Le CAC 40 hésite entre la BCE et la FED

La Bourse de Paris se repliait vendredi matin, au lendemain d'une journée agitée qui a vu l'annonce surprise de la BCE se télescoper avec de bons indicateurs américains.

À mi-séance, le CAC 40 perdait 0,79 % à 4 247,02 points, le DAX 0,54 % à 9 032,01 points et le Footsie, 0,35 % à 6 674,02 points.

Le soufflé de la BCE est vite retombé hier, quand aux Etats-Unis ont été publiés les chiffres du PIB pour le troisième trimestre et des nouvelles inscriptions au chômage. Dans un premier temps, le marché avait bien réagi à la baisse du taux directeur de la Banque Centrale Européenne à 0,25 % en prenant plus de 1 % à 4 356,28 points, à son plus haut de l'année. Mais, dans la foulée, l'annonce aux Etats-Unis d'une hausse du PIB, supérieure au consensus, de 2,8 % au troisième trimestre en rythme annualisé et du recul des nouvelles inscriptions chômage ont ravivé les craintes d'une inflexion de la politique monétaire de la FED jusqu'à là, plus que favorable aux marchés.

Dans ce contexte, Wall Street a baissé de 1 % hier, entrainant ce matin dans son sillage et les bourses asiatiques et les bourses européennes.

De fait, la dégradation de la note souveraine de la France par Standard & Poor's qui a pesé sur le moral des investisseurs alors que la situation politique en zone euro pourrait s'envenimer après la dernière prise de position de la Commission Européenne qui, en termes à peine voilés, est partie en guerre contre les excédents commerciaux allemands et le manque de solidarité de Berlin.

L'agence d'évaluation financière Standard & Poor's a abaissé ce jour la note souveraine de la France de « AA+ » à « AA », soulignant que, selon ses analyses, l'hexagone n'avait plus de marge de manœuvres financières et n'était pas en mesure de se réformer davantage en raison d'un chômage élevé.

Avec la publication du taux de chômage américain à 14h30, les marchés pourraient de nouveau connaître un après-midi mouvementé. Selon certains analystes, un taux de chômage meilleur qu'anticipé, pourrait mettre le feu aux poudres alors que le marché américain navigue, soutenu maintenant depuis des mois par la politique monétaire ultra-accommodante de la FED, à ses plus hauts historiques.

Parmi les valeurs françaises, les valeurs bancaires reculaient après la dégradation de la note française, malgré l'assurance donnée par S&P qu'elles ne seraient pas impactées par sa décision. Société Générale perdait 2,97 % à 40,505 euros, BNP Paribas 1,53 % 52,80 euros et Crédit Agricole 1,66 % à 9,008 euros.

Vallourec se repliait de 2,40 % à 42,54 euros, les investisseurs s'inquiétaient des perspectives annuelles réservées en marge de la publication des résultats trimestriels plutôt positifs.

Air France s'adjugeait 1,08 % à 7,235 euros après l'annonce de l'augmentation du trafic passager et du coefficient d'occupation en octobre.

Areva progressait de 1,10 % à 18,365 euros. Le groupe a remporté un contrat de 1,25 milliard d'euros pour terminer la construction du réacteur inachevé Angra 3 au Brésil.

Essilor augmentait de 0,68 % à 75,90 euros après l'annonce du rachat du Groupe Costa, spécialiste américain des lunettes de soleil à haute performance.

Numéricâble s'envolait de 9,15 % à 27,07 euros ce matin après son introduction en bourse réussie hier. L'offre a été massivement souscrite et le prix d'introduction avait été fixé au plus haut de la fourchette indicative, à 24,80 euros.

Enfin, Le Noble Age s'adjugeait 3,86 % à 13,99 euros après un chiffre d'affaires en hausse de 7,8% au troisième trimestre.

L'Euro progressait faiblement à 1,3425 $ ce matin dans l'attente du taux de chômage américain. L'or valait 1 308,78 $ l'once et le Brent échéance décembre 2013, 103,72 $ le baril.

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