Les marchés européens mitigés à la veille du discours de Mario Draghi

Le ralentissement de l’activité manufacturière dans la zone euro relance l’espoir de voir la BCE frapper à nouveau fort jeudi.

action Orange

A la mi-séance, le CAC 40 cède 0,42% à 4 397,62 points dans un volume d’affaires de 768 millions d’euros. Ailleurs en Europe, le Footsie londonien perd 0,26%, le Dax de la Bourse de Francfort gagne 0,19% et l’Euro Stoxx 50 des principales valeurs de la zone euro 0,04%. Le contrat future décembre sur indice Dow Jones s’inscrit en baisse de 0,02%.

Poursuite de la décélération de l’inflation en zone euro, contraction de l’activité manufacturière en Allemagne, première économie de la région. Ces chiffres laissent à penser à de nombreux investisseurs que la Banque Centrale Européenne (BCE), dont le conseil des gouverneurs se réunit jeudi, devra encore une fois frapper fort pour éviter que les agents économiques ne finissent par douter de sa capacité à lutter contre la spirale déflationniste et à relancer l’activité sur le Vieux Continent.

Tout juste dévoilé, l’indice PMI définitif du secteur manufacturier dans la zone euro est ressorti​ à 50,3 au titre de septembre, alors que le consensus tablait sur une confirmation de la précédente estimation de 50,5.

Les perspectives à court terme sont inquiétantes. En effet, les carnets de commandes sont en baisse pour la première fois depuis juin 2013, repli suggérant que la production pourrait commencer à diminuer dès le début du quatrième trimestre 2014. Pis, preuve manifeste du malaise économique qui règne dans l’ensemble de la zone euro, l’Allemagne, l’Autriche et la Grèce accusent désormais, à l’instar de la France, une contraction de leur secteur manufacturier en septembre. 

Ce repli de l’indice manufacturier témoigne de l’incapacité de l’Allemagne, cœur industriel du nord de la région, à lutter contre les vents contraires que représentent la faiblesse de la demande au sein de la zone euro, le recul de la confiance des entreprises et des consommateurs ainsi que le ralentissement des exportations lié à la crise en Ukraine et aux répercussions des sanctions imposées à la Russie. 

Dans le détail, l’estimation finale de l’indice PMI allemand est ressortie à 49,9, contre 50,3 lors de la précédente évaluation et 51,4 en août. En France, elle a été confirmée à 48,8. Pour rappel, le seuil des 50 marque la frontière entre zone de contraction et zone d’expansion de l’activité.

A la veille du conseil de la BCE, des représentants de l’institution ont indiqué que celle-ci serait prête à élargir la liste des actifs éligibles au programme d’achat d’ABS pour la France et l’Italie, dont l’indice PMI manufacturier s’établit à 50,3 en septembre.

En revanche, les observateurs sont divisés sur la probabilité d’un véritable « quantitative easing » incluant des achats d’obligations souveraines. Si certains semblent y croire, la plupart estime que l’opposition catégorique de l’Allemagne à une telle option devrait l’emporter dans la mesure où la BCE sortirait de son mandat. Or, Mario Draghi a redit récemment que la Banque Centrale utiliserait tous les outils disponibles compatibles avec son mandat pour lutter contre le risque de déflation.

Dans l’après-midi, les opérateurs s’intéresseront à trois statistiques américaines : l’enquête ADP Employer Services sur les créations d’emplois dans le secteur privé en septembre, à 14h15, qui sera suivie à 16h00 par l’indice ISM manufacturier pour le même mois et les dépenses de construction d’août.

Du côté des valeurs, l'action Orange décroche de 2,73 %, à 11,58 euros, venant ainsi s’aligner sur le prix auquel la Banque Publique d'Investissement (BPI) a cédé 50 millions d’actions de l’opérateur historique.​

Dans le sillage des cours de l’or noir, Total perd 0,93 %, à 50,97 euros. Les cours du pétrole ont chuté mardi à leurs niveaux les plus bas depuis plus de deux ans en raison notamment de l'abondance de l'offre et de la vigueur du dollar. 

Valeo cède encore du terrain, - 1,73 %, à 85,50 euros, après - 1,73 % mardi. Les objectifs de ventes en volumes restent inchangés, l’entreprise adaptant sa production aux conditions du marché, a déclaré une porte-parole de l’équipementier automobile. 

De l’autre côté du classement, Unibail-Rodamco gagne 0,59 % à 204,90 euros. HSBC relève son conseil à « surperformance » sur le titre de la foncière

En dehors du CAC 40, le marché sanctionne Nexans après l’abaissement de ses prévisions. Le titre du fabricant de câbles dévisse de 8,75 %, à 27,10 euros. La direction table désormais sur une croissance organique nulle pour 2014 et une marge opérationnelle « au même niveau » que celle de l'année 2013, soit autour de 140 millions d'euros. 

Sur le marché des changes, la paire EUR/USD enregistre une baisse de 0,22% à 1,2603 dollar.

 

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