Les marchés n'arrivent pas à rebondir

La Bourse de Paris accuse son cinquième repli consécutif, plombée par la baisse continue des cours du pétrole et le risque politique en Grèce.

Le CAC 40 cède encore du terrain

A la mi-séance, le CAC 40 recule de 1,36% à 4 168,40 points dans un volume d’affaires de 918 millions d’euros. Ailleurs en Europe, le Footsie londonien perd 1,66%, le Dax de la Bourse de Francfort 1,33% et l’Euro Stoxx 50 des principales valeurs de la zone euro 1,42%. A Athènes, l’indice ASE rebondit de 1,32%. Le contrat future décembre sur indice Dow Jones baisse de 0,61%.

Les ingrédients sont toujours les mêmes, le recul des cours du pétrole (à moins de 63 dollars pour le Brent et à environ 59 pour le WTI américain), et les incertitudes politiques en Grèce continuent en effet de boucher l’horizon boursier européen. Le Premier ministre grec Antonis Samaras a prévenu hier que le pays risque de se retrouver confronté à un retour « catastrophique » de la crise de la dette en cas de chute de son gouvernement à une semaine de l’élection présidentielle. Le rendement de l’emprunt grec à 10 ans se maintient au-dessus des 9%, avec un pointe à 9,2% ce matin. 

A contrario, le rendement du Bund allemand de même échéance a touché un nouveau plus bas historique à 0,6373%. A noter en outre que Fitch doit faire le point sur la note souveraine de la France. La même agence et Standard & Poor’s doivent se prononcer sur la note du Royaume-Uni.

La santé de l’économie américaine plaide pour un relèvement du loyer de l’argent de la Fed en 2015, tandis que la BCE cherche à gagner du temps avant d’engager des mesures drastiques. Le peu d’empressement des banques de la zone euro à se fournir au guichet de la BCE à l’occasion des deux opérations ciblées de refinancement à long terme rend quasi nulle la probabilité de voir le bilan de la Banque Centrale Européenne augmenter de 1 000 milliards d’euros, à moins d’en passer par un QE.

Il n’est cependant pas inutile de rappeler que Mario Draghi a déclaré lors de sa dernière conférence de presse que la BCE évaluera la situation au cours du premier trimestre avant de prendre sa décision, ce qui signifie qu’il n’y a pas d’urgence pour un QE.

Sur le front des statistiques, la production industrielle a progressé de 0,1% en octobre dans la zone euro et de 0,7% sur un an, tandis que l’emploi salarié a augmenté de 0,2% au troisième trimestre et de 0,6% sur un an. Deux indicateurs américains sont attendus dans l’après-midi : les prix à la production de novembre à 14h30 et la première estimation de l’indice Reuters-Université du Michigan pour le mois de décembre à 15h55. Le consensus Bloomberg table sur une amélioration à 89,5 points, contre 88,8 en novembre.

Technip recule de 2,84% à 47,04 euros, accusant ainsi la plus forte baisse du CAC 40, d’autant que l’indice Stoxx Europe 600 du pétrole et du gaz perd 1,96% et signe la deuxième plus forte baisse sectorielle derrière les matériaux de base (-2,03%). CGG baisse encore de 4,86% à 6,85 euros alors que l’Etat, actionnaire du groupe, ne serait pas convaincu par l’intérêt d’une OPA de Technip.

Toujours première capitalisation du CAC 40, Total cède 1,60% à 41,89 euros et le numéro deux, Sanofi, plie de 2,09% à 73,1 euros.

Danone lâche 1,95% à 54,33 euros après l’ajustement de ses objectifs pour 2014 et l’annonce de son intention de conserver sa division de nutrition médicale.

Orange cède 0,43% à 13,92 euros. La bataille qui oppose EE (coentreprise entre le français et Deutsche Telecom au Royaume-Uni) et Telefonica (propriétaire d’O2) dans l’optique d’un partenariat avec BT monte en puissance. Le président de Telefonica s’est rendu à Londres jeudi, tandis que les actionnaires d’EE ont proposé d’être payés en partie en actions BT pour faciliter une transaction.

Kering recule de 2,01% à 155,690 euros. Le groupe a confirmé ce matin le départ de Patrizio di Marco, PDG de Gucci, ainsi que celui de Frida Giannini, directrice de la création du groupe de luxe italien.

Hermès perd 4,23% à 280,90 euros alors que Société Générale a dégradé le titre du sellier de luxe de « conserver » à « vendre ».

Saint-Gobain progresse de 1,62% à 33,49 euros. Citi a maintenu sa recommandation à achat sur la valeur en dépit de la mise sous surveillance par Fitch de la note de la dette à long terme BBB du groupe avec implication négative.

Zodiac Aerospace gagne 0,57% à 26,24 euros. L’équipementier aéronautique a annoncé une croissance de 15,8% de son chiffre d’affaires au premier trimestre de son exercice 2014-2015 et dit s’attendre à une remontée progressive de sa marge opérationnelle. JPMorgan souligne que les récents problèmes de production ont été réglés et que le groupe pense pouvoir bénéficier de la baisse des cours du pétrole, qui devrait encourager les compagnies aériennes à investir dans la rénovation des cabines. Le titre est un des « top picks » du broker, avec un potentiel de hausse de 25%

Enfin, Elior cède 3,57% à 12,97 euros. Le groupe de restauration collective a dégagé un excédent brut d’exploitation de 447 millions d’euros au cours de l’exercice 2013-2014, en hausse de 5,5%. Elior table sur une croissance organique de son chiffre d’affaires d’au moins 2% pour l’exercice 2014-2015.

Sur le marché des changes, la paire euro/dollar progresse de 0,17% à 1,2428 dollar.

 

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