L’industrie du cannabis : tout ce qu'il faut savoir

Le marché du cannabis a littéralement explosé suite à la légalisation de son usage récréatif par le Canada.

Nous verrons dans cet article pourquoi cette industrie connaît un boom mais aussi les éléments qui pourraient freiner ou entraver son développement.

Quelle est la valeur du marché du cannabis ?

En 2018 et selon l’entreprise BDS Analytics, l’ensemble des consommateurs à travers le monde a totalisé pas moins de 12,2 milliards de dollars de dépenses dans le marché du cannabis légal. Cette dépense était de 9,8 milliards en 2017 et de 6,9 milliards en 2016. L’entreprise prévoit une hausse de 38% pour atteindre les 16,9 milliards de dollars cette année avec un taux de croissance cumulé de 27% entre 2018 et 2022, année à laquelle le marché devrait alors atteindre une valeur de 31 milliards de dollars.

Les analystes du groupe Jefferies, dont les rapports pour 2018 coïncident avec ceux de BDS, évoquent même une possible valeur à 130 milliards d’ici à 2029. Ces prévisions se basent cependant sur l’expansion de la légalisation du cannabis à usage médical et récréatif vers d’autres marchés clés comme les États-Unis, l’Europe et l’Amérique Latine mais aussi sur son utilisation par l’industrie pharmaceutique dans les secteurs de la beauté et des producteurs de boissons. Si le paysage légal demeure tel qu’il est à l’heure actuel, les prévisions pour la décennie à venir seraient réajustées à 50 milliards de dollars. Bien que cela constitue une hausse considérable par rapport au niveau des ventes actuels, ces chiffres restent bien en deçà des estimations basées sur un assouplissement du cadre légal.

Quoiqu’il en soit, l’industrie du cannabis devrait connaître une croissance exponentielle sur les années à venir. Le marché illégal du cannabis est estimé à 150 à 200 milliards de dollars à l'échelle mondiale. On peut ainsi considérer qu’il s’agit là d'une marge de progression supplémentaire pour le marché légal, en plus des nouveaux produits dérivés à base de cannabis.

Qu’est-ce qui fait progresser le marché du cannabis ?

Voici certains des éléments clés qui expliquent pourquoi le marché du cannabis légal est en progression.

La dérégulation et l’acceptation progressive

En ce qui concerne son usage récréatif, le cannabis est la drogue la plus consommée au monde. Bien qu’elle ne soit pas destinée à tous, la légalisation de la marijuana attire de nouveaux utilisateurs, la plupart en ayant déjà consommé auparavant. Selon Deloitte, cette légalisation devrait attirer de plus en plus de consommateurs autres que ceux ayant déjà eu recours au marché parallèle, y compris parmi une population considérée plus « conservatrice » vis-à-vis de son usage. Ce serait par exemple le cas des personnes à haut revenu ou ayant un niveau d’étude élevé. Deloitte reconnaît cependant que près de 3/4 des utilisateurs enclins à recourir au cannabis légal ont une expérience préalable avec le cannabis récréatif et que plus de 40% en ont consommé au cours des 5 dernières années.

Actuellement, seulement deux pays ont officiellement légalisé l’usage récréatif du cannabis. L’Uruguay, premier pays à complètement légaliser la marijuana en 2013, a été suivi l’an dernier par le Canada. Cependant, les lois sur l’usage récréatif du cannabis sont souples dans de nombreux autres pays, comme au Pays-Bas ou au Portugal où la drogue a été décriminalisée. Quarante autres pays ont quant à eux légalisé l’usage médical sous différentes formes, parmi eux

Argentine Australie Canada
Chili Colombie Croatie
Chypre République Tchèque Danemark
Finlande Allemagne Grèce
Israël Italie Jamaïque
Luxembourg Macédoine Malte
Mexique Pays-Bas Norvège
Pérou Pologne Afrique du Sud
Corée du sud Sri Lanka Suisse
Royaume-Uni Uruguay Zimbabwe

Le monde pose donc aujourd'hui son regard sur le Canada afin d’observer comment la légalisation intégrale du cannabis affectera un pays occidental industrialisé. Nombreux sont ceux qui attendent également la légalisation fédérale aux États-Unis. En effet, le cannabis à usage médical a été légalisé par plus de 30 états des États-Unis, 11 ayant autorisé l’usage récréatif. Davantage d’états devraient suivre cette tendance dans les années à venir. Malgré cela, la légalisation à l'échelle fédérale n’est pas encore acquise. Il s’agirait d’une disposition qui uniformiserait le régime légal de la drogue à l'échelle du pays et permettrait aux entreprises de ne plus agir dans une logique « d’état par état ».

En Europe, la situation est comparable. En effet, certains pays ont individuellement assoupli leur réglementation locale alors que les dispositions européennes demeurent en retrait à cet égard. L’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies a déclaré que le cannabis devrait être autorisé uniquement dans le cadre d’une utilisation médicale et scientifique, la plupart des pays considèrent d’ailleurs toujours la possession comme un crime qui peut être sanctionné par une peine de prison. Il faut malgré tout noter que plusieurs états membres ont réduit les peines et les sanctions associées à l’usage et la possession de cannabis. Certains ont même autorisé l'approvisionnement, ce qui soulève certaines questions. La réglementation européenne est parfois perçue comme contraignante puisque contradictoire pour les différents objectifs comme la décriminalisation ou encore la légalisation de l’usage médical et récréatif. Des signes avant-coureurs de la légalisation se font ressentir en Europe, qui semble néanmoins focalisée sur la réduction des dégâts entrainés par la drogue et sur sa décriminalisation. Le vieux continent ne semble cependant pas encore prêt à adopter des mesures similaires à celles en vigueur en Amérique du Nord.

L’acceptation progressive de l’usage du cannabis semble être en marche. Le Mexique et l’Argentine semblent mener la voie en Amérique latine. L’Afrique du sud et le Zimbabwe ont quant à eux déjà pris les premières mesures en Afrique, alors que la Corée du sud est récemment devenue l’un des premiers états phares d’Asie à s’ouvrir progressivement à l’usage médical du cannabis.

Les milliards d’investissement

Des investissements conséquents sont injectés dans cette nouvelle industrie, notamment par les entreprises qui souhaitent rapidement se positionner sur le devant du marché. Les données récoltées par Dealogic montrent qu’il y a eu plus de 10 milliards de dollars de flux d’investissement dans le cadre des fusions-acquisitions au cours de l’année passée, soit sept fois plus qu’en 2017, et cela correspond presque à la valeur totale du marché mondial du cannabis légal.
La plupart des fonds sont issus d’entreprises réputées et bien établies, notamment dans les secteurs de la pharmacie, du tabac, des producteurs de boissons alcoolisées ou de biens de consommation. Cela tend à contribuer à l’acceptation progressive de la commercialisation et de l’usage du cannabis. Par exemple, Constellation Brands, le fabricant des bières Corona, a conclu l’accord le plus conséquent à ce jour dans l’industrie après avoir investi pas moins de 4 milliards de dollars dans Canopy dans le cadre de son objectif de développement de boissons infusées au cannabis.

D’autres ont adopté une approche plus collaborative, comme c’est le cas de Molson Coors , qui travaille en collaboration avec le producteur canadien HEXO afin de développer des boissons infusées au cannabis. Le géant du cannabis Tilray a lui joint ses efforts au groupe Novartis, acteur majeur dans le domaine des boissons alcoolisées mais aussi pharmaceutique. Le nombre de fusions-acquisitions devrait croître parmi les entreprises spécialisées dans le secteur du cannabis mais aussi dans le cadre d’investissements intersectoriels via des entreprises exerçant dans des domaines d’activité différents.

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Le développement de produits dérivés

L’apparition de nouveaux produits à base de cannabis contribue à rendre le marché plus attractif tout en offrant des opportunités de développement pour le cannabis récréatif mais aussi médical. Dans le cadre de ce dernier, la clé réside dans l’approvisionnement en produits à base de cannabidiol (CBD), qui peut être administré sans être fumé. En ce qui concerne le marché récréatif, où fumer du cannabis restera (à tout le moins à court terme) le mode de consommation préféré, les possibilités semblent illimitées. De fait, les produits cuisinés, les boissons, l’huile d’olive et le miel n’en sont qu’un bref aperçu. Ces produits comestibles feront leur apparition au Canada cette année, à l’issue de l'interdiction du gouvernement de les commercialiser durant la première année suivant la légalisation de l’usage récréatif.
Le développement de ces nouveaux produits semble donc constituer une des clés vers l’adoption du cannabis. En effet, la raison principale qui amène les consommateurs à recourir au circuit légal est d’y trouver des solutions non existantes sur le marché illégal. On peut citer à cet égard une qualité ainsi qu'une garantie vérifiable, de nouveaux produits, ou un bien un choix accru en termes de concentration et de variétés du cannabis.

Qu'est-ce qui pourrait freiner le développement de l'industrie du cannabis ?

Ci-dessous nous analysons certains des facteurs clés qui pourraient freiner le développement de ce marché.

Les perspectives légales

Bien qu’il soit fort probable que de plus en plus de pays adoptent une législation favorable dans les années à venir, des obstacles demeurent. La légalisation à l’échelle fédérale aux Etats-Unis est une étape majeure que nombreux attendent. En effet, laisser les états gérer individuellement la réglementation cause inévitablement une série de problèmes pour l’industrie. Nombreuses sont les entreprises américaines du secteur du cannabis qui n’ont alors pas accès aux services bancaires et financiers de certains établissements qui ne souhaitent pas octroyer de prêt aux acteurs de cette industrie, encore considérée comme en zone « grise ». De surcroît, le cannabis produit dans un état ne peut pas être transféré pour être vendu dans un autre, ce qui constitue une des raisons principales des fusions d’entreprises qui se garantissent ainsi l’accès à de nouveaux marchés. Le marketing, la distribution et les lois en matière de sécurité diffèrent d’un état à l’autre. Ces différences de législations génèrent un facteur d’incertitude sur le marché US et augmente les coûts opérationnels.

Il est important de souligner qu’il n’existe aucune garantie que le sujet du cannabis soit légiféré à l'échelle fédérale. Bien qu’il puisse s’agir d'un sujet brulant des élections 2020, il est peu probable qu’il s’agisse d’un élément déterminant pour les candidats, notamment s’ils peuvent satisfaire les deux parties en mettant l’accent sur les profits réalisés grâce au cannabis et aux législations des états sans prendre le risque d’approuver de telles mesures au niveau fédéral. D’ici là, il serait surprenant que le parti républicain, considéré bien moins enclin à s’engager dans cette voie que le parti démocratique, envisage de légiférer la drogue à un degré fédéral.

Les pays ayant déjà franchi le pas concernant l’usage médical du cannabis sont plus susceptibles d’adopter une législation favorable à l'égard de l’usage récréatif. Cependant, de nombreux pays ont adopté l’usage médical avec quelques réticences. C’est le cas du Royaume-Uni qui demeure très strict aujourd'hui encore sur ce type d’usage qui n’a été introduit qu’à la suite d'une pression de la population et des médias concernant le cas d’un jeune garçon de 12 ans extrêmement malade ayant trouvé un traitement efficace avec l’huile de cannabis (CBD oil). Pourtant, nos voisins anglais sont aujourd'hui les plus gros producteurs de cannabis à usage médical en Europe, qu'ils exportent vers le monde entier.

Les comportements en Europe diffèrent néanmoins de ceux en Amérique du Nord par de nombreux aspects. Par exemple, le vapotage est considéré au Royaume-Uni comme une solution vers l’arrêt du tabagisme alors qu’aux USA il est commercialisé de manière similaire aux cigarettes. Bien que le cannabis récréatif soit d’usage commun dans certains états, l'enthousiasme pour une législation à l’échelle fédérale semble réduit. Le cannabis à usage médical jouera un rôle important en Europe dans les années à venir mais il est peu probable qu’un changement majeur se produise en faveur de l’usage récréatif. Aux États-Unis, la discussion traite le sujet des limites à apporter à la légalisation et la commercialisation alors qu’en Europe elle gravite autour de la décriminalisation et de la réduction des méfaits et dégâts issus du commerce illégal.

L'évolution progressive de la législation du cannabis semble ne faire aucun doute. En revanche, ce que cette évolution inclura et la substance même des textes qui seront adoptés demeurent des éléments d’incertitude.

La question du financement

Comme cela a été mentionné, la gestion « d’état par état » de l’approche du cannabis aux États-Unis a pour conséquence de créer des difficultés de financement. Alors que de nombreuses entreprises, comme Tilray, Aurora et Canopy tiennent d’ores et déjà la place de leaders du marché, aucune d’entre-elles ne réalise des bénéfices tout en nécessitant des sommes considérables afin de financer la mise en place d’une chaîne logistique sur un marché entièrement nouveau. L’acquisition et le développement de vastes parcelles de terre afin de cultiver la matière première mais également les équipements nécessaires ainsi que les moyens de distribution et points de vente constituent des éléments couteux.

Il s’agit d’une des raisons pour laquelle les acteurs majeurs ont fait leur entrée en bourse rapidement afin d’obtenir un financement via les marchés. C’est un cas sans précédent. En effet, dans le passé, les grands noms de la technologie se sont au contraire abstenus de faire leur entrée en bourse lors du boom technologique puisqu’ils avaient déjà accès à des fonds conséquents grâce aux banques et financements privés. La disparité qui caractérise la législation du cannabis aux États-Unis met malgré tout en difficulté les entreprises, quand bien même celles-ci seraient listées en bourse. C’est par exemple le cas des entreprises listées au Canada qui ne peuvent opérer aux États-Unis en raison de l’absence de législation uniforme. Les entreprises américaines peuvent, elles, exercer des activités dans les états dont la réglementation le permet.

Il est important de noter que les titres émis ont permis le financement de fusions-acquisitions ce qui a pour effet la dilution des investisseurs existant. Beaucoup d’entreprises ont émis des billets à ordre convertibles afin d’obtenir des injections de liquidités immédiates. Cela permet aux préteurs d’investir a posteriori avec une remise considérable, ce qui place sous pression les cours de l’action et dilue davantage les autres actionnaires.

Les principales actions cannabis étant évaluées sur leur potentiel de croissance future plutôt que sur leurs performances passées, l’accès aux financements constitue sans doute un élément clé de leur croissance.

La fiscalité et le marché illégal

On oublie parfois que la légalisation du cannabis a aussi pour but de saper le trafic de drogues et faire sortir les utilisateurs du circuit illégal plutôt que d’inciter à la consommation, bien qu’il semble s’agir là d'une conséquence inéluctable. Pour mener cela à bien, le gouvernement doit trouver l’équilibre : réguler l’industrie sans toutefois l’étouffer sous un fardeau fiscal.

Les trafiquants de drogues ne sont bien sûr pas affecté par les impôts, les revenus minimum, les autorisations d’exploitation et les permis de vente. Ainsi, ils auront toujours la possibilité de produire du cannabis à un coût largement inférieur à celui des acteurs légaux. Cela ne veut pas dire que ces derniers ne peuvent pas produire à profits, mais leurs marges seront alors moindres que celles des trafiquants.

Déterminer le bon prix, notamment pour le cannabis à usage récréatif, constituera alors sans aucun doute un point clé afin d’attirer les consommateurs vers les circuits légaux. Les données recueillies par Deloitte suggèrent que les acheteurs de cannabis actuels ayant recours au réseau illicite sont enclins à payer davantage pour le faire légalement, si la qualité est au rendez-vous. Cependant, si le cannabis légal est significativement plus cher que celui proposé par les dealers, le risque de recourir à nouveau au marché parallèle est bien réel. Cela pourrait prendre la forme d'un cycle volatile : si le prix du cannabis légal augmente et qu’une partie des consommateurs décide de se fournir à nouveau sur le marché noir, cela entrainerait une surproduction de cannabis légal et conséquemment une baisse des prix pour finalement attirer à nouveau les consommateurs vers les circuits légaux. Les prix du cannabis illégal pourraient en fait être bien plus stables que ceux du marché légal. Cela est différent en ce qui concerne le cannabis à usage médical. Ce dernier, produit pour des pathologies spécifiques, ne serait pas disponible autrement que via les distributeurs agréés. Par conséquent, l’industrie du cannabis médical serait protégée et aurait ainsi la possibilité d’exercer un tarification bien plus élevée que le cannabis destiné à être fumé ou des cookies à la marijuana.

Il serait cependant illusoire de penser que la légalisation du cannabis balayerait le trafic de drogue d’un trait. À cet égard le Mexique progresse vers la légalisation, ce qui représenterait une étape marquante puisqu’il s’agirait du premier pays ayant des problèmes de productions de marijuana illégale conséquents à franchir le pas. Malgré cela, Vicente Fox, ancien président du Mexique (2000-2006) et maintenant membre du conseil d’administration de l’entreprise Canadienne Khiron Life Sciences, a déclaré que la légalisation au Mexique et aux Etats-Unis (où la majorité de la drogue produite au Mexique est passée en contrebande) diminuerait de seulement 40% les revenus des cartels. Bien qu’il s’agisse d’une diminution conséquente, cela ne suffirait donc pas à éradiquer le trafic de drogue.

En résumé, les gouvernements doivent s’assurer de ne pas surtaxer l’industrie, dont les besoins en liquidités sont considérables. Il convient d’adopter une vue d’ensemble et d’envisager les conséquences sur les domaines de la santé, du social et de la justice.

Le poids de l'administration

Lorsqu’une nouvelle industrie fait son apparition une bataille se met en place entre les entreprises et le gouvernement pour déterminer les règles du jeu. L’industrie joue souvent en rôle considérable afin de décider comment elle sera régulée au travers du lobbying, les gouvernements établissant alors seulement les limites des réglementations mises en place. Par exemple, les états à travers le monde tentent aujourd’hui encore de contrôler les activités de Facebook et Google qui ont bénéficié jusqu’à il y a peu d’une liberté et d’une flexibilité importante vis-à-vis de la réglementation en vigueur. Les cryptomonnaies, quant à elles, sont loin de circuler dans un environnement légal strictement défini bien qu’elles soient utilisées quotidiennement.
Il en est de même en ce qui concerne l’industrie du cannabis, qui devra faire valoir ses intérêts auprès des états afin qu’ils ne l’accablent pas. En effet, les gouvernements ne laisseront pas l’industrie se développer sans encadrer ses activités en raison des implications sociales et de santé qu’entraine la légalisation d’une drogue. Cependant, les gouvernements et les entités régulatrices sont souvent lentes par rapport aux dynamiques de l’entreprenariat, ce qui ralentira sans doute la percée et l’évolution des entreprises productrice de cannabis. Cela été démontré là où le cannabis a déjà été légalisé : la première année, les revenus issus de l’imposition au Canada et en Californie ont été bien inférieurs aux prévisions en raison de la bureaucratie et de la réglementation contraignante qui ont empêché les entreprises d’exploiter complètement leur potentiel. Les problèmes majeurs consistaient en des retards concernant les permis de vente et autorisations d’exploitation, mettant en cause l’efficacité des infrastructures encore inhabituées à ces nouvelles activités.
La recherche de l’équilibre entre une réglementation efficace et juste de l’industrie du Cannabis et la conservation des intérêts des entreprises afin de ne pas entraver leur développement n’est pas chose facile.

Magasins vs achat en ligne

À une époque où les magasins semblent être en déclin et où les commerçants se focalisent sur les opérations en ligne, les lieux de vente physiques semblent pourtant démontrer un intérêt conséquent dans le cadre de la vente du cannabis légal. Dans certaines provinces du Canada, notamment le Québec et la Nouvelle-Écosse, 95% des ventes de cannabis ont été réalisées dans des magasins contre seulement 5% dans le cadre d’achat en ligne. Le besoin de voir et de sentir le produit ainsi que l’envie d’échanger avec une personne renseignée sur l’offre disponible semblent donc être important pour les consommateurs. Cette tendance semble suivre celle des magasins de cigarettes électroniques, qui permettent d’essayer différentes saveurs et variétés.

Néanmoins, ce modèle de commercialisation induit des dépenses conséquentes pour l’industrie du cannabis. En effet, la gestion de magasins, l’emploi du personnel ainsi que la logistique afin d’approvisionner un réseau de magasins impliquent des coûts considérables. Cela est renforcé par le fait que les consommateurs sont exigeants en termes de disponibilités et souhaites des horaires d’ouvertures étendues.

Le besoin d’un point de vente physique se fait d’autant plus grand en ce qui concerne le cannabis à usage médical. Dans ce cadre, les utilisateurs trouvent ainsi préférable de se rendre en pharmacie avec leur prescription. Cependant, les consommateurs sont plus enclins à recourir à l’achat en ligne une fois familiarisé avec l’offre et certaines entreprises misent sur ce comportement. C’est notamment le cas de Namaste Technologie connu sous le nom d’« Amazon du cannabis ». Bien que le modèle en ligne implique des coûts moindres par rapport à l’ouverture d'un réseau de magasin, il suppose la capacité à livrer les produits partout et rapidement. Deloitte a relevé que deux tiers des consommateurs prêts à acheter du cannabis en ligne estiment que la livraison devrait être gratuite et intervenir dans les deux jours suivant la commande.

L’industrie du cannabis, un secteur prometteur mais risqué

Il existe de bonnes raisons d’être haussier sur le marché du cannabis. Malgré cela, trouver où réside la véritable valeur de ce marché demeure à ce stade une tâche compliquée pour les investisseurs. Les principales actions cannabis comme Tilray, Aurora ou Canopy sont déjà valorisées à hauteur de dizaines de milliards de dollars, ce alors que les revenus de ces groupes sont de quelques centaines de millions chaque année et qu’ils affichent des pertes conséquentes. Comme cela a pu être le cas pour Twitter ou encore Tesla, il s’agira de maintenir la dynamique et la croissance sur les années à venir en réalisant des profits avant les flux d’investissement ne s’estompent.

Il est également possible de se tourner vers les actions pharmaceutiques ou d’entreprises productrices de boisson, de tabac ou de biens de consommation. Ces dernières ont en effet mis le pied à l’étrier sur ce marché prometteur tout en conservant leurs activités existantes. Cela leur permet ainsi de disposer de solutions de repli tout en ayant les moyens financiers pour commercialiser du cannabis médical.

En résumé, il s’agira d’un processus à long terme et non sans risque pour les investisseurs. Chaque jour, de nombreuses entreprises dépensent des fortunes pour se forger un statut de leader du marché alors que les chances de succès ne sont pas assurées.

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