Le CAC 40 commence à s’inquiéter

Le marché parisien a clôturé en fort repli, toujours handicapé par les inquiétudes concernant le budget et la dette publique américaine et malgré les bonnes nouvelles venues d'Italie.

Le CAC 40 a reculé de 0,92% à 4158,16 points, dans un volume d'échanges faible de 2,7 milliards d'euros. Le DAX a perdu 0,69% à 8629,42 points et le Footsie, 0,35% à 6437,50 points.

La bourse de Paris a fortement reculé hier au lendemain du «shutdown» d’une partie de l'Etat fédérale américain et du licenciement de 800 000 fonctionnaires. Les propos du secrétaire américain au Trésor Jacob Lew sont venus rappeler aux investisseurs que le problème budgétaire américain pour 2014 demeurait entier alors que s’approche la date du 17 octobre, à laquelle, le gouvernement fédéral ne pourra plus légalement emprunter et, si aucun accord n’est trouvé entre républicains et démocrates, devra se déclarer en cessation de paiement. Même, si le défaut de paiement de la première économie de la planète est inimaginable pour la vaste majorité des investisseurs, ces derniers commencent à afficher leurs préoccupations alors qu’ils ont du mal à évaluer l’impact qu’aura la crise politico-économique que traverse les Etats-Unis, sur la croissance du pays.

Dans ce contexte, la conclusion de la crise politique italienne est restée quelque peu anecdotique. Après avoir déclenché samedi une crise gouvernementale en contraignant cinq ministres de son parti à démissionner, le «Cavaliere» a finalement fait machine arrière ce mercredi en demandant à son parti dont 25 sénateurs avaient fait défection, de voter la confiance au gouvernement italien. Le gouvernement Letta a donc remporté largement le vote de confiance mettant un terme pour un temps à la énième crise politique de la péninsule et de fait, rassurer ses partenaires européens.

Enfin, l’intervention de Mario Draghi depuis Paris n’a pas apporté plus de stimuli aux marchés. Le président a comme attendu laissé inchangé le taux directeur de la BCE à 0,5% et confirmé une fois de plus que la BCE était prête à se servir de tous les instruments à sa disposition face à une croissance toujours fragile en zone euro.

Du côté de Wall Street, les investisseurs ont été refroidis par l'annonce d'une progression moins forte que prévu des créations d'emploi dans les entreprises privées aux Etats-Unis en septembre selon ADP.

Le Dow Jones a baissé de 0,39% à 15133,14 points, le S&P 500 de 0,07% à 1693,87 points et le Nasdaq, 0,08% à 3815,02 points.

Parmi les valeurs françaises, les bancaires se sont retrouvées très entourées favorisée par la fin de la crise politique en Italie, pays dans lequel elles ont une forte exposition. Société Générale a pris 2,51% à 38,8 euros, BNP Paribas 0,53% à 51,12 euros et Crédit Agricole 1,17% à 8,45 euros.

Peugeot PSA Citroën a fait l’objet de prises de bénéfices après sa forte progression de la veille et perdu 2,17% à 12,38 euros. Le groupe a aussi annoncé qu'il allait produire avec General Motors la prochaine génération de leurs petits monospaces dans l'usine GM de Saragosse, en Espagne.

Michelin s’est replié de 3,47% à 80,75 euros alors que les perspectives pour 2014 s’assombrissent selon certains analystes.

Axa a reculé de 1,18% à 17,23 euros après avoir annoncé la finalisation de la cession d'un portefeuille d'assurance-vie aux Etats-Unis.

Schneider Electric a également beaucoup reculé de 2,51% à 62,44 euros, malgré la signature de deux contrats importants en Algérie.

Ipsen s'est adjugé 2,52% à 29,32 euros. La société a annoncé une nouvelle organisation impliquant la séparation de ses activités de médecine spécialisée et de médecine générale dans le but d'accélérer sa croissance.

Enfin, Gascogne a perdu 3 ,67% à 4,90 euros après avoir annoncé avoir obtenu un accord de ses partenaires financiers pour proroger le gel des conditions du contrat de crédit syndiqué et du remboursement des échéances de principal jusqu'au 30 novembre 2013.

L’Euro a progressé à 1,3580 $. L’or a rebondi à 1316,16 $ l’once et le WTI, échéance novembre 2013, 103,86 $ le baril.

En complément des mentions ci-dessous, veuillez noter que les informations présentes sur cette page ne constituent pas un historique de nos cotations ou une offre ou sollicitation à investir dans un quelconque instrument financier. IG se dégage de toute responsabilité concernant l’utilisation qui en est faite et des conséquences qui en résultent. Veuillez noter que ces informations ne prennent nullement en compte la situation financière et les objectifs d’investissement spécifiques aux personnes qui les reçoivent. Ces informations n’ont pas été conçues pour répondre aux exigences légales en matière d’indépendance de la recherche sur l’investissement. Elles doivent donc être considérées comme une communication à des fins marketing. Enfin, bien que notre politique de passage d’ordres ne soit pas restrictive, nous ne cherchons pas à profiter de ces recommandations avant d’en faire la communication auprès de nos clients.

Les CFD sont des instruments complexes et présentent un risque élevé de perte rapide en capital en raison de l’effet de levier.
79% des comptes d’investisseurs particuliers perdent de l’argent lorsqu’ils investissent sur les CFD avec IG.
Vous devez vous assurer que vous comprenez le fonctionnement des CFD et que vous pouvez vous permettre de prendre le risque élevé de perdre votre argent.
Les CFD sont des instruments complexes et présentent un risque élevé de perte rapide en capital en raison de l’effet de levier.