Le CAC subit la crise ukrainienne

La Bourse de Paris a terminé en baisse mardi, la crise ukrainienne pesant une fois de plus sur l’esprit des investisseurs.

L'indice CAC 40 a perdu 0,48 % à 4 349,72 points, dans un volume d'échanges faible de 2,8 milliards d'euros. Le DAX a progressé de 0,46 % à 9 307,79 points et le FTSE 100 a abandonné 0,06 % 6 685,52 points.

Après une ouverture en légère hausse, le CAC 40 s’est immédiatement inscrit à la baisse, rattrapé par la crise ukrainienne, à l’exception d’une brève incursion en zone positive à l’ouverture de Wall Street.

La crise ukrainienne a continué de peser sur les marchés hier. Si les investisseurs ne paniquent pas, la prudence est de mise sur toutes les places alors que les négociations sont au point mort. Après la déclaration d’indépendance du parlement local de Crimée et les nouvelles menaces brandîtes par les occidentaux, les discussions hier entre russes et américains n’ont pas abouti. A cinq jours du référendum sur le rattachement de la Crimée à la Russie, les autorités ukrainiennes ont annoncé la création d'une garde nationale et demandé l'aide des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne contre l'agression russe en vertu d'un accord signé il y a vingt ans.

Au-delà des péripéties ukrainiennes, les investisseurs manquent de munitions pour pousser plus avant les marchés alors que ces derniers flirtent déjà avec leurs plus hauts historiques ou d’avant crise.

Les mauvais indicateurs chinois publiés récemment ont ravivé les craintes concernant la robustesse de la croissance de la deuxième économie mondiale alors que les exportations ont fortement chuté en février et que l’inflation a ralenti.

Sur le front européen, le Royaume-Uni a affiché une légère progression de sa production industrielle en janvier et l'Allemagne un repli de son excédent commercial en raison d'une hausse des importations plus marquée que celle des exportations selon l'Office fédéral des statistiques Destatis. De son côté, l'Italie est sorti de la récession pour la première fois depuis neuf trimestres tandis que le Portugal a revu sa croissance en hausse au dernier trimestre 2013.

Wall Street a terminé en baisse mardi. L’augmentation des stocks des grossistes américains en janvier malgré la plus forte baisse de leurs ventes en près de cinq ans, a surpris les observateurs. L'indice Dow Jones a cédé 0,41%, à 16 351,25 points, le S&P 500, 0,51% à 1 867,63 et le Nasdaq, 0,63% à 4 307,19 points.

Du côté des valeurs françaises, le secteur des télécoms a continué d’alimenter la gazette boursière. Numericable a reculé de 2,85% à 24,19 euros après l’annonce de sa maison-mère Altice qui a fixé une date limite à vendredi pour son offre sur SFR. Vivendi a perdu 0,64% à 20,17 euros, Bouygues 0,26% à 32,61 euros, Orange 0,75% à 10,60 euros alors qu’Iliad a progressé de 1,95% à 214,1 euros.

Technicolor a reculé de 5,03% à 4,53 euros. Vector Capital, son principal actionnaire, a cédé 26 millions de ses actions, soit 7,7% de son capital.

Le groupe MPI, ancienne filiale de Maurel et Prom au Nigeria, s’est envolé de 17,02% à 3,85 euros, après l'annonce de la pétrolière nigériane Seplat dont MPI détient 30,1%, de son introduction aux bourses de Londres et Lagos.

Cegedim s’est replié de 5,59% à 25,68 euros après l'abaissement de sa recommandation à « vendre » contre « acheter » par la Société Générale.

Enfin, Manitou a abandonné 3,14% à 12,03 euros, après le plongeon de son résultat net de 98% en 2013, handicapé par l'arrêt de la distribution des engins Toyota et des effets de changes défavorables.

L’Euro a légèrement reculé à 1,3859 Dollar. L’or a progressé à 1 349,47 dollars l’once et le WTI, échéance avril 2014, a reculé à 99,52 dollars le baril.

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