La composition de l’IBEX 35 et le dynamisme de l’économie espagnole ont permis à l’indice d’afficher de nouveaux records ces derniers mois…mais attention au risque de surachat.
Près de 40% de hausse sur les 12 derniers mois et 60% de hausse depuis le creux touché en avril 2025 après l’annonce des taxes douanières par l’administration américaine. Le principal indice de la bourse espagnole a été un des plus performants en Europe.
Et sa composition y est pour quelque chose : les banques et valeurs financières espagnoles (Santander, BBVA, CaixaBank, Sabadell, Bankinter…) représentent près de 40% de la capitalisation boursière de l’indice IBEX 35. Or depuis 2 ans, le secteur boursier le plus performant en Europe, tous secteurs confondus, est celui des banques avec…100% de hausse pour l’indice Stoxx 600 Europe Banks !
Le deuxième secteur le plus représenté dans l’IBEX 35 est celui des « utilities » (services aux collectivités) avec près de 20% de la capitalisation boursière de l’indice. Et comme pour les valeurs bancaires, ce secteur a très bien performé en bourse à l’échelle européenne avec 52% de hausse en 24 mois pour l’indice sectoriel Stoxx 600 Europe Utilities. Une des plus fortes performances sectorielles après les banques.
Puis arrive en troisième position, en termes de pondération au sein de l’IBEX 35, les valeurs industrielles (Ferrovial, ACS, Aena…) à hauteur de 15%. Là encore, un secteur boursier très performant à l’échelle européenne avec 49% de hausse en 24 mois pour l’indice Stoxx 600 Europe Industrial Goods & Services.
Donc la composition de l’IBEX 35 explique en grande partie ses performances boursières remarquables depuis des mois mais il ne faut pas oublier non plus la très bonne tenue de l’économie espagnole. Elle a affiché une expansion robuste, avec une croissance du PIB de 2,9 % en 2025, soutenue par une demande intérieure résiliente et un marché du travail dynamique.
Je reste positif à moyen-terme sur cet indice mais l’enchaînement de plusieurs mois de forte hausse, avec très peu de « respirations » (seulement quelques jours à chaque fois avant de repartir fortement à la hausse) donne le sentiment d’un indice en surachat à court-terme, ce que semble également indiquer des indicateurs techniques comme le RSI (Relative Strenght Index). Et ce, même si la valorisation globale de l’indice est inférieure à celle du CAC40 ou du DAX.
Une phase de correction temporaire détendrait la situation d’un point de vue « technique », et offrirait une belle opportunité de « buy the dip » pour les investisseurs qui attendent d’acheter certaines valeurs un peu moins chères.
Ces informations ont été préparées par IG Europe GmbH et IG Markets Limited. En plus de la déclaration ci-dessous, le contenu de cette page ne contient pas d’enregistrement de nos cours, ni d’offre ou de sollicitation d’une transaction sur un instrument financier. IG décline toute responsabilité quant à l’utilisation qui pourrait être faite de ces commentaires et aux conséquences qui pourraient en découler. Aucune déclaration ou garantie n’est donnée quant à l’exactitude ou à l’exhaustivité de ces informations. Par conséquent, toute personne qui agit en son nom le fait entièrement à ses propres risques. Toutes les recherches citées ne tiennent pas compte des objectifs spécifiques d’un investissement, de la situation financière ou des besoins propres à chaque investisseur susceptible de les recevoir. Ces informations n’ont pas été préparées conformément aux exigences légales visant à promouvoir l’indépendance de la recherche en investissement et, en tant que tel, sont considérées comme une communication marketing. Bien que nous ne soyons pas spécifiquement contraints de traiter en amont de nos recommandations, nous ne cherchons pas à en tirer profit avant qu’elles ne soient fournies à nos clients. Voir la déclaration relative aux recherches non indépendantes et le résumé trimestriel.