sa plus forte contraction depuis août 2013 selon l'indice PMI de la banque HSBC, confirmant le ralentissement de la deuxième économie mondiale.

Dans ce contexte, la situation en Ukraine a éclipsé tout les autres informations du jour notamment macroéconomiques.

En zone euro, la croissance de l’activité manufacturière a légèrement ralenti en février pour la première fois en cinq mois, les économistes de Markit soulignant que la reprise économique dans l’union monétaire européenne restait encore fragile. Concrètement, l’Allemagne, les Pays-Bas, l'Irlande et l'Espagne ont enregistré une croissance de leur secteur manufacturier alors que l’Italie voyait le sien légèrement reculé. La France a affiché une activité toujours en contraction avec un indice PMI à 49,7.

Outre-Atlantique, les investisseurs surveilleront les dépenses et revenus des ménages, les dépenses de construction pour janvier ainsi que l'indice ISM d'activité dans l'industrie pour février.

Parmi les valeurs françaises à mi-journée, aucune valeur du CAC 40 s’affichait en hausse et seules 3 valeurs du SBF 120 évoluaient en zone positive.

Biomérieux s’adjugeait 0,65 % à 77,50 euros, Teleperformance, 0,54 % à 46,35 euros et Eurofins Scientific 0,42 % à 212,70 après l’annonce d’un bénéfice net en hausse de 9,5 % et l’affirmation de bonnes perspectives en 2014.

Les valeurs les plus exposés à la Russie se repliaient fortement. La Société Générale reculait de 6,32 % à 45,29 euros et Renault, 5,51 % à 68,23 euros.

Air France-KLM perdait 3,09 % à 9,69 euros. Crédit Suisse a relevé sa recommandation sur le groupe de « sous-performance » à « neutre » et son objectif de cours de 8,10 à 11,05 euros.

L'action Bouygues abandonnait 2,96 % à 28,345 euros. Selon le Journal du Dimanche, le groupe serait prêt à présenter une offre de rachat à Vivendi pour acquérir sa filiale de télécommunications, SFR.

Peugeot, à l’image de Renault, reculait. Le titre perdait 2,33 % à 12,55 euros alors qu’un début d’embellie semble se confirmer pour les deux constructeurs français avec une progression des ventes pour le deuxième mois consécutifs.

Enfin, la Fnac perdait 3,48 % à 29,69 euros. La société a annoncé le lancement aujourd'hui de son service d'écoute musicale illimitée sur le Web et sur mobile, baptisé 'Fnac Jukebox'.

L’Euro reculait légèrement à 1,3773 Dollar. L’or progressait sensiblement à 1 344,55 dollars l’once et le Brent, échéance avril 2014 s’envolait à 111,89 dollars le baril.

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