Passer au contenu

Les CFD sont des produits à effet de levier. Le trading sur CFD ne convient pas à tous les clients et peut engendrer des pertes excédant votre investissement. Nous vous remercions de bien vouloir prendre connaissance du document Risques du Trading afin de vous assurer de la bonne compréhension des risques inhérents à ce type d'opérations. Les CFD sont des produits à effet de levier. Le trading sur CFD ne convient pas à tous les clients et peut engendrer des pertes excédant votre investissement. Nous vous remercions de bien vouloir prendre connaissance du document Risques du Trading afin de vous assurer de la bonne compréhension des risques inhérents à ce type d'opérations.

Hydrogène : ces valeurs françaises déjà dans la course

De McPhy Energy à Air Liquide, un ensemble d’actions françaises devraient profiter des nouvelles ambitions du gouvernement pour la filière hexagonale de l’hydrogène "propre".

actions hydrogène Source: Bloomberg

Le plan de relance de la France devrait donner un coup d’accélérateur à l’hydrogène... et à plusieurs actions françaises engagées dans ce prometteur pilier de la transition énergétique.

Parmi les 30 milliards d’euros consacrés à cet enjeu, le gouvernement a annoncé jeudi que 2 milliards d’euros de fonds publics seront destinés au développement de l'hydrogène dans les deux ans – et que l’enveloppe serait portée à 7,2 milliards d’euros d’ici dix ans.

Ces investissements augurent un tournant majeur pour la filière et ses débouchés industriels, dont les principaux concernant les véhicules motorisés, les trains, la sidérurgie, ou encore les équipements de chauffage.

L’hydrogène, un pilier de la transition énergétique

Le soutien de l’Etat dans l’un des maillons les plus prometteurs de la transition énergétique - était jusqu’à présent quasi-symbolique. La dernière enveloppe consacrée à l’hydrogène en 2019 n’atteignait que 100 millions d’euros. Les 7 milliards désormais sur la table devraient être aiguillés dans la R&D et dans des projets industriels d’envergure, notamment relatifs à la production de piles à combustibles pour les véhicules à hydrogène.

La France a emboité le pas de l’Allemagne, qui a annoncé cet été 9 milliards d’euros pour la filière, et plus largement de l’Europe, la Commission ayant fixé l’objectif que la part d’hydrogène propre représente 14% du mix énergétique du Vieux Continent d’ici à 2050, là où elle en représente aujourd’hui moins de 1%.

Le déploiement de cette nouvelle technologie dans sa dimension décarbonée (c’est-à-dire issue de l’électricité « verte ») n’en est qu’à ses balbutiements mais ses débouchés prometteurs séduisent déjà les investisseurs boursiers. Pour autant, ils seront loin d’être à l’abri de quelques désillusions durant une période expérimentale qui devrait durer encore quelques années.

Nikola Corporation, emballement et désillusions

En reflète – non sans une part d’irrationnalité - le récent parcours boursier de Nikola, concepteur de poids lourds et batteries à hydrogène et électriques. Arrivée récemment à Wall Street, la société a connu une spectaculaire ascension lors de son IPO à New York en juin dernier, portée par plus de 100% de hausse dans les premiers jours de sa cotation.

Mais le soufflet est retombé aussi sec car Nikola, qui ne prévoit le lancement de ses premiers modèles à hydrogène que dans trois ans, a vite été la cible de critiques sur la crédibilité de son projet. En août, l’entreprise a douché les espoirs d’une partie des opérateurs en publiant des résultats financiers bien inférieurs aux attentes, accusant 86,6 milliards de dollars de pertes au 2e trimestre, un montant plus de quatre fois plus élevé qu’à la même période en 2019. Depuis son introduction en bourse, le titre a néanmoins progressé de 7%.

L’action McPhy Energy en hausse de 560%

En France, parmi les small caps, la société McPhy Energy fait beaucoup parler d’elle. Spécialiste de l’hydrogène depuis 2007, cotée sur Euronext depuis six ans, elle est considérée comme la pépite hexagonale sur le marché de l’hydrogène.

Cette année, le cours de son action a littéralement explosé (+560%) à la faveur de l’annonce de beaux contrats (dont un projet de production par électrolyse chiffré à 3,6 millions d’euros) et des perspectives de développement de la filière en Europe. Depuis hier, le titre s’est valorisé

Au sein du CAC 40, tous les grands acteurs de l’énergie se sont déjà lancés dans la course à l’hydrogène. En réalité, tous les géants français de l’industrie ont été obligés de se mettre au diapason d’une technologie « officiellement » déclarée stratégique pour le futur de l’économie hexagonale.

A lire aussi : « Les actions hydrogène – investir dans les énergies alternatives »

L’hydrogène, un enjeu stratégique pour les grandes sociétés cotées

Engagé depuis plusieurs années dans une réorientation de décarbonisation de sa production d’hydrogène, Air Liquide, l’un des leaders mondiaux, est naturellement bien positionné : le groupe s’est d’ailleurs porté candidat à l’un des appels à manifestation d’intérêt du gouvernement pour le développement de deux projets d’hydrogène « vert » par électrolyse, aux côtés de la société H2V. Valorisé 66,53 milliards de dollars à la bourse de Paris, l’action Air Liquide a fait preuve d’une bonne résilience : elle s’est appréciée de plus de 11,5% depuis le début de l’année.

Sa concurrente, Engie, qui négocie actuellement la revente de sa participation dans Suez à Veolia, ambitionne de produire 960 tonnes d’hydrogène « vert » d’ici à 2024 pour réduire son empreinte carbone de 8000 tonnes de CO2 dans le cadre d’un projet de production par électrolyse financé par un programme européen, dans lequel on retrouve aussi le spécialiste allemand des énergies renouvelables Sunfire. L’action Engie a fortement souffert de la crise du coronavirus. Après avoir lourdement chuté au mois de mars, le titre reste en baisse de plus de 17% sur huit mois.

Quant à Total, l’hydrogène a bien sûr aussi sa place dans la diversification de Total vers la production d’énergies renouvelables. Financièrement, le géant pétrolier a réussi à maintenir la tête hors de l’eau grâce aux revenus générés par ses activités « vertes », mais il a aussi été lourdement sanctionné par le double crack- pétrole-actions du coronavirus, à -32% depuis le début de l’année.

Son PDG avait déclaré fin 2019 que le groupe étudiait de près la conversion de son réseau européen de bornes de charge gaz pour véhicules lourds d’ici à 2030, et planchait sur la transition de production de gaz à une production d’hydrogène issue d’énergies renouvelables. Total s’est aussi associé à Sunfire dans un projet d’électrolyseur qui sera installé sur l’une de ses raffineries en Allemagne.

Alstom déjà sur les rails de l’hydrogène ferroviaire

Les industries de la mobilité répondent également présentent. Alstom, le spécialiste des équipements ferroviaires (CAC Next 20, +11,3% en ytd), a pris un temps d’avance sur ses concurrents en passant cette année avec succès les derniers tests de son train à hydrogène. Et le carnet d’ordres est déjà rempli avec des contrats en Allemagne et en Italie, tandis que le groupe reste dans l’attente d’une potentielle commande de la SNCF.

Michelin (-12,4% ytd) et Faurecia (CAC Next 20, -15,3% ytd) ont créé l’année dernière une co-entreprise spécialisée dans les systèmes à hydrogène destinés aux véhicules (piles à combustible, services de maintenance…) moyennant un premier investissement de 140 millions d’euros. PSA (Peugeot, -29% ytd) s’est allié à Total pour la production de batteries au sein d’une futur « gigafactory » qui sera installée dans le Pas-de-Calais.

Hyundai vise 500 000 voitures à hydrogène d’ici dix ans

Enfin, Renault (-41% ytd) est sur le point de commercialiser deux modèles à hydrogène réservés au marché professionnel. Dans un secteur en pleine mutation, la concurrence internationale est déjà féroce : le Japonais Hyundai est largement en tête. Ces deux dernières années, il a déjà commercialisé près de 9300 voitures à hydrogène, poursuivant l’objectif de sortir d’usine 500 000 unités d’ici à 2030.

IG vous offre la possibilité de faire du trading sur hydrogène et beaucoup d’autres matières premières au moyen des CFD et des produits barrières.


En complément des mentions ci-dessous, veuillez noter que les informations présentes sur cette page ne constituent pas un historique de nos cotations ou une offre ou sollicitation à investir dans un quelconque instrument financier. IG Bank S.A. se dégage de toute responsabilité concernant l’utilisation qui en est faite et des conséquences qui en résultent. Veuillez noter que ces informations ne prennent nullement en compte la situation financière et les objectifs d’investissement spécifiques aux personnes qui les reçoivent. Ces informations n’ont pas été conçues pour répondre aux exigences légales en matière d’indépendance de la recherche sur l’investissement. Elles doivent donc être considérées comme une communication à des fins marketing. Enfin, bien que notre politique de passage d’ordres ne soit pas restrictive, nous ne cherchons pas à profiter de ces recommandations avant d’en faire la communication auprès de nos clients. Voir la déclaration relative aux recherches non indépendantes.

Avez-vous trouvé vos prochaines opportunités ?

Saisissez-les dès à présent.

Investissez en bourse sur plus de 17'000 valeurs depuis notre plateforme plusieurs fois récompensée avec des spreads compétitifs sur indices, actions, matières premières et plus encore.

Les cours en temps réel

  • Forex
  • Actions
  • Indices


Voir plus de valeurs forex en temps réel

Les cours ci-dessus sont soumis aux mentions légales du site et sont uniquement fournis à titre indicatif. Tous les cours des actions sont différés d'au moins 15 minutes.

Ces sujets pourraient vous intéresser...

Informez-vous sur les frais et commissions liés au trading avec notre tarification transparente.

Découvrez pourquoi tant d'investisseurs nous accordent leur confiance, et ce qui nous rend les leaders du courtage en ligne sur CFD.

Consultez notre calendrier économique pour suivre les événements économiques majeurs.