Le CAC 40 repart à la baisse

La Bourse de Paris a fortement rebondi mardi sur une perspective de sortie de crise en Italie et des indicateurs encourageants en Europe malgré le «shutdown» de certains services publics aux Etats-Unis.

L'indice CAC 40 a gagné 1,28% à 4196,6 points, dans un volume d'échanges faible de 2,6 milliards d'euros, le DAX 1,10% à 8689,14 points alors que le Footsie terminait quasi stable à 6460,01 points.

Après avoir ouvert dans le vert, le marché parisien s’est inscrit à la hausse tout au long de la séance, encouragé dans l’après-midi par la bonne tenue de Wall Street.

Malgré les inquiétudes qu’avait suscité tout au long de la semaine dernière la possibilité d’un échec des négociations entre républicains et démocrates aux Etats-Unis sur la question budgétaire, les investisseurs ont plutôt bien réagi au «shutdown» ce lundi et au licenciement de 800 000 fonctionnaires fédéraux.

Les raisons en sont claires. D’une part, bien qu’aucun accord n'ayant pu être adopté à temps pour le début de l'exercice budgétaire 2014, les négociations vont continuer au congrès et un terrain d’entente sera trouvé à plus ou moins brèves échéances. D’autre part, dans ce contexte, il est très peu probable que la Fed altère sa politique monétaire ultra accommodante alors que l’impact sur l’économie de la fermeture de certains services publics dits non essentiels et du «layoff» sans solde de centaines de milliers d’employés du gouvernement est estimé entre 0,3 et 0,5 point de Pib.

Mais, ce sont surtout les négociations à venir sur le plafond de la dette qui vont mobiliser dans les deux semaines à venir l’attention des investisseurs. Faute d’accord, mi-octobre, les Etats-Unis pourraient se déclarer en cessation de paiements, perspective que les investisseurs n’envisagent tout simplement pas pour l’instant.

Du côté européen, les investisseurs ont accueilli favorablement le recul des chiffres du chômage en zone euro pour la première fois depuis février 2011. Le taux de chômage s’est légèrement replié en juillet au sein de l’union monétaire à 12,0% contre 12,1% le mois précédent, selon des données publiées mardi par Eurostat. De même, ils ont jugé encourageant la progression pour le troisième mois consécutif du secteur manufacturier de la zone euro.

Sur un plan franco-français, l'activité du secteur manufacturier français s'est stabilisée en septembre, avec pour la première fois depuis juin 2011, une hausse des nouvelles commandes et les immatriculations de voitures neuves ont légèrement rebondi en septembre, après leur plongeon du mois d'août suivant les données du comité des constructeurs français d'automobiles.

Enfin en Italie, bien qu’il fasse attendre le résultat du vote de confiance demandé au parlement italien par le chef du gouvernement Enrico Letta, la carrière politique de Silvio Berlusconi ainsi que son pouvoir de nuisance, semble toucher à sa fin alors que Angelino Alfano, secrétaire et numéro deux du parti du Peuple de la Liberté (PDL), le parti du «Cavaliere», a appelé "tout le parti" à voter la confiance au gouvernement mercredi.

Aux Etats-Unis, les investisseurs estiment que la crise budgétaire va vite se terminer et que la paralysie de l’état fédéral ne durera pas. De fait, le VIX, l'indice de la peur a reculé. Ils ont aussi trouvé quelques encouragements dans l’accélération, pour le quatrième mois consécutif, de l'activité des industries manufacturières en septembre.

Le Dow Jones a pris 0,41% à 15191,70 points, le S&P 500 0,80% à 1695 points et le Nasdaq, 1,23% à 3817, 98 points.

Parmi les valeurs françaises, les bancaires se sont trouvées très entourées. Société Générale a progressé de 2,77% à 37,85 euros, l'action Crédit Agricole de 2,47% à 8,35 euros et BNP Paribas 1,70% à 50,85 euros.

Les valeurs du secteur automobile, après la publication des immatriculations de voitures neuves en France en septembre, ont terminé en hausse. Renault, qui a vu ses ventes bondir de 18,1% le mois dernier, a pris 1,65% à 59,90 euros. PSA Peugeot Citroën, qui a vu les siennes baisser de 6,8%, a bondi de 4,16% après avoir connu un parcours en zone négative jusqu’à l’ouverture favorable de Wall Street.

Valéo a pris 2,88% à 64,94 euros, soutenu par l’acquisition du norvégien Eltek Electric Vehicles, spécialisée dans les chargeurs de batteries pour véhicules de tourisme et utilitaires.

Accor a pris 3,77% à 31,9 euros après un relèvement d'objectif de cours par Natixis à 37 euros contre 32 euros auparavant.

EADS a progressé de 2,63% à 48,33 euros suite à la commande de 35 ATR pour l'indonésienne Garuda.

Vivendi s’est adjugé 1,68% à 17,29 euros après l’annonce mardi de sa négociation avec l'américain EchoStar Technologies pour créer une coentreprise dans la télévision payante au Brésil.

Arkema a fini en hausse de 0,94% à 83,12 euros après l'accord conclu avec la société saoudienne Watan Industriel Investment pour la construction d'une usine de peroxydes organiques en Arabie Saoudite.

EDF a gagné 2,14% à 23,88 euros. La société a annoncé être en négociation avec le fournisseur de services énergétiques Dalkia pour prendre 100% du capital de la société Citelium, spécialisée dans l'éclairage public.

Enfin, Kaufman and Broad a fini en baisse de 0,27% à 18,20 euros après avoir perdu plus de 1% en séance suite à l’annonce de résultats moins bons qu'attendus.

L’Euro a fini stable à 1,3527 $ après toutefois une séance volatile. L’or a fortement reculé à 1287,39 $ l’once et le WTI, échéance novembre 2013, s’est replié à 101,64 $ le baril.

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