Bilan du mois de février 2016

cac 40 - IG

Du côté des indices boursiers internationaux

Comme le laissaient présager les configurations graphiques de moyen terme, les marchés actions ont poursuivi leur mouvement de dépréciation engagé depuis décembre dernier. Si les performances mensuelles des principaux indices boursiers n'ont rien d'alarmant, il faut néanmoins garder à l'esprit qu'une reprise significative a été engagée à partir de la mi-février, après trois mois de recul.

Si le CAC 40 n'a concédé que -1,4% sur le mois, il a tout de même perdu jusqu'à -12% au cours de la première quinzaine, inscrivant un plus bas depuis octobre 2014 sous les 3900 points avant de se reprendre. A Wall Street, le Dow Jones (+0,3%) et le S&P 500 (-0,4%) ont eux aussi bien résisté, tout comme le FTSE 100 britannique. En bas de tableau, la pression vendeuse l'emportait en revanche sur le Nikkei 225 japonais (-8,5%), le PSI 20 portugais (-5,9%) et le FTSE MIB italien (-5,5%).

Bilan du mois de février 2016

Du côté des indices sectoriels européens et des valeurs françaises

Au niveau europén, les ressources de base (+16,7%) ont connu un vif rebond, qu'il convient toutefois de remettre en perspective avec la spirale baissière de ces neuf derniers mois, période durant laquelle les capitalisations ont diminué de moitié en moyenne.

Technip (+13%) signait ainsi l'une des meilleures performances du CAC 40. Le tourisme (+2,2%) était lui aussi bien orienté, en particulier s'agissant d'Accor (+16%) et Air France-KLM (+6,5%).

A l'opposé, l'assurance (-6,4%) et la banque (-5,1%) souffraient du climat anxiogène à l'instar d'Axa (-9,6%), Société Générale (-9,3%) et BNP Paribas (-2,4%). La technologie (-4,6%) était elle aussi boudée, en particulier pour Nokia (-16,8%) qui vient récemment d'intégrer le CAC 40, mais aussi pour Cap Gemini (-9,2%).

Bilan du mois de février 2016

Du côté des statistiques macroéconomiques

Aux Etats-Unis, les indicateurs d'activité continuent de montrer des signes de ralentissement. Si le secteur manufacturier s'est stabilisé à 48,2 points, le secteur des services a en revanche connu un recul marqué, pour s'établir à 53,5 points, soit son plus faible niveau depuis deux ans.

Une tendance qui ne présage rien de bon pour le produit intérieur brut, qui a déjà ralenti au dernier trimestre 2015, le Département du Commerce ayant annoncé une croissance de 1% en rythme annualisé contre 2% au cours de l'été.

ISM manufacturier

Le marché du travail était lui aussi affecté par un ralentissement, puisque 151 000 créations d'emplois étaient signalées en janvier contre 262 000 en décembre et une moyenne de 230 000 sur l'ensemble de l'année 2015. Cela n'a toutefois pas empêché au taux de chômage de poursuivre son déclin pour s'établir à un plus bas de huit ans.

Les données relatives au mois de février seront communiquées ce vendredi 4 mars à 14h30 ; les économistes interrogés tablent en moyenne sur 195 000 emplois créés et un taux de chômage inchangé.

Taux de chômage

Au sein de la zone euro, les indices PMI ont significativement reculé le mois dernier, en particulier dans le secteur manufacturier. Celui-ci s'est en effet établi à 50,2 points, soit son plus bas niveau depuis novembre 2014.

Même tendance dans le secteur des services, cet indicateur d'activité ayant marqué un plus bas de un an. Cette conjoncture devrait donc inciter la Banque Centrale Européenne à reconsidérer sa politique monétaire, comme l'avait récemment laissé entendre le Président de l'institution, Mario Draghi.

Indice PMI

Les indicateurs de sentiment au sein de la zone euro, calculés par la Commission Européenne, ne sont guère réjouissants non plus : le sentiment économique a poursuivi son déclin engagé en janvier, pour s'établir à 103,8 points. Quant au climat des affaires, il a connu une chute plus marquée encore, enregistrant un plus bas de un an à 0,07 point, tout comme la confiance du consommateur qui s'est dégradée à -8,8 points.

Confiance du consommateur

Du côté des devises et des matières premières

Sur le marché des devises, la monnaie unique européenne (+0,50% à 1,0885$) est restée globalement stable face au dollar américain, à la différence de la livre sterling (-2,2%), la perspective d'un Brexit suscitant la défiance des cambistes. Le franc suisse (+2,5%) et le yen (+7,2%) s'appréciaient pour leur part face au billet vert.

Le compartiment des matières premières est quant à lui resté animé. Si le pétrole se stabilise après plusieurs mois de baisse, l'or (+11% à 1240$) et l'argent (+4,3%) ont en revanche été prisés du fait de leur statut de valeur refuge en cette période trouble. Le sucre (+9,5%) et le cacao (+5,9%) s'affichaient également en hausse, alors que les céréales dont l'avoine (-11%), le blé (-6,3%) et le maïs (-5,1%) reculaient. C'est néanmoins le gaz naturel (-27%) qui enregistrait les plus forts dégagements, l'hiver particulièrement doux au niveau mondial ayant donné lieu à une baisse notable de la consommation.

Conclusion

Plusieurs voyants incitent pour l'heure les investisseurs à réduire la voilure sur les marchés actions. Les incertitudes macroéconomiques des émergents, la baisse persistante des cours du pétrole, la politique monétaire de la Réserve Fédérale qui a engagé un relèvement de ses taux directeurs sont autant d'éléments qui expliquent la relative prudence des intervenants.

Les actifs défensifs tels que l'or ou les obligations souveraines devraient en contrepartie profiter de cette conjoncture, et constituent donc des véhicules à privilégier dans le cadre d'une stratégie de diversification.

Analyse réalisée en collaboration avec Day by Day.

 

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