Le DAX 40 tente de se stabiliser après avoir rejoint un support technique clé à 23 000 points, mais l’asymétrie semble plutôt rester en faveur des vendeurs.
Les actifs risqués s’apprêtent à clôturer en nette baisse pour une seconde semaine consécutive. L’envolée des cours du pétrole, liée aux tensions géopolitiques sans précédent entre Israël et les États-Unis d’un côté et le régime iranien de l’autre, exerce une pression croissante sur les marchés. Cette dynamique pèse particulièrement sur les régions les plus dépendantes de l’énergie du Golfe persique, à commencer par l’Asie, puis, dans une moindre mesure, l’Europe.
Dans ce contexte, les marchés européens commencent déjà à refléter cette tension énergétique. Le DAX 40 a chuté de près de 10 % depuis son plus haut du 27 février, mais tente de rebondir depuis lundi après être revenu tester un support important à 23 000 points, sur lequel il avait déjà rebondi en novembre et en juin de l’année dernière. Ce niveau sera déterminant pour la suite, car une clôture journalière en dessous ouvrirait la voie à une nouvelle jambe de baisse. Les extensions de Fibonacci suggèrent un premier objectif baissier pour cette nouvelle vague autour de 21 500 points.
Face à ce type de situation, l’approche d’un spéculateur ne consiste pas à anticiper l’issue précise des tensions géopolitiques, mais plutôt à identifier où se situe l’asymétrie du risque. À ce stade, cette asymétrie demeure clairement négative.
La différence avec d’autres épisodes de stress géopolitique récents tient au fait qu’une amélioration de la situation ne dépend pas uniquement de la volonté du président américain. Par le passé, Donald Trump pouvait calmer les marchés en annonçant un report ou une exclusion de certaines marchandises dans le cadre des tensions commerciales. Cette fois-ci, la désescalade au Moyen-Orient dépend d’acteurs multiples. Jeudi, le nouveau guide suprême iranien a indiqué que la fermeture du détroit d’Ormuz restait leur principal levier stratégique — un détroit que l’Iran est par ailleurs en train de miner — et qu’il n’accepterait pas d’accord de paix sans, entre autres, une indemnisation pour les dégâts causés, probablement de plusieurs milliards de dollars.
Dans ces conditions, il paraît difficile d’imaginer un scénario où la situation se normaliserait rapidement. L’impact économique et social d’une fermeture prolongée du détroit d’Ormuz est en effet non linéaire. Chaque jour supplémentaire avec un détroit bloqué renforce la pression stagflationniste sur l’économie mondiale, avec des effets cumulés importants.
Dans un premier temps, la pénurie de dérivés du pétrole toucherait les compagnies aériennes, très dépendantes du kérosène. Elle se diffuserait ensuite à l’ensemble de la chaîne alimentaire, notamment via la hausse du coût des fertilisants. À terme, la destruction de la demande pourrait s’étendre aux pays en développement, qui n’auraient plus les moyens d’importer du pétrole à plus de 100 dollars le baril. Si l’impact reste aujourd’hui encore largement intangible dans les données économiques, la dynamique cumulative est déjà en place.
Dans ce contexte, le DAX et les autres indices actions devraient rester étroitement corrélés (négativement) aux cours du pétrole à court terme. Plus les prix de l’énergie augmentent, plus la pression stagflationniste s’intensifie sur l’économie mondiale, en particulier en Asie, dont une grande partie de l’approvisionnement énergétique provient du Golfe persique (l’Europe étant exposée dans une moindre mesure).
Entrée : Short en dessous de 24 000 points
Objectif : 21 500 points
Stop : 24 000 points
Risque/Rendement : >2
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