Bilan du mois de septembre 2014

Du côté des indices boursiers internationaux

Bilan du mois de septembre 2014

Plus que de coutume, ce mois de septembre a été marqué par les parcours divers enregistrés par les grandes places financières. Si le Nikkei 225 japonais est parvenu à s'apprécier de près de 5% et inscrire un plus haut de sept ans sur fond de dépréciation du yen, le FTSE 100 britannique a quant à lui reculé de -2,9% et le PSI 20 portugais de -3,4%.

A Wall Street, le S&P 500 (-1,6%) et le Dow Jones 30 (-0,3%) ont pour leur part marqué de nouveaux plus hauts historiques avant de finalement faire l'objet de prises de bénéfices. Au sein de la zone euro, le DAX allemand est resté inchangé, tandis que le CAC 40 français s'appréciait de +0,8% ; une performance certes positive, mais néanmoins moindre que celle constatée sur l'AEX 25 néerlandais (+1,9%) ou le FTSE MIB italien (+2,2%).

Bilan du mois de septembre 2014

Du côté des indices sectoriels européens et des valeurs françaises

Bien que les indices européens n'aient pas significativement varié, les disparités sectorielles ont été particulièrement marquées, puisque la santé (+5,1%) été vivement recherchée comme en attestent les performances de Korian-Medica (+12,2%), Sanofi (+7,3%) et Ipsen (+7,1%).

L'assurance (+2,3%) et les banques (+1,5%) étaient également des actifs ciblés, à l'instar de Crédit Agricole (+5,9%), Société Générale (+4,8%), Axa (+3,5%) et BNP Paribas (+2,2%). A l'inverse, l'automobile (-4,5%) était particulièrement mal en point avec Michelin (-11,2%), Valeo (-4,2%) et Renault (-3,7%), ainsi que la distribution (-4,1%) avec Carrefour (-7,3%) et la construction (-3,4%) avec Bouygues (-8,1%), Vinci (-7,5%) et Saint Gobain (-6,2%).

Secteurs0914

Du côté des statistiques macroéconomiques

Bien que Wall Street ait cédé du terrain, il n'en demeure pas moins que les performances restent positives depuis le début de l'année puisque le S&P500 affiche une progression de 6,7% et le Nasdaq 100 de 12,7%. Les principaux voyants macro-économiques restent d'ailleurs au vert, à commencer par le sacro-saint produit intérieur brut, dont la dernière estimation pour le second trimestre a été revue à la hausse à +4,6% soit le plus fort rythme d'expansion constaté depuis fin 2011.

La vigueur des indices ISM, qui évoluent actuellement sur leur meilleur niveau depuis 2010, suggère que le contexte devrait rester favorable au cours de ce second semestre.  

ISM0914

Si l'activité est au beau fixe, la communauté financière a en revanche été contrariée par la contre performance sur le marché du travail. Bien que le taux de chômage soit actuellement à son plus faible niveau depuis six ans, le rythme des créations d'emplois a nettement diminué, s'élevant à 142 000 seulement en août là où les économistes en attendaient 226 000.

Ces derniers tablent toutefois sur une amélioration en septembre, puisque le consensus se situe à 216 000. Verdict ce vendredi 3 octobre à 14h30 avec la publication du NFP par le Département du Travail.

emploi-USA0914

Au sein de la zone euro, la situation est en revanche nettement moins favorable. Le comportement des indices PMI, en particulier dans le secteur manufacturier, témoigne de la faiblesse de l'activité.

Les experts de l'OCDE ont d'ailleurs révisé à la baisse leur perspective de croissance à +0,8% pour 2014 et à +0,4% pour la France, tandis que le Royaume-Uni devrait voir son PIB progresser de +3,1% dans le même temps. Si le taux de chômage de l'UEM se stabilise pour l'heure à 11,5% le risque de déflation reste réel, les prix à la consommation ayant diminué de 0,1% en août et n'affichant que 0,3% de progression sur un an glissant. 

PMI-UEM0914

Cette conjoncture et ces perspectives incertaines pèsent mécaniquement sur le moral des acteurs économiques, comme le révèle les différentes mesures réalisées par la Commission Européenne. Le sentiment économique et le climat des affaires sont retombés sur leurs niveaux de l'automne dernier, tandis que la confiance du consommateur a marqué un plus bas sur six mois. Autant d'éléments qui devraient forcer la Banque Centrale Européenne à réagir, sous peine de voir le tableau général continuer de se dégrader. 

sentiment0914

Du côté des devises et des matières premières

L'appétit marqué des cambistes pour le dollar américain ne s'est pas démenti en septembre, et ce face à l'ensemble des grandes devises, à l'instar de la monnaie unique européenne (-3,8% à 1,263$), de la livre sterling (-2,3%), du franc suisse (-4%) et du yen (-5,4%). Cette force du billet vert a mécaniquement pesé sur les matières premières, comme l'illustrent les performances du blé (-15,2%), du maïs (-12%), de l'argent (-12,5%), de l'or (-6,2%) et du Brent (-9%).

Conclusion

Comme nous l'évoquions le mois dernier, les marchés actions européens sont clairement entrés en phase de consolidation, une période qui n'est guère propice aux investisseurs, et qui incite plutôt à traiter sur des horizons de temps plus court (day trading) que tenir ses positions (swing trading). Les Etats-Unis sont pour leur part en meilleure posture, mais le potentiel d'appréciation semble désormais limité. Le marché devrait rester globalement heurté et sous pression, ce qui devrait peser sur les secteurs de l'automobile, de la construction et de la distribution. 

 

Avertissement : IG fournit exclusivement un service d’exécution d’ordre. Les informations ci-dessus ne sont fournies qu’à titre indicatif. Elles ne constituent, ni ne doivent être interprétées comme un conseil ou une recommandation. Elles ne constituent pas non plus un historique de nos cotations ou une offre ou sollicitation à investir dans un quelconque instrument financier. IG Markets se dégage de toute responsabilité concernant l’utilisation qui en est faite et des conséquences qui en résultent. IG ne peut garantir que l’information fournie ci-dessus soit complète ou exacte et se dégage donc de toute responsabilité quant aux risques encourus par toute personne agissant sur la seule base de ces informations. Veuillez noter que ces informations ne prennent nullement en compte la situation financière et les objectifs d’investissement spécifiques aux personnes qui les reçoivent. Enfin, ces informations n’ont pas été conçues pour répondre aux exigences légales en matière d’indépendance de la recherche sur l’investissement. Elles doivent donc être considérées comme une communication à des fins marketing. Il est strictement interdit de reproduire ou de distribuer tout ou partie de ces informations à des fins commerciales ou privées.

En complément des mentions ci-dessous, veuillez noter que les informations présentes sur cette page ne constituent pas un historique de nos cotations ou une offre ou sollicitation à investir dans un quelconque instrument financier. IG se dégage de toute responsabilité concernant l’utilisation qui en est faite et des conséquences qui en résultent. Veuillez noter que ces informations ne prennent nullement en compte la situation financière et les objectifs d’investissement spécifiques aux personnes qui les reçoivent. Ces informations n’ont pas été conçues pour répondre aux exigences légales en matière d’indépendance de la recherche sur l’investissement. Elles doivent donc être considérées comme une communication à des fins marketing. Enfin, bien que notre politique de passage d’ordres ne soit pas restrictive, nous ne cherchons pas à profiter de ces recommandations avant d’en faire la communication auprès de nos clients.