Le CAC subit l’Ukraine

La Bourse de Paris s’affichait en nette hausse lundi matin dans un marché toujours soumis aux événements en Ukraine et dans une séance qui se déroulera sans indicateur de premier plan.

A mi-séance, l'indice CAC 40 gagnait 0,62 % à 4 393,52 points et le FTSE 100 0,34 % à 6 735,43 points alors que le DAX reculait de 0,11 % à 9 340,82 points.

Les jours se suivent et ne se ressemblent pas à la bourse de Paris. Après avoir alterné séances en hausse et séances en baisse la semaine dernière et finit vendredi sur un repli, la bourse de Paris progressait de nouveau ce matin.

Les inquiétudes qui s’étaient fait jour vendredi concernant l’Ukraine avec notamment avec la menace de Gazprom d'interrompre ses exportations de gaz à l'Ukraine, semblent avoir été oubliées ce matin par les investisseurs parisiens. Le président Poutine se dit toujours prêt à chercher une "solution diplomatique" à la crise¸ tout en soutenant le droit au référendum de la Crimée alors que les occidentaux après avoir mise en place les premières sanctions, réclament la création d'un "groupe de contact" sur l'Ukraine.

Le marché parisien était surtout soutenu ce matin par les grandes manœuvres qui ont lieu dans le secteur des télécoms. Le PDG de Bouygues Telecom, Olivier Poussat, a annoncé que son groupe était entré en négociations exclusives avec Free pour lui vendre un réseau mobile de 15.000 antennes plus des fréquences dont celles de la 4G pour un montant de 1,8 milliard d’euros. Toutefois, cette opération reste subordonnée au succès de l’offre de Bouygues Telecom sur SFR qui semble sur de bonnes voies alors que le ministre du Redressement Productif s’est prononcé à mots couverts pour le rachat de SFR par Bouygues.

De fait, Bouygues gagnait 9,66 % à 32,99 euros, Orange 3,66 % à 10,61 euros et Vivendi, maison mère de SFR, 1,82 % à 20,68 euros. Numericable faisait les frais de l’offensive de Bouygues et perdait 14,06 % à 24,425 euros ce matin. De son côté, Iliad, par ailleurs soutenu par une bénéfice en hausse de 42,3 % et un chiffre d’affaires en progression de 18,9 %, s’envolait de 12,62 % à 212,80 euros.

C’est à peine si les investisseurs à la bourse de Paris ont noté le recul de la production industrielle française de 0,2 % en janvier après une baisse de 0,6% un mois plus tôt. Ces consœurs italiennes et espagnoles se sont affichées en hausse. La production industrielle italienne a fait mieux que prévu en janvier avec une progression de 1% par rapport à décembre, selon l’Istat. Celle de l’Espagne a augmenté en janvier, de 1,1% sur un an, confirmant une tendance à la hausse débutée en septembre après deux ans de baisse.

Parmi les valeurs françaises, outre les valeurs du secteur des télécoms, Total prenait 1,27 % à 46,725 euros. Le groupe pétrolier mène une réflexion concernant la stratégie de sa filiale de commercialisation de butane et de propane TotalGaz.

Imerys progressait de 0,49 % à 65,08 euros. Le groupe a renoncé à l’acquisition de l’américain Amcol après les surenchères de Minerals Technologies.

Eurazéo s’adjugeait 4,79 % à 60,40 euros alors qu’Exane BNP Paribas aurait relevé sa recommandation sur le groupe de « neutre » à « surperformance » et revu à la hausse de 34% son objectif de cours à 71 euros.

JCDecaux reculait de 0,68 % à 31,245 euros après la finalisation du rachat de 85% du groupe Eumex, qui va lui permettre de devenir le numéro 1 de la communication extérieure en Amérique latine.

Enfin, Quantel bondissait de 13,41 % à 4,65 euros après avoir annoncé être revenu à l'équilibre financier en 2013.

L’Euro restait stable à 1,3873 Dollar. L’or reculait à 1 336,70 dollars l’once et le Brent, échéance mai 2014, à 107,58 dollars le baril.

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