Le CAC fait les frais du budget américain

La bourse de Paris a encore fait les frais de l’imbroglio budgétaire américain jeudi alors que la crainte d'une fermeture prolongée de certains services publics américains va grandissante à l’approche de l’échéance sur le plafond de la dette le 17 octobre.

L'indice CAC 40 a perdu 0,73% à 4127,98 points, dans un volume d'échanges faible de 2,2 milliards d'euros, le DAX 0,37% à 8597,91 points alors que le FTSE 100 progressait de 0,18% à 6449,04 points.

Bien qu’ayant ouvert en hausse, le marché parisien s’est inscrit en baisse tout au long de la séance, la mauvaise tenue de Wall Street à l’ouverture ayant renforcer le sentiment négatif des investisseurs.

Assurément, les investisseurs sont de plus en plus perplexes face à l’impasse budgétaire américaine qui a entrainé la fermeture de nombreux services publics fédéraux et la mise au chômage technique de 800 000 fonctionnaires depuis 4 jours alors que le conflit entre démocrates et républicains s’étend maintenant au problème du plafond de la dette.

Jacob Lew, le secrétaire américain au Trésor, a remis la pression sur les élus américains en affirmant qu’un défaut de paiement des Etats-Unis serait catastrophique. Le marché du crédit, pour ce qu’il en reste, pourrait tout bonnement s’arrêter, le dollar plonger et les taux américains exploser menant à une crise économique et financière sans précédent.

Pour le moment, les marchés continuent de garder leur calme espérant un accord de dernier moment ou si le pire devait advenir, une intervention massive de la banque centrale américaine.

Dans ce contexte, les indicateurs publiés dans la journée ont été pratiquement ignorés par les investisseurs. En zone euro, l'indice PMI composite a atteint son plus haut niveau en plus de deux ans, soutenu notamment par la vigueur du secteur des services et les ventes de détails ont progressé de 0,7% en août après une hausse de 0,5% le mois précédent, selon Eurostat. Plus particulièrement, en France, l’activité du secteur privé est reparti en septembre en France à un niveau plus vue depuis 20 mois, selon l'indice PMI publié par le cabinet Markit.

Outre-Atlantique, le département du Travail a pour sa part annoncé que la publication des chiffres du chômage aux États-Unis en septembre, un des indicateurs les plus scrutés, prévu vendredi, était repoussée en raison de la crise budgétaire.

Wall Street a fini en repli toujours accaparé par l’impasse budgétaire aux Etats-Unis. Le Dow Jones a perdu 0,90% à 14996,48 points, le S&P 500 0,90% à 1678,66 points et le Nasdaq, 1,07% à 3774,34 points.

Parmi les valeurs françaises, les valeurs bancaires ont nettement reculé. Société Générale s’est replié de 1,52% à 38,21 euros, BNP Paribas 1,06% à 50,58 euros et Crédit Agricole 1,55% à 8,32 euros.

Michelin reculait une nouvelle fois et perdait 2,67% à 78,59 euros après une révision à la baisse par certains analystes de leurs perspectives sur le groupe pour l’année 2013.

Schneider Electric a abandonné 3,17% à 60,46 euros, suite à un abaissement de recommandation par Exane BNP Paribas.

De même, Alstom a reculé de 4,94% à 24,92 euros suite aux propos négatifs du courtier londonien Redburn, qui estime que le fabricant d'infrastructures pourrait avoir enregistré moins de commandes que prévu au deuxième trimestre de l'exercice en cours.

Bonduelle a pris 2,01% à 18,06 euros après l’annonce de résultats annuels en ligne avec le consensus et la confirmation de ses objectifs pour 2013, malgré la faiblesse persistante de la demande en Europe.

Enfin, Ubisoft s’est effondré de 5,33% à 11,02 euros, après le succès retentissant du jeu "Grand Theft Auto V" de son concurrent américain Take-Two Interactive.

L’Euro poursuivait sa progression à 1,3618 $. L’or est resté quasi inchangé à 1316,76 $ l’once et le WTI, échéance novembre 2013, a reculé à 102,98 $ le baril.

 

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