Les marchés en forte hausse portés par les banques centrales

L’indice vedette parisien, au plus haut depuis septembre, a fini en hausse vendredi de 2,67% à 4 347,23 points, dans un volume d’affaires fourni de 5,5 milliards d’euros au jour des trois sorcières, au cours duquel les contrats futures sur indices, ainsi que les options sur indices et actions sont arrivés à échéance. 

Les marchés en forte hausse portés par les banques centrales

Les marchés ont été portés en début de séance par les propos du président de la Banque Centrale Européenne, Mario Draghi, lors d’un congrès bancaire en Allemagne constatant une inflation « excessivement basse ». Il a également déclaré que « si, sur sa trajectoire actuelle, notre politique n'est pas assez efficace pour parvenir ou si de nouveaux risques pour les perspectives d'inflation se matérialisent, il nous faudra augmenter la pression et élargir davantage les canaux à travers lesquels nous intervenons en modifiant en conséquence la taille, le rythme et la composition de nos rachats ».

De son côté, le très orthodoxe président de la Bundesbank, Jens Weidmann, qui s’exprimait au même congrès, a préféré esquiver les questions de politique monétaire se contentant de s’exprimer sur la régulation bancaire. Quelques piques à l’encontre de M. Draghi ont toutefois suinté de son discours : « Le système bancaire contemporain et celui médiéval ont autant en commun qu’une Ferrari et une charrette à âne. Cependant, les deux peuvent avoir un grave accident si leurs pilotes conduisent trop vite et trop imprudemment… » Le choix de la Ferrari n’étant certainement pas fortuit.

Mario Draghi n’a pas manqué, lui non plus, de tacler M. Weidmann : « Notre réponse a été certainement non conventionnelle, dans le sens que nos mesures sont sans précédent - mais c’est loin d’être non orthodoxe», a-t-il déclaré.

Par ailleurs, la Banque Centrale Chinoise a également fait l’actualité ce vendredi. La PBOC, qui avait indiqué qu’elle injecterait des liquidités pour soutenir l’économie par le biais de différents outils monétaires, s’est exécutée. Elle a ainsi abaissé son taux de prêt à un an de 40 points de base à 5,6%, une première depuis 2012. Elle a également réduit le taux des dépôts à un an d’un quart de point à 2,75% et indiqué qu’elle laissait plus de marge aux banques pour établir les taux de dépôt.

Outre-Atlantique, la Bourse de New York a propulsé ses indices vedettes, le Dow Jones et le S&P 500, à de nouveaux sommets historiques, dopée par la volonté des Banques Centrales Chinoise et Européenne de soutenir l'activité économique.

Selon les résultats définitifs, le Dow Jones Industrial Average s'est adjugé 0,51%, à 17 810 points, et l'indice élargi S&P 500 0,52%, à 2 063 points. Le Nasdaq, à dominante technologique, a avancé de 0,24%, à 4 712 points.

Parmi les valeurs, la première pondération du CAC 40, Total gagne 4,03% à 48,535 euros. Le cours du baril de Brent de la Mer du Nord est repassé au-dessus du seuil critique de 80 dollars. De plus en plus de pays membres de l’Opep font pression pour une réduction de la production de l’organisation lors de la réunion du cartel à Vienne, cette semaine, jeudi 27 novembre. Le parapétrolier Technip rebondit de 2,7% à 58,13 euros au lendemain de l’annonce de son offre sur CGG.

Plus forte hausse du CAC 40, Arcelor Mittal flambe de 6,32% à 10,1 euros.

Du côté des banques, BNP Paribas se renforce de 3,87% à 49,67 euros, Crédit Agricole de 2,94% à 10,68 et Société Générale de 4,28% à 38,005.

Bouygues engrange 3,92% à 29,965 euros. Altice, maison mère de Numericable qui est sur le point d’absorber SFR, se considère comme « l’acheteur naturel » de la division télécoms du groupe de BTP et de médias, a déclaré Dexter Goei, directeur général du groupe.

Enfin, Airbus Group monte de 3,02% à 48,275 euros. Le ministère de la Défense a passé commande de 12 avions Phénix multi-rôles de ravitaillement en vol et de transport (MRTT) pour un montant d’environ 3 milliards d’euros. Par ailleurs, Delta Air Lines a confirmé une commande de 50 gros porteurs Airbus d’une valeur de 14 milliards de dollars au prix catalogue.

Sur le marché de changes, l'euro est passé sous la barre de 1,24 dollar vendredi dans le sillage de déclarations du président de la Banque Centrale Européenne (BCE) Mario Draghi.

Vers 22H00 GMT, l'euro valait 1,2390 dollar, contre 1,2540 dollar jeudi à la même heure.

 

Avertissement : IG fournit exclusivement un service d’exécution d’ordre. Les informations ci-dessus ne sont fournies qu’à titre indicatif. Elles ne constituent, ni ne doivent être interprétées comme un conseil ou une recommandation. Elles ne constituent pas non plus un historique de nos cotations ou une offre ou sollicitation à investir dans un quelconque instrument financier. IG Markets se dégage de toute responsabilité concernant l’utilisation qui en est faite et des conséquences qui en résultent. IG ne peut garantir que l’information fournie ci-dessus soit complète ou exacte et se dégage donc de toute responsabilité quant aux risques encourus par toute personne agissant sur la seule base de ces informations. Veuillez noter que ces informations ne prennent nullement en compte la situation financière et les objectifs d’investissement spécifiques aux personnes qui les reçoivent. Enfin, ces informations n’ont pas été conçues pour répondre aux exigences légales en matière d’indépendance de la recherche sur l’investissement. Elles doivent donc être considérées comme une communication à des fins marketing. Il est strictement interdit de reproduire ou de distribuer tout ou partie de ces informations à des fins commerciales ou privées.

En complément des mentions ci-dessous, veuillez noter que les informations présentes sur cette page ne constituent pas un historique de nos cotations ou une offre ou sollicitation à investir dans un quelconque instrument financier. IG se dégage de toute responsabilité concernant l’utilisation qui en est faite et des conséquences qui en résultent. Veuillez noter que ces informations ne prennent nullement en compte la situation financière et les objectifs d’investissement spécifiques aux personnes qui les reçoivent. Ces informations n’ont pas été conçues pour répondre aux exigences légales en matière d’indépendance de la recherche sur l’investissement. Elles doivent donc être considérées comme une communication à des fins marketing. Enfin, bien que notre politique de passage d’ordres ne soit pas restrictive, nous ne cherchons pas à profiter de ces recommandations avant d’en faire la communication auprès de nos clients.