Le CAC chute avec Wall Street

La Bourse de Paris reculait de nouveau vendredi matin, la crise ukrainienne et les problèmes de l’économie chinoise continuant de peser sur le moral des investisseurs.

Après le décrochage de Wall Street hier et des bourses asiatiques ce matin avec un Nikkei en chute de 3,30 %, l'indice CAC, à mi-séance, reculait de 0,85 % à 4 214,37 points, le DAX de 0,32 % à 8 988,97 points et le FTSE 100, de 0,19 % à 6 541,11 points.

Les investisseurs affichaient toujours leur prudence ce matin à la veille d’un week-end qui pourrait être crucial pour la suite des événements en Ukraine. 

Le référendum sur le rattachement de la Crimée à l’Ukraine qui doit se tenir dimanche a été une nouvelle fois fortement condamné par les occidentaux. Le secrétaire d'Etat américain, John Kerry, a réaffirmé que les Etats-Unis et l'Union européenne étaient prêtes à prendre, dès lundi, des « mesures très sérieuses » pour répliquer au référendum de dimanche et au manque d’avancées sur le problème ukrainien. 

Du côté Russe, Vladimir Poutine affiche toujours une posture martiale en faisant manœuvrer plus de 8 000 hommes non loin de la frontière ukrainienne. En riposte, les Etats-Unis ont envoyé leurs premiers avions de combats en Pologne et ont accentué leurs manœuvres maritimes avec la Roumanie et la Bulgarie en Mer Noire. 

Enfin, sur le terrain, après une manifestation hier à Donetsk dans l’est de l’Ukraine qui a fait un mort et plusieurs blessés dans les rangs des manifestants pro-Kiev, la DCA russe aurait ouvert le feu sur un avion de reconnaissance ukrainien alors qu'il survolait l'isthme séparant la péninsule du reste du pays.

Avec l’Ukraine, la Chine constitue l’autre sujet d’inquiétudes des investisseurs. Après la salve d’indicateurs peu encourageants publiée ces derniers jours, les marchés ont aussi réagi ce matin aux propos du Premier ministre chinois qui a affirmé que de nouveaux défauts d'entreprises chinoises étaient à craindre dans les mois à venir.

En zone euro, l'Allemagne a vu son inflation ralentir à 1,2% en février sur un an mais a été largement ignorée par les intervenants en raison de la tension qui règne en Ukraine. Pourtant, hier, Mario Draghi avait légèrement changé sa dialectique concernant le risque de déflation dans l’union monétaire en évoquant des « risques limités » alors que lors de précédentes déclarations, le président de la BCE avait affirmé que cette dernière n’était pas aux portes de la zone monétaire européenne. 

Outre-Atlantique, les investisseurs jetteront un coup d’œil aux prix à la production pour février ainsi qu’au Michigan sentiment. Mais, tous les regards seront tournés vers Londres où le secrétaire d'Etat américain, John Kerry, doit rencontrer son homologue russe, Sergueï Lavrov, pour ce que certains observateurs qualifient déjà d’entrevue de la dernière chance.

Du côté des valeurs françaises, le secteur des télécoms a connu une nouvelle péripétie avec les dernières déclarations d’ Arnaud Montebourg réagissant aux rumeurs faisant état du choix de la solution Numericable par Vivendi concernant le rachat de SFR.

Le ministre du redressement productif qui n’a jamais caché sa préférence pour Bouygues, a tenté de faire pression sur Vivendi en soulignant les risques de l’option Numéricable en évoquant son surendettement et en menaçant en mots à peine voilés la société Altice, maison mère de Numéricable et son patron, Patrick Drahi, de rétorsions fiscales.

Iliad plongeait de 5,67 % à 198,05 euros, Bouygues de 6,36 % à 29,43 euros et Orange, de 2,43 % à 10,05 euros. Numéricable s’adjugeait 3,98 % à 27,45 euros alors que Vivendi reculait de 0,53 % à 19,765 euros.

Rubis progressait de 0,55 % à 51,20 euros% à 51,5 euros. Le groupe a affiché un résultat net en hausse de 12 % et annoncé le relèvement du dividende à 1,95 euro.

Fimalac reculait de 0,39 % à 53,44 euros. La société a annoncé le rachat de la société Business Monitor International, spécialiste indépendant et reconnu au niveau mondial de l'analyse des risques pays.

Dassault Systèmes prenait 0,70 % à 83,70 euros après l'annonce du prolongement de la durée de son offre publique d'achat sur son concurrent américain Accelrys.

Enfin, Stentys chutait de 5,63 % à 10,40 euros. Si le chiffre d’affaires de la société a augmenté de 34 % par rapport à l’exercice précédent, cette dernière a aussi creusé les pertes de son résultat opérationnel et de son résultat net.

L’Euro rebondissait à 1,3893 Dollar. L’or restait quasi stable à 1 372,44 dollars l’once et le Brent, échéance mai 2014, reprenait quelques dizaines de cents à 107,19 dollars le baril.

Apprenez-en davantage sur le marché des CFD avec IG.

 

 

Avertissement : IG fournit exclusivement un service d’exécution d’ordre. Les informations ci-dessus ne sont fournies qu’à titre indicatif. Elles ne constituent, ni ne doivent être interprétées comme un conseil ou une recommandation. Elles ne constituent pas non plus un historique de nos cotations ou une offre ou sollicitation à investir dans un quelconque instrument financier. IG Markets se dégage de toute responsabilité concernant l’utilisation qui en est faite et des conséquences qui en résultent. IG ne peut garantir que l’information fournie ci-dessus soit complète ou exacte et se dégage donc de toute responsabilité quant aux risques encourus par toute personne agissant sur la seule base de ces informations. Veuillez noter que ces informations ne prennent nullement en compte la situation financière et les objectifs d’investissement spécifiques aux personnes qui les reçoivent. Enfin, ces informations n’ont pas été conçues pour répondre aux exigences légales en matière d’indépendance de la recherche sur l’investissement. Elles doivent donc être considérées comme une communication à des fins marketing. Il est strictement interdit de reproduire ou de distribuer tout ou partie de ces informations à des fins commerciales ou privées.

En complément des mentions ci-dessous, veuillez noter que les informations présentes sur cette page ne constituent pas un historique de nos cotations ou une offre ou sollicitation à investir dans un quelconque instrument financier. IG se dégage de toute responsabilité concernant l’utilisation qui en est faite et des conséquences qui en résultent. Veuillez noter que ces informations ne prennent nullement en compte la situation financière et les objectifs d’investissement spécifiques aux personnes qui les reçoivent. Ces informations n’ont pas été conçues pour répondre aux exigences légales en matière d’indépendance de la recherche sur l’investissement. Elles doivent donc être considérées comme une communication à des fins marketing. Enfin, bien que notre politique de passage d’ordres ne soit pas restrictive, nous ne cherchons pas à profiter de ces recommandations avant d’en faire la communication auprès de nos clients.