Le CAC 40 hésite sur la marche à suivre

La Bourse de Paris évoluait en hausse au début d'une semaine riche en rendez-vous macro-économiques, avec notamment la réunion de la Banque Centrale Européenne et les déclarations de plusieurs membres de la Fed dont son président Ben Bernanke.

À mi-séance lundi, l'indice CAC 40 gagnait 0,19 % à 4 281, 47 points, le DAX 0, 23 % à 9 028,37 et le FTSE, 0,35 % à 6 758,46 points.

Les investisseurs hésitaient à prendre des positions plus affirmées ce matin alors que l'intervention de Mario Draghi, président de la Banque Centrale Européenne jeudi interviendra dans un contexte économique morose. Les indicateurs macro-économiques publiés la semaine dernière en zone euro et notamment en Allemagne inquiètent de plus en plus les intervenants comme l'a montré le soudain décrochage de l'Euro en seconde partie de la semaine dernière. Dans ce contexte, nombre d'investisseurs estiment que Mario Draghi devra agir en direction d'une politique monétaire plus accommodante si ce n'est dès cette semaine, au moins en décembre si la conjoncture, d'ici là, a poursuivi son déclin.

De même, les interrogations concernant l'avenir de la politique monétaire des Etats-Unis demeurent. D'une part, selon le FOMC, la reprise de l'économie américaine n'est pas assez robuste pour permettre à la Fed d'altérer ses mesures de soutien à l'économie et aux marchés. De l'autre, la baisse des déficits publics maintenant depuis plusieurs mois pourrait peser sur la reprise économique du pays. Les marchés seront, dans ce contexte, particulièrement attentifs à la publication des indicateurs relatifs à l'emploi aux Etats-Unis pour le mois d'octobre en fin de semaine.

Du côté des nouvelles du jour, la croissance du secteur manufacturier de la zone euro est quasi stable en octobre, la France faisant figure d'exception avec un recul, selon l'indice publié lundi par le cabinet Markit.

Par contre, les immatriculations de voitures neuves en France ont augmenté de 2,6 % en octobre, notamment, grâce aux nouveaux modèles lancés par Renault et PSA, laissant espérer un redémarrage du secteur automobile après des mois de repli.

Parmi les valeurs françaises, le secteur automobile dans son ensemble profitait du bon chiffre des ventes de voitures neuves pour le mois d'octobre. Faurecia progressait de 4,83 % à 22,335 euros, Burelle 2,51 % de 592,53 euros, Michelin 0,65 % de 77,10 euros et Peugeot, de 0,49 % à 10,04 euros. À contre courant, Renault poursuivait sa glissade amorcée en fin de semaine dernière après la dégradation de sa note par UBS de « achat » à « neutre ».

Lafarge s'adjugeait la première place du CAC 40 en hausse de 2,48 % à 52,12 euros.

Air France-KLM se repliait de 2,49 % à 7,232 euros. La compagnie a démenti les rumeurs indiquant qu'elle avait exigé la suppression de 5 000 emplois chez Alitalia, dont elle est le principal actionnaire, pour participer à sa recapitalisation.

Accor reculait de 0, 89 % à 32,885 euros après l'annonce de la cession de sa participation de 19,4%, qu'il détenait au sein de la holding australienne Tourism Asset Holding (TAHL).

Alcatel-Lucent plongeait de 5,73 % à 2,799 euros après l'annonce d'une augmentation de capital de 955 millions d'euros pour financer son redressement.

Enfin, Eurofins Scientific progressait de 0,64 % à 203,05 euros après avoir fait état d'une hausse de 17,5 % de son chiffre d'affaires sur 9 mois.

L'euro rebondissait légèrement à 1,3510 Dollar. L'or restait inchangé à 1 316,18 dollars l'once et le Brent, échéance décembre 2013, reculait à 105,97 dollars le baril.

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