Le CAC 40 revient proche d’une première zone de support clé à environ 8000 points, mais l’évolution des cours de pétrole devrait continuer à donner le tempo.
Le cours du CAC 40 a reculé ces deux dernières semaines dans le sillage du rebond des cours du pétrole, alors que les négociations entre les États-Unis et l’Iran sont au point mort. Néanmoins, le reflux rapide du Brent jeudi et vendredi, après un retour vers ses plus hauts du mois de mars atteints lors du pic des tensions, suggère que la zone des 115 dollars reste une résistance importante. Il s’agit du troisième échec notable du Brent autour de ce seuil, après un premier test début mars, puis un deuxième mi-mars.
Bien que les tensions se soient quelque peu retendues entre les deux pays, le scénario central reste, à ce stade, celui d’une désescalade progressive plutôt que d’une rupture complète du processus de négociation. Des à-coups restent probables, comme l’illustre la séquence actuelle, mais le changement d’attitude de Téhéran et de Washington fin mars en faveur de la négociation suggère que les deux camps perçoivent désormais un coût élevé à une nouvelle escalade. Ni les États-Unis ni l’Iran n’ont véritablement intérêt à un blocage prolongé du détroit d’Ormuz, qui ferait monter le prix de l’énergie, accroîtrait les risques macroéconomiques et compliquerait la stabilisation des marchés.
Selon le Wall Street Journal, citant des personnes proches du dossier, l’Iran aurait assoupli ses conditions pour les négociations avec les États-Unis concernant un accord de cessez-le-feu durable. Téhéran aurait abandonné la condition préalable selon laquelle Washington devait lever le blocus du détroit d’Ormuz avant toute discussion sur un cessez-le-feu, et aurait également proposé d’aborder son programme nucléaire en échange d’un allègement du régime de sanctions américaines. L’Iran aurait aussi signalé qu’il était prêt à revenir à la table des négociations au Pakistan dès la semaine prochaine. Ces éléments soutiennent l’hypothèse d’une poursuite graduelle de la désescalade, même si le risque d’un nouvel épisode de tension reste élevé tant qu’aucun accord formel n’est annoncé.
La zone euro reste plus vulnérable qu’un pays comme les États-Unis à un choc pétrolier, car elle importe une part importante de son énergie, tandis que l’économie américaine bénéficie davantage de sa production domestique de pétrole et de gaz. Une détente durable du Brent réduirait donc la pression sur les coûts de production, les marges des entreprises et les anticipations d’inflation en Europe. Elle pourrait également réduire la probabilité d’un nouveau durcissement monétaire de la Banque centrale européenne (BCE), actuellement estimée à 89% pour une hausse de 25 points de base lors de la réunion du 11 juin.
Dans ce scénario, les actifs européens bénéficieraient donc d’un double soutien : une baisse de la prime de risque énergétique et un recul des anticipations de taux. Dans ce cas, les secteurs les plus sensibles aux conditions financières et au cycle domestique, notamment les banques, devraient surperformer. À l’inverse, les valeurs pétrolières comme TotalEnergies seraient plus exposées à une sous-performance.
Techniquement, l’indice parisien revient sur une zone de prix intéressante, proche de sa moyenne mobile à 200 séances et du seuil psychologique des 8 000 points. Le couple gain/risque redevient donc plus favorable à l’achat, mais la configuration reste dépendante de l’évolution du Brent et des négociations entre Washington et Téhéran. De brèves incursions sous les 8 000 points restent possibles, notamment si les tensions géopolitiques se retendent ou si le pétrole repart vers ses récents sommets.
Entrée : Achat à 8000-8100 points
Objectif : 8600 points
Stop : 7900 points
Risque/Rendement : >2
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