Le marché du Big Data : un secteur crucial au service des acteurs financiers

Le Big Data est un ensemble de données qui transforme notre monde depuis plusieurs années. Cet investissement alternatif, au cœur des enjeux de plusieurs entreprises, est en pleine croissance et même la finance n’y échappe pas.

Le Big Data est utilisé dans divers domaines comme la politique, la science, la santé, la défense, l’assurance, la banque ou la finance. Cette émergence constitue une réelle opportunité d’investissement pour plusieurs entreprises. Il est donc important de connaître ce qu’est le Big Data et comment investir dans ce secteur qui devient de plus en plus populaire.

Qu’est-ce que le Big Data et d’où provient cet important volume de données ?

Le terme Big Data, qui signifie littéralement « grosses données » ou « méga données » en français, désigne un ensemble de données numériques très variées stockées sur une base numérique, et traitées grâce à une technologie très avancée permettant d’en extraire un sens et une utilité.

Ces données numériques qui grossissent chaque jour de manière pharaonique ne peuvent être traitées par des outils de gestion de base de données classiques.

Le Big Data peut aussi se définir par la règle des 5 V : Volume, Vélocité, Variété, Véracité et Valeur. L’important volume de données variées stockées par les entreprises et les particuliers qui sont traitées à une vitesse record doivent surtout être fiables et crédibles (véracité) pour avoir une réelle valeur.

D’où provient cet important volume de données ?

À cette question, nous répondons qu’elles proviennent tout simplement de notre vie quotidienne. En effet, il s’agit essentiellement de l’ensemble des informations que nous créons sur le web, en recourant directement ou indirectement aux technologies permettant de connecter divers objets (réseaux sociaux, caméras connectées, smartphones, messages envoyés, signaux GPS, achats en ligne, transactions financières, utilisation de la carte bancaire, mails, etc…).

La rapide croissance des données pose le problème de stockage et de traitement. De nos jours, la majeure partie des données sont enregistrées sur le « Cloud », un espace de stockage offrant la possibilité d’accéder aux documents et aux informations sur n’importe quel ordinateur à distance. Ce moyen de stockage a très vite remplacé les disques durs, les CD et autres clés USB.

Le traitement des données a été rendu possible par l’utilisation des « supercalculateurs ». Ce sont des outils informatiques puissants pouvant réaliser des millions de milliards d’opérations par seconde en recourant à des algorithmes.

Les algorithmes à leur tour ont permis de développer des analyses prédictives sur les données. Ces informations sont ensuite utilisées pour détecter les tendances et les régularités dans le comportement de certains consommateurs sur le net. Ainsi, nous sommes passées de l’IoT (Internet of Things ou Internet des objets) à l’IoT (Interoperability of Things ou interopérabilité des objets connectés) en mettant en connexion toutes les données produites par les différents objets connectés grâce à ces algorithmes.

Quels sont les secteurs pionniers dans le big data ?

Les premières entreprises à exploiter le marché du Big Data furent les sociétés technologiques comme IBM, Cisco ou Microsoft, avec la construction de « data centers » (centres de données) et le développement des systèmes de stockage et d’exploitation de données.

Ensuite vinrent les acteurs de la santé avec l’émergence de la médecine futuriste dite des 4P : Prédictive, Préventive, Personnalisée et Participative. Grâce au Big Data, ce secteur a pu faire des études approfondies sur les facteurs de risque de certaines maladies, réaliser des diagnostics et prescrire des traitements efficaces. Le marché du Big Data est à la base du développement de la pharmacovigilance et de l’épidémiologie.

L’industrie des produits manufacturés et l’industrie automobile suivirent aussi la voie avec la production des véhicules aux multiples capteurs et des véhicules écologiques. Enfin, les entreprises d’assurances et les banques se mirent aussi au Big Data avec la digitalisation de l’assurance et le développement des start-ups. C’est ainsi que les « InsurTech », des entreprises s’appuyant sur la technologie et les assurances, virent le jour.

Les entreprises d’assurances utilisent aussi les données dans l’anticipation des nouveaux risques, et dans l’amélioration des relations avec leurs clients en étudiant leur comportement. Le Big Data est aussi largement utilisé dans la finance par les différents fonds d’investissement pour perfectionner leurs outils d’analyse et améliorer leur performance.

Investir dans le Big Data : un secteur prometteur et en plein essor

Il est désormais prouvé que le Big Data offre plusieurs opportunités d’investissement aux grandes sociétés dans le monde. Le plus important est de savoir comment faire pour valoriser les investissements dans ce domaine. Pour cela, il existe :

Les fonds Big Data

De nombreux fonds permettant d’investir dans le marché du Big Data et dans l’exploitation des flux des données sont délivrés par de grandes entreprises financières.

Fonds Edmond de Rothschild

La banque privée Edmond de Rothschild a créé le fonds Edmond de Rothschild Fund Global Data. Ce dernier vise à identifier les fournisseurs et les utilisateurs qui profitent des opportunités offertes par l’exploitation du flux d’informations. Le Fonds Edmond de Rothshild couvre les titres de certaines sociétés technologiques comme les GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon), certains fabricants de capteurs, des éditeurs de logiciels mais aussi certaines entreprises qui recourent au Big Data.

Fond Catana

Catana capital est un gestionnaire quantitatif basé à Francfort qui évolue dans un tout nouveau type d'investissement révolutionnaire : la gestion d’une base de signaux de négociation indépendants générés par l'analyse Big Data, associés à des algorithmes d'intelligence artificielle. Le fonds Catana analyse des centaines de milliers d'actualités, d'articles, de recherches ainsi que des blogs et des tweets pertinents en temps réel sur plus de 30.000 titres répartis sur 7 sites dans le monde.

La France aussi se lance dans les fonds Big Data, à l’exemple des États-Unis qui comptent déjà trois fonds spécialisés dans le Big Data et l’intelligence artificielle. Serena Capital a ainsi lancé un fonds de 80 millions d’euros dédié au Big Data et à l’intelligence artificielle, essentiellement pour les start-ups, en janvier 2017. Ce fonds vise à découvrir les start-ups avec un fort potentiel et à les accompagner à long terme.

Les start-ups du Big Data

À côté des fonds, les investisseurs recourent directement aux entreprises Big Data via certaines plateformes de crowdfunding ou de financement participatif. Ils peuvent ainsi avoir toutes les bonnes informations facilitant ce type d’investissement. Pour opérer un choix judicieux, les investisseurs peuvent utiliser « ISE Big Data Index », un indice de référence regroupant les acteurs majeurs de ce secteur.

L’essor du Big data facilité par une réglementation qui lui est favorable

Le marché du Big Data est au centre de la réglementation « MIF II » entrée en vigueur en 2007. Cette réglementation instaure l’obligation de déclaration des transactions portant sur certains types d’instruments financiers. Elle poursuit un double objectif : le renforcement du suivi de l’activité des entreprises d’investissement dans le but de leur offrir un meilleur accompagnement, et une détection plus efficace des abus de marché.

L’ensemble réglementaire composé du règlement MiFIR et de la directive MIF 2 tend à accroître de manière considérable la transparence des marchés financiers en améliorant la protection des investisseurs. Ce bloc de réglementation étend le périmètre de l’obligation de déclaration des transactions. Les sociétés d’investissement exécutant les transactions sur des instruments financiers doivent faire une déclaration détaillée, complète et exacte de ces transactions à l’AMF au plus tard au terme du jour ouvrable suivant.

La CNIL (Commission nationale de l’informatique et des libertés) reste l’autorité de contrôle en matière de protection des données personnelles en France. Cet organisme vise à permettre l’utilisation des nouvelles technologies, tout en veillant à la protection des données personnelles. En dépit du contrôle fait par la Cnil, il est recommandé aux internautes d’éviter les excès du phénomène lié au big data en adoptant une attitude responsable dans leur connexion.

Conclusion

Comme nous l’avons vu, l’investissement dans le marché du Big Data est en plein essor, surtout considérant que certains secteurs comme la finance restent toujours à l’affût des nouvelles technologies pour faire avancer ce secteur.

Ainsi par exemple la technologie blockchain et ses différentes applications représentent une alternative avec un vrai impact sur les données, en facilitant les échanges et la sécurisation des données.

Bien que le stockage de données sur la blockchain coûte plus cher et soit plus long, c’est une alternative qui a rendu encore plus simple la sauvegarde et l’exploitation des données. Les spécialistes prédisent que d’ici 2020, la réalité virtuelle sera un marché qui pourrait atteindre 162 milliards de dollars. Une belle perspective d’investissement.

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