LVMH chute face au regain de tensions commerciales US-UE
L’action LVMH corrige nettement depuis plusieurs séances. Le géant du luxe français a cédé près de 10% en l’espace de trois séances, un mouvement brutal qui combine choc macro, risque politique et ajustement de positionnement. Le premier facteur déclencheur est venu des nouvelles menaces commerciales formulées par Donald Trump durant le week-end, ravivant un risque que le marché pensait partiellement neutralisé. Les pays visés — Allemagne, Royaume-Uni, France, Danemark, Norvège, Suède, Pays-Bas et Finlande — seraient soumis à un droit de douane de 10% dès le 1er février, puis de 25% à partir de juin en l’absence d’accord.
À ce choc externe s’est ajoutée une nouvelle déception venue de Chine. Les chiffres de la consommation publiés cette nuit confirment un essoufflement progressif de la demande intérieure, un marché pourtant important pour le luxe européen. Les ventes au détail n’ont progressé que de 0,9% sur un an en décembre, après 1,3% en novembre, et sous les attentes. Sur l’ensemble de l’année, elles n’ont augmenté que de 2,7%, très en deçà de la croissance du PIB (5%) et de celle de la production industrielle (5,9%).
Le titre a également été fragilisé par l’abaissement de la recommandation de Morgan Stanley à « pondération en ligne » contre « surpondérer », malgré un objectif de cours inchangé à 635€.