Sanctions, défaut et volatilité

Vents contraires sur les marchés dans un contexte de durcissement des sanctions : sanctions financières contres plusieurs établissements bancaires de premier rang et sanctions d’ordre géopolitiques de l’Europe et des Etats-Unis envers la Russie.

Sanctions, défaut et volatilité
Sanctions, défaut et volatilité

La baisse des marchés actions européens a pris de l’avance sur celle des marchés américains mais cette semaine le regain de volatilité est général. Les marchés européens ont commencé leur baisse dès le mois de juin, quelques jours seulement après l’annonce du package de mesures de la BCE incluant une baisse de taux et même un taux négatif sur les dépôts, le lancement de prêts ciblés aux banques de la zone euro (T-LTRO) ou encore la revitalisation du marché de la titrisation (ABS). Pas suffisant pour continuer à alimenter la hausse des marchés car la mesure phare attendue, à savoir le lancement d’un plan d’achats d’actifs massif à l’image de ce qu’a fait la Réserve Fédérale américaine (Quantitative Easing), n’a pour l’instant pas été confirmée et reste seulement une option en cas de nouvelle dégradation des perspectives d’inflation et de crédit en zone euro.

La baisse a également été catalysée par les sanctions prises par régulateurs contre plusieurs banques (dont les banques européennes), la plus marquante étant celle ayant frappée BNP Paribas, mais d’autres, moins médiatiques (Lloyds récemment), impactent négativement les marchés en créant le sentiment que d’autres banques pourraient être visées à court terme et devront donc augmenter potentiellement leurs provisions, élément négatif dans une Europe en mal de crédit... Ce sentiment de crainte vient se greffer à un contexte bancaire européen où les banques sont soumises aux examens bancaires de la BCE (les AQR) précédant d’ici quelques temps les stress-tests…même si de nombreuses banques indiquent ne pas craindre les stress-tests (étape essentielle dans la mise en place de la supervision bancaire européenne), les déboires financiers et les pertes record de la banque portugaise Banco Espirito Santo dont le titre s’est littéralement effondré, font ressurgir les vieux démons bancaires de la zone euro, encore convalescente de la crise de la dette.

A ce contexte sont venus se greffer les résultats de sociétés mitigés mais surtout l’accroissement des tensions géopolitiques et le durcissement de ton de l’Europe envers la Russie avec la mise en place de sanctions touchant notamment le secteur bancaire et l’accès aux marchés de capitaux ainsi qu’un embargo sur les ventes futures d’armes et l’exportation de technologies et matériels liés notamment à la production pétrolière. Le FMI a souligné le risque d’impact économique plus fort pour l’Europe si la situation avec la Russie devait continuer à se dégrader et a indiqué que les banques autrichiennes mais également les banques françaises et italiennes étaient les plus exposées à un durcissement de la situation.

Jusqu’à présent les marchés américains ont bien résisté aux turbulences européennes, toujours soutenus par une politique monétaire accommodante…mais ces derniers jours, les marchés US font face à des vents contraires : ils ont négativement réagi au durcissement des sanctions contre la Russie, ont également été impacté par le défaut sélectif de l’Argentine sur sa dette dans le dossier du litige opposant le pays aux  « fonds vautours », mais ont surtout réagi aux derniers chiffres macroéconomiques.

Fort rebond du PIB au 2ème trimestre après le trou d’air du début d’année, imputable en partie aux conditions climatiques, hausse plus forte que prévue de l’indice de prix et hausse sensible de l’indice de confiance des consommateurs. Pourquoi alors une réaction négative ? Parce qu’après le colossal rally haussier des marchés actions US post crise des subprimes, catalysé par les plans de relance monétaire successifs (QE1, QE2 et QE3) de la FED, les investisseurs ont compris que le 3ème trimestre 2014 verra la fin du dernier Quantitative Easing (QE3) mais qu’après se posera rapidement la question de la première hausse de taux, surtout lorsque les indices de prix se redressent nettement comme c’est le cas actuellement. La FED tente de diffuser le sentiment qu’aucune hausse n’est prévue avant mi-2015… mais la réalité économique et la valorisation de certains actifs pourrait l’obliger à anticiper son relèvement de taux.

Signe de cette inquiétude ? La forte reprise de la volatilité sur l’indice SP500 : plus de 50% de hausse pour le VIX depuis le début du mois…

 

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