Bilan du mois de décembre

Du côté des indices boursiers internationaux

Le mois de décembre s'est dans l'ensemble révélé profitable aux actions, en dépit de certaines turbulences au cours de la première quinzaine. La décision de politique monétaire de la Réserve Fédérale a toutefois été saluée par les investisseurs, permettant ainsi de terminer l'année à proximité des plus hauts annuels.

La Bourse de Tokyo termine donc 2013 en fanfare, le Nikkei 225 s'étant apprécié de +56,7%. Suivent les indices boursiers américains, avec +38,3% pour le Nasdaq 100 qui revient désormais sur ses niveaux de 2000, tandis que le S&P 500 (+29,6%) et le Dow Jones 30 (+26,5%) évoluent sur de nouveaux plus hauts historiques.

A Paris, le CAC 40 a pour sa part progressé de +18%, figurant ainsi dans la moyenne des places financières européennes, la tête de liste étant sans surprise occupée par le DAX allemand (+25,5%).

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Du côté des indices sectoriels européens et des valeurs françaises

Au niveau européen, c'est le secteur de l'automobile (+37,3%) qui a enregistré le meilleur parcours, avec des performances impressionnantes pour certaines valeurs françaises, à l'instar de Plastic Omnium (+170%), Faurecia (+137%), Valeo (+113%), Peugeot (+73%) et Renault (+45%).

Les services financiers (+35%), les médias (+33,7%) et les télécoms (+32,1%) ont également connu des progressions supérieures à 30%, tandis que les investisseurs se sont détournés des acteurs liés aux matières premières tels que les ressources de bases (-13,4%) et l'énergie (+3,8%), comme en témoignent les scores de CGG (-22%), Technip (-19%) et Eramet (-36%).

A noter enfin, la hausse impressionnante d'Alcatel-Lucent (+238%), qui a réintégré le CAC 40 et enregistré la plus forte hausse de l'indice, devant EADS (+90%) et EDF (+86%).

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Du côté des statistiques macroéconomiques

Cette année 2013 a été marquée par une activité économique plus économique vigoureuse aux Etats-Unis, comme en atteste le niveau de l'indice ISM manufacturier du mois de décembre, qui, à 57 points, se situe à son meilleur niveau depuis avril 2011. Une dynamique en revanche moins prononcée dans le secteur de services, qui a reculé ces derniers mois pour s'élever à 53,9 points en novembre. La croissance est elle aussi au rendez vous, le produit intérieur brut au troisième trimestre ayant progressé de 4,1% en rythme annuel, contre une estimation  initiale de 2,8%.

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Même constat du côté du marché du travail, où les créations d'emplois (203 000 en novembre) continuent de faire baisser le taux de chômage. Celui-ci ne cesse de reculer au fil des mois, pour s'élever actuellement à 7%, à comparer à 7,8% fin 2012 et 9,4% fin 2010 ! Cette amélioration continue a d'ailleurs incité la Réserve Fédérale à réduire l'ampleur de son programme de rachats d'actifs de 10 milliards de dollars par mois, décision qui a été saluée par les investisseurs. Les dirigeants de la banque centrale américaine sont donc parvenus à engager un changement de sa politique monétaire sans générer d'inquiétude auprès des investisseurs, grâce à un exercice remarquable de communication  initié en mai dernier.

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En Europe, la situation économique se fait aussi plus favorable, mais la reprise reste poussive dans l'ensemble. Au sein de la zone euro, le redressement des indices PMI peine à s'affirmer, bien que ces derniers aient renoué avec la croissance depuis l'été dernier. La baisse de ses taux directeurs par la Banque centrale européenne en novembre pourrait toutefois constituer un nouveau facteur de soutien, qui devrait normalement s'observer lors des prochaines statistiques.

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Le regain de confiance des consommateurs, comme en atteste l'indice de la Commission européenne qui a atteint à -13,6 points son meilleur niveau depuis plus de deux ans, présage également d'un contexte plus favorable à la consommation et donc à la reprise économique. Et ce d'autant plus que cette tendance se confirme également du côté du sentiment économique et du climat des affaires.

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Du côté des devises et des matières premières

Le regain de confiance des investisseurs pour la zone euro a permis à la monnaie unique européenne de s'apprécier de +4,1% face au dollar américain en 2013, à 1,374$. La livre sterling (+1,9% à 1,659$) et le franc suisse (+2,4% à 1,12$) se sont également appréciés face au billet vert, tandis que le yen (-21,5%) s'est fortement déprécié du fait des mesures prises fin 2012 par la Banque du Japon. Sur le marché des matières premières, l'once d'or a vu son cours chuter de -28%, mettant ainsi un terme à douze années consécutives de hausse. Les métaux ont dans l'ensemble souffert, puisque l'argent a recule de -35% et le cuivre de -7%. Le pétrole (+5%) est quant à lui parvenu à légèrement progresser, malgré la retombée de la spéculation autour du Moyen Orient en septembre dernier. 

Conclusion

Tant l'analyse fondamentale que l'analyse technique plaident pour une poursuite du mouvement haussier sur les actions au cours de l’année 2014. S'agissant du CAC 40, le prochain niveau de résistance significatif, datant de 2008, se situe à 4550 points. Les actions françaises ne sont toutefois pas forcément les meilleurs actifs à détenir actuellement, compte tenu de la faiblesse de son économie. Les places financières de Francfort et New-York semblent plus attractives que celle de Paris pour ce premier trimestre 2014. Le désintérêt des opérateurs pour les matières premières incite à rester à l'écart de cette classe d'actifs, aucun signe de retournement ne s'étant pour l'heure matérialisé. Une tendance qui devrait continuer de se faire ressentir sur les secteurs de l'énergie et des ressources de bases, ainsi que sur le forex avec une dépréciation des devises des pays exportateurs de matières premières tels que l'Afrique du Sud, l'Australie et le Canada. La principale interrogation qui reste entière est celle d’une consolidation légitime des indices américains : elle semble inévitable et, si elle ne changera pas la tendance de fonds, pourrait surprendre dans les semaines à venir. La volatilité pourrait donc augmenter ponctuellement dans le courant du premier trimestre.

 

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