Le pétrole revient sur des résistances majeures, mais les tensions autour d’Ormuz et la baisse des stocks limitent le potentiel de détente.
Les cours de pétrole rebondissent depuis deux semaines alors que les négociations entre les États-Unis et l’Iran sont au point mort, voire semblent reculer. Les deux parties ne réussissent pas à s’entendre sur les termes d’un accord, le principal point de blocage semblant venir des conditions autour de l’uranium iranien, mais aussi du statut futur du détroit d’Ormuz. Selon Reuters, Washington exige notamment un gel de l’enrichissement d’uranium sur vingt ans, tandis que Téhéran réclame des garanties de sécurité, la levée du blocus et une forme de reconnaissance de son contrôle sur Ormuz, ce qui rend le compromis particulièrement difficile.
Washington souffle le chaud et le froid, entre menaces de nouvelles frappes et volonté affichée de maintenir une porte diplomatique ouverte. Cette stratégie de pression maximale est assez typique de Donald Trump, mais elle entretient aussi une volatilité élevée sur le marché pétrolier, car les investisseurs doivent continuellement arbitrer entre un scénario de désescalade et un scénario de rupture des négociations. Le problème est que, plus le blocage dure, plus le marché cesse de traiter la crise comme une simple prime de risque géopolitique et commence à l’intégrer comme un véritable choc d’offre.
Les cours du pétrole s’approchent désormais de niveaux de résistance clés, qui ont déjà bloqué trois fois les remontées de l’or noir depuis le début du conflit, à environ 107 dollars pour le WTI et 110 dollars pour le Brent. L’asymétrie de court terme semble donc redevenir plus favorable aux vendeurs sur ces niveaux, mais cette lecture technique doit être nuancée par la détérioration des fondamentaux physiques. Goldman Sachs estime que les stocks mondiaux de pétrole pourraient tomber à 98 jours de demande d’ici la fin mai, tandis que les stocks commerciaux de produits raffinés sont déjà passés de 50 à 45 jours de demande depuis le début du conflit.
Il n’y a franchement aucune manière fiable d’anticiper le prochain mouvement du conflit, mais les incitations politiques invitent encore à envisager un accord. Washington et Téhéran ont tous les deux intérêts à rouvrir le détroit d’Ormuz le plus tôt possible. Cela permettrait aux prix des carburants de diminuer aux États-Unis, à moins de six mois des élections de mi-mandat, et permettrait à Téhéran d’exporter son pétrole. Le risque, cependant, est que les deux camps pensent avoir davantage de levier en attendant, ce qui augmente la probabilité d’un accident ou d’une nouvelle escalade avant un éventuel compromis.
Pour le moment, l’absence d’envolée plus importante des cours du pétrole malgré la fermeture quasi effective du détroit d’Ormuz depuis deux mois s’explique par une combinaison de destruction de la demande, de redirection partielle des flux, de prélèvements dans les stocks commerciaux et stratégiques, et d’un repositionnement progressif du transport maritime vers d’autres régions exportatrices.
Entrée : Short entre 105-110 dollars
Objectif : 85$
Stop : 115$
Risque/Rendement : >2
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