Les prévisions à la baisse de la croissance mondiale font vaciller les marchés

La volatilité continue de hanter les marchés, après une amplitude de plus de 100 points hier, le CAC 40 affiche une marge de près de 200 points entre son plus haut (+1,51%) et son plus bas (-2,45%) du jour.

Le CAC 40 cherche sa direction après l’annonce importante de la BNS

Ce mouvement de montagnes russes a été déclenché par la rechute des cours du Brent (-0,9% à 48,30 dollars), mais surtout par la décision de la Banque Nationale Suisse (BNS) 

A la mi-séance, le CAC 40 cède 0,87% à 4 186,39 points dans un volume d’affaires de 2,2 milliards d’euros. Ailleurs en Europe, le Footsie londonien perd 0,40%, le Dax de la Bourse de Francfort prend 0,11% et l’Euro Stoxx 50 des principales valeurs de la zone euro plie de 0,17%. A Zurich, l’indice SMI chute de 8,87%. Le contrat future mars sur indice Dow Jones baisse de 0,53%.

Du point de vue des statistiques, la Banque Nationale Suisse (BNS) a décidé  d’abandonner le cours plancher de sa devise à 1,20 pour 1 euro et d’abaisser son taux repo de 50 points de base à -0,75%. L’euro a momentanément cédé jusqu’à 30% face au franc suisse. La BNS avait adopté un cours minimum du franc suisse contre la monnaie unique en 2011, au plus fort de la crise de la zone euro, pour enrayer l’appréciation de sa devise.

D’autre part, l’économie allemande a enregistré une croissance de 1,5% en 2014, la plus forte depuis 2011, en ligne avec les anticipations des analystes.

L’excédent commercial de la zone euro a augmenté à 20 milliards d’euros en novembre, contre 16,5 milliards un an plus tôt. La baisse de la monnaie unique et des cours du pétrole ont permis d’amortir l’impact de la chute des exportations vers la Russie.

Enfin, quatre indicateurs américains figurent au programme de l’après-midi : l’indice Empire State de la Fed de New York en janvier, les prix à la production de décembre et les inscriptions hebdomadaires au chômage à 14h30, puis l’indice d’activité de la Fed de Philadelphie de janvier à 16h00.

Du côté des valeurs,  Sanofi et Total cèdent respectivement 1,43% à 74,70 euros et 0,76% à 40,49. Le groupe pharmaceutique a annoncé ce matin une collaboration stratégique avec l’allemand Boehringer Ingelheim pour la fabrication d’anticorps monoclonaux thérapeutiques.

A l’inverse, Valeo progresse de 1,46% à 110,80 euros. Natixis a relevé son objectif de cours sur le titre de l’équipementier automobile de 115 à 130 euros tout en maintenant son opinion à « achat ».

Les banques repartent à la baisse après leur rebond initial. BNP Paribas perd 1,03% à 44,47 euros, Crédit Agricole 0,87% à 10,21 et Société Générale 0,28% à 33,39.

Air France-KLM avance de 3,17% à 7,72 euros. La compagnie aérienne, qui présentera en février de nouvelles mesures, doit trouver 2 milliards d’euros d’économies supplémentaires sur les trois prochaines années, soit l’équivalent des réductions de coûts réalisées entre 2012 et 2014, rapportent Les Echos sans citer de sources.

Le secteur du luxe est plombé par le chiffre d’affaires décevant du suisse Richemont, qui signe son plus mauvais troisième trimestre en six ans. LVMH plie de 1,51% à 130,70 euros, Kering de 0,46% à 161,70 euros et Hermès de 1,17% à 281,80 euros.

L’Oréal résiste (-0,21% à 141,30 euros) dans le sillage de la progression de 5% de Beiersdorf à Francfort. Le fabricant de la crème Nivea a fait état d’une croissance de 2,3% de son chiffre d’affaires 2014 à 6,28 milliards d’euros, contre 6,25 milliards attendus, et confirmé ses prévisions pour l’ensemble de l’exercice.

Enfin, Ipsos accuse la plus forte baisse du SRD (-5,89% à 22,30 euros). Le spécialiste des études de marché et des sondages d’opinion a annoncé un nouveau plan stratégique baptisé « le nouveau chemin », censé lui permettre de renouer avec la croissance après trois ans de stagnation de son activité. Ces nouvelles ambitions ont apparemment déçu.

Après son rebond de 4,5% hier, lié à des débouclements de positions vendeuses avant l’échéance des contrats mensuels, le baril de Brent oscille autour de 48,65 euros (-0,20%).

Sur le Forex, la parité euro/dollar est en baisse de 0,60% à 1,1720 dollar.

 

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