Le titre s’échange très proche de ses capitaux propres tangibles estimés à 39$ par action, comme si l’activité économique n’avait aucune valeur. Dit autrement, l’investisseur paie très peu pour la franchise, la marque, l’échelle nationale et l’écosystème de financement. Cela ne signifie pas que le risque est inexistant, mais que beaucoup de mauvaises nouvelles semblent déjà dans le prix.
Le timing devient aussi plus intéressant. Le conseil a reconnu que le statu quo ne suffisait plus. CarMax s’est séparé de son CEO historique et a nommé Keith Barr, un dirigeant davantage associé à l’exécution et à la transformation. En parallèle, l’activiste Starboard Value a pris près de 6% du capital, obtenu deux sièges au conseil et mis sur la table une feuille de route simple : améliorer la conversion digitale, fluidifier le parcours de reprise, utiliser une tarification plus dynamique et réduire une base de coûts devenue trop lourde, avec plus de 300 millions de dollars d’économies visées.
La thèse n’est donc pas que CarMax va redevenir demain une machine de croissance exceptionnelle, mais que le marché paie surtout la déception accumulée depuis 2021 et n’accorde presque aucune valeur à un scénario de normalisation.