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Bilan du mois de mars 2019

Du côté des indices boursiers internationaux

Le mois de mars n’emprunte pas les traces du mois précédent. Les performances sont plus éparpillées et certains indices sont passés au rouge. La performance globale des indices varie maintenant dans un intervalle plus large, compris entre -3,13% et 5,53%.

Que faut-il remarquer ce mois-ci ? L’indice chinois Shanghai Shenzhen CSI 300, qui affichait une performance de +14,6%, reste champion de ce classement et garde la première place avec une performance toujours significative de +5,53%. Le Hong Kong Hang Seng suit dans les pas de son homologue chinois et affiche une hausse de +1.46%, le Nikkei est le mauvais élève du groupe, le seul indice asiatique à finir dans le rouge avec une performance de -0.84%. Après un début d’année sur les chapeaux de roues, les indices asiatiques ont consolidé pendant presque tout le mois de mars pour terminer in extremis sr une note haussière.

Les indices américains sont eux aussi éparpillés. Le risque de récession pèse sur l’économie américaine, mais les indices US affichent tous des performances positives. Le Dow Jones reste à l’équilibre autour du chiffre rond ce mois-ci. Le Nasdaq prend la tête du trio américain et affiche une performance de +2,61%, et le S&P500 finit en milieu de liste avec une performance de +1,79. La chute des rendements obligataires a accompagné le ralentissement économique qui fait peser un risque sur les performances bénéficiaires des entreprises.

Les performances européennes, elles, sont complètement dispersées. Malgré une baisse de performance, le CAC 40 affiche toujours des résultats solides (+2,10%) mais passe à la troisième place du classement européen, derrière ses congénère italien (+3,03%) et britannique (+2,89%). Le FTSE 100 de nos voisins britanniques remonte la pente et affiche un résultat solide face à toutes attentes, faisant face à une situation d’impasse totale face au Brexit et une livre sterling qui ne cesse de prendre de la valeur. La dernière place du classement revient sans conteste à l’indice belge qui affiche une performance négative de -3,13%.

Du côté des indices sectoriels européens et des valeurs françaises

A l’image des indices européens, les performances sectorielles sont elles aussi très dispersées.

Cinq secteurs sont dans le rouge ce mois-ci. Les secteurs du voyage et loisirs, des médias, de l’automobile et bancaire sortent du lot avec les moins bonnes performances et occupent les dernières places du classement.

Un secteur se fait remarquer en particulier en bas de ce classement, le secteur bancaire. Ses mauvaises performances sont notamment dues aux faibles résultats de la Société Générale (- 4,54%), BNP Paribas (-6,06%). Le secteur automobile fait également grise mine et fait une virée dans le rouge, tiré vers le bas par les valeurs françaises Renault (-2,19%) et Peugeot (-2,77%) et de Valeo (-6,31%).

Le secteur des biens consommation et soins personnels termine en tête du classement avec une performance de +6,56%, grâce aux très bons résultats de l’Oréal (+8,07%) et du groupe LVMH (+8,58%). Malgré la performance négative d’Iliad (-2,62 %), le secteur des télécoms regagne des couleurs et affiche lui aussi une très belle performance à hauteur de +3,88%, résultant notamment de la surperformance d’Orange (+7,89%). Le secteur de l’immobilier reprend également des couleurs et revient vers le haut du classement avec une performance de 3,59%.

La construction revient au point mort à cause de la terne performance de Bouygues (-7,01%) et progresse avec peine de 1,62% ce mois-ci.

Les secteurs défensifs de la santé et de l’agroalimentaire ont toujours bonne mine, et continuent de progresser de +2,79% et +6,12% respectivement. Cette bonne performance du secteur agroalimentaire est due en partie aux excellents résultats de Pernod-Ricard (+5,25%) et de Danone (+3,56%).

La distribution reste en forme et garde le statu quo avec une performance fidèle à elle-même de +3,40% pour le troisième mois consécutif, en dépit des terribles résultats du géant Carrefour (-7,50%) et de Casino (-16,90%) à la dernière place du classement.

Du côté des statistiques macroéconomiques

Les PMI manufacturier et non manufacturier ont à nouveau évolué en ordre dispersé. Le premier a rechuté après son rebond revenant à son niveau de fin d’année 2018 à 54,2 points. Le second, lui, rebondi à son tour et remonte de 3 points pour finir à 59,7 points. Le ralentissement se poursuit. Même si une perspective de reprise commence à s’installer petit à petit, le risque de récession économique plane encore et n’est pas à écarter totalement pour l’instant.

Le chiffre des créations d’emplois dans le secteur non agricole a fortement chuté. Il n’augmentent que de 20 000 postes sur le mois de février. C’est le plus faible gain depuis février 2017. Pourtant, l’économie américaine crée toujours de nouveaux empois. Le taux de chômage repart à la baisse et tombe à 3,8%, perdant 0,2% par rapport au mois précédent.

En zone euro, le PMI des services et le PMI composite reprennent un peu de terrain, pour arriver à 52,8 et 51,9, contre 51,2 et 51,0 au mois de janvier respectivement. A l’encontre, le PMI manufacturier, lui, continue de concéder quelques points pour s’établir à 49,3 contre 50,5 en janvier. Le prochain rapport sera publié le 3 avril. Un passage sous 50 des PMI services et composite annoncerait une entrée en récession possible.

Au niveau des indices de confiance pour le mois de mars, le sentiment économique européen continue de diminuer et passe sous les 106 points à 105,5 points. La confiance du consommateur, quant à elle, maintient une légère progression mais reste tout de même faible à -7,2 points.

Du côté des devises et des matières premières

Sur le marché des devises, la paire la plus populaire, l’euro contre le dollar américain, vient retester la borne basse de sa zone de consolidation après son piège à baissiers du début du mois, passant sous la barre des 1.1250 $ pour finir à 1.1233 $, soit une nouvelle baisse de - 1,16%. Contre les autres paires de devises majeures, le dollar termine également en baisse face au yen (-0,26%) et au dollar canadien (-0.25%), mais s’apprécie face à la livre sterling (+1.38%). La tendance se renverse en globalité face aux devises émergentes. Le dollar reprend des couleurs confronté au dollar brésilien (+4,39%) et à la devise sud-africaine (+2,95%), mais concède encore du terrain face au rouble russe (-1,75%).

Du côté des matières premières agricoles, les mouvement baissiers les plus significatifs concernent le bétail et le blé, qui perdent -3,3% et -4% respectivement. La plus forte hausse revient au coton, qui gagne 6,17% et termine à 77.29 $. Quant au cacao, qui affichait une baisse conséquente le mois précédent, il a fait preuve de vigueur et regagne 1,44%.

Concernant le marché des métaux, le Gold (or) continue de lâcher prise et termine à nouveau en baisse ce mois-ci de -1.62% pour s’établir à 1288.94 $. Le Silver (argent) emprunte le même chemin que son grand frère et affiche une perte -3,2% arrivant à 15,06 dollars. Le Copper (cuivre) reste pratiquement inchangé à 295,6 cents, et le Platinum (platine) diminue de -2,5% à 849,77 dollars.

Le Brent et le WTI continuent leurs progressions et affichent de belles performances, de +4,85 et + 1,88% respectivement. La gazoline grimpe encore depuis le début de l’année avec une nouvelle hausse de +7,56% et termine à 189,2 dollars.

Conclusion

Des nouvelles sur le front économique qui restent tout à fait déprimées, et pourtant, des actions qui grimpent sans retour… La situation n’est pas exceptionnelle. Elle est toujours déroutante. Faut-il favoriser le message de l’économie, ou celui du marché ? Le marché, c’est connu, a toujours raison, mais il est changeant. Il se retourne parfois sans crier gare. L’économie est toujours en retard sur les prix de bourse. Ce que l’on comprend de l’économie un jour donné n’est pas une indication fiable de ce que les marchés feront. Ils sont peut-être déjà passés à l’histoire suivante, car après ce ralentissement, le cycle s’améliorera, forcément, car il se reprend toujours au bout du compte. Et si en attendant les bonnes nouvelles, la recherche de rendement continue de faire pression sur les marchés d’actions, la hausse peut se poursuivre en dépit de tout, et même de Brexit !


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