Les pays du BRICS, l’ascension irrésistible des marchés émergents

BRICS est l'acronyme anglais désignant un groupe de cinq pays se réunissant régulièrement lors de sommets annuels depuis 2011. Cet acronyme s’est enrichi de la lettre S (pour South Africa) après son inclusion en 2011.

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Beaucoup d’analystes s’accordent sur le fait que les pays du BRICS (considéré comme le club des puissances émergentes venues faire contrepoids à l’Occident) ont considérablement changé l’ordre international depuis la création du groupe. Ces cinq nations émergentes, qui représentent 40 % de la population mondiale, connaissent néanmoins quelques turbulences liées à la baisse du prix des matières premières, et à la dégradation de la situation économique de certains membres.

Qui sont les pays du BRICS, qui représentent près de la moitié de la population mondiale ?

Parmi les pays constituant les pays du BRICS il y a :

1. le Brésil
2. la Russie
3. l’Inde
4. la Chine
5. l’Afrique du Sud

L’acronyme BRICS a été utilisé pour la première fois en 2001 dans une note de l’économiste Jim O'Neill de la banque d'investissement Goldman Sachs. Il y affirmait que les économies des pays comme le Brésil, la Russie, l’Inde et la Chine allaient connaître un développement rapide et atteindre un PIB pouvant égaler celui du G6 (les États-Unis, l’Allemagne, le Japon, la France, le Royaume-Uni et l’Italie). Pour soutenir cette étude, il avançait comme argument le fait que ces pays avaient adopté l’économie de marché, et avaient aussi engagé des réformes facilitant leur intégration à l’économie mondiale. Ces réformes portaient notamment sur les secteurs de l’éducation, des investissements directs à l’étranger et sur la création d’entreprises.

Le BRICS ne cesse de prendre de l’importance dans l’économie mondiale. Si en 1990 le poids de ces pays représentait à peine 10 %, il est passé à 21,8% en 2015. De nos jours, ils représentent à eux cinq 42 % de la population de la planète ; soit près du quart de la richesse mondiale et les deux tiers de sa croissance. Ils totalisent un PIB de près de 17.000 milliards d’euros et comptent plus de 3 milliards d’habitants. Suivant le classement annuel des pays les plus puissants au monde réalisé par le Fonds Monétaire International (FMI), quatre des cinq pays du BRICS sont classés dans les dix premières puissances économiques mondiales (Chine, Brésil, Inde et Russie). Si l’Afrique du Sud occupe la première place du continent africain, elle est classée parmi les 40 économies les plus importantes de la planète.

Depuis l’été 2015, cette organisation dispose de sa propre banque de développement dont le siège se trouve à Shanghai. La Nouvelle Banque de Développement (NDB) est considérée comme une alternative à la banque mondiale, qui est parfois jugée comme étant à la solde des Occidentaux. Cette banque peut accorder aux États membres des prêts s’élevant à 350 milliards pour le financement de projets d'infrastructures, de santé, d'éducation, etc... Contrairement au FMI, les prêts accordés par cette banque ne sont pas assortis de conditions contraignantes (comme des réformes structurelles ou une forte ingérence politique).

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Les fonds des pays du BRICS : un investissement potentiellement attractif

Si les fonds BRICS sont classés parmi les plus rémunérateurs avec une moyenne de 200% de gains, ils ne sont pas sans risque, et cela malgré leur progression.

Qu'est-ce qu'un fonds BRICS ?

Les fonds BRICS permettent aux investisseurs d’opérer une diversification dans leur patrimoine en accédant aux marchés des pays émergents qui constituent le BRICS. Les opportunités dans ce marché tournent autour des matières premières, de l'énergie, de l'informatique, de l'outil industriel et autour des ressources alimentaires. La fulgurante croissance économique connue par ces pays a fait émerger leurs marchés financiers avec d'excellentes performances (51,27% sur 5 ans et 192,49% sur 8 ans).

Le Fonds Monétaire International envisage une croissance annuelle des fonds du BRICS grâce à une croissance économique rapide, et grâce à la réduction de l'endettement public et privé. Cela contraste avec les ratios dette/PIB de plusieurs pays développés qui font face à un ralentissement de la croissance et à un endettement public et privé qui ne cesse de grossir. Le Brésil (considéré comme le meilleur élève de la zone Amérique Latine) reste un bel exemple de ce développement. Ce pays est le second marché mondial de produits cosmétiques et le troisième marché pour les ordinateurs portables et téléphones. Il jouit aussi d'une autonomie alimentaire avec un tiers des réserves mondiales d'eau douce, un quart des terres cultivables et plus de 300 millions de têtes de bétail.

Quels sont les fonds BRICS à surveiller ?

Parmi les fonds BRICS à surveiller il y a :

  • Le compartiment de la SICAV luxembourgeoise OFI MultiSelect : avec quatre sociétés spécialisées sur chaque zone géographique qui assurent la gestion de OFI MultiSelect BRIC. Cette société de gestion compte prochainement ajouter une nouvelle zone géographique dans son portfolio.

  • Templeton BRIC Fund : ce fonds de gestion est disponible en plusieurs devises internationales (dollar et euro). Il vise l'appréciation à long terme du capital avec des investissements fait essentiellement en achetant des actions et des obligations dans des sociétés établies au Brésil, en Russie, en Inde et en Chine (y compris Hong Kong et Taïwan).

Les autres fonds sont : Goldman Sachs BRIC Portfolio Base Eur Hedged, UBAM Equity BRIC A et HSBC Gif BRIC Equity.

Quid de l’avenir et de la croissance du BRICS ?

La récession économique qui touche le monde n’épargne pas le BRICS, et malgré tous ces défis les économies des pays membres restent particulièrement dynamiques comparées à celles d’autres pays.

En dépit de la croissance économique de ces nations émergentes, de fortes inégalités sont observées dans le niveau de vie qui reste largement inférieur à celui des pays développés. En Chine par exemple, 20 % de la population riche a vu son revenu croître de 16 % contre seulement 8,5 % pour 20% de la population pauvre depuis les années 2000. Cette même tendance est observée en Inde, en Russie et en Afrique du Sud. Le groupe des BRICS a encore des progrès à faire sur l’amélioration du niveau de vie des populations.

Le fort degré de dépendance des pays du BRICS en matières premières, en capitaux étrangers et dans le poids des exportations soulève la question de la soutenabilité à long terme de leurs croissances. Cela pousse plusieurs experts à penser que la dynamique de la croissance de ce bloc repose sur le développement de la consommation domestique et la prise en compte des facteurs sociaux et environnementaux.

Le BRICS doit aussi faire face à la concurrence des économies émergentes rassemblées sous le vocable des « onze prochains » (Mexique, Bengladesh, Corée du Sud et d’autres…). Ces pays s’appuient sur une stratégie de développement qui repose sur la faiblesse des coûts salariaux.

Les dirigeants des pays du BRICS se sont décidés à organiser la coopération de leur bloc autour de trois thèmes principaux que sont la sécurité politique, l'économie et la finance ainsi que les échanges culturels. Grâce à ces efforts de coopération, le groupe a réussi à prendre racine et à jouer un rôle incontournable sur le plan international.

Dans la perspective d’un développement futur durable, le BRICS doit travailler sur un objectif commun qui sera de créer un développement économique interne des pays membres et un environnement de coopération internationale stable. Ils doivent aussi promouvoir la justice et l'équité conformément à l'ordre mondial.

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