Wall Street : la bourse de New York tâtonne entre coronavirus, macro et dossier commercial

L’épidémie de coronavirus se poursuit et continue de s’alourdir à 560 morts sur le sol chinois. Pour la bourse de New York, la situation sanitaire semblait hier être déjà du passé, permettant à ses principaux indices de terminer au plus haut (le Nasdaq franchissant même un record historique).

Cet après-midi, Wall Street s’affiche plus hésitante, évoluant entre 0,15% et 0,4% vers 16h15, après que le Nasdaq soit d'abord resté à l'équilibre et que le Dow Jones soit passé en léger retrait vers 16h.

A New York, les opérateurs semblent globalement rassurés par les mesures de soutien économique annoncées par Pékin pour tenter de contrer les effets de la paralysie d’une partie du pays depuis deux semaines : injection d’importants montants de liquidités au début de la semaine, baisse des taux d’emprunts bancaires etc.

L’annonce d’une baisse des droits de douanes chinois à compter du 14 février prochain est un aussi signe positif vers la concrétisation de ses engagements relatifs à l’accord commercial de phase 1. Selon plusieurs médias, Pékin pourrait aussi invoquer une clause de « catastrophe naturelle » pour reporter ou modifier le niveau de ses promesses d’achats de produits américains sans compromettre l’accord, même si cette option a été en substance rejetée cet après-midi par le secrétaire au Trésor américain, Steven Mnuchin qui a déclaré que « la Chine ne devrait pas avoir de difficulté à respecter ses engagements commerciaux ».

Donald Trump acquitté…

Du côté de la politique américaine, les probabilités renforcées d’une réélection de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis participent aussi à aiguiser l’appétit des investisseurs après son acquittement au Sénat. Le président s’exprimera sur ce sujet depuis la Maison Blanche à 18h, heure de Paris. Hier soir, la Chambre basse du Congrès a voté à 52 voix sur 100 contre l’accusation d’abus de pouvoir, et à 53 voix sur 100 contre celle d’entrave à la bonne marche du Congrès.

Le résultat de ces votes était très attendu après que le Sénat a refusé d’entendre de nouveaux témoins, en premier lieu celui de l’ex conseiller national à la Sécurité, John Bolton, qui affirme dans un livre à paraître que Donald Trump lui avait déclaré en août 2019 ne pas vouloir débloquer l’aide militaire de l’Ukraine tant qu’elle n’enquêterait pas sur Joe Biden et son fils Hunter.

Privée de nouveaux témoignages, l’opposition démocrate n’a pas pu apporter la preuve irréfutable et concrète de l’existence d’un « qui pro quo » de Donald Trump dans sa gestion diplomatique avec Kiev. Les Républicains les moins acquis à la cause du président américain n’ont pas eu les éléments de preuve suffisants pour se risquer à voter en faveur d’un acte d’accusation. Exception faite du Sénateur Mitt Romney, ancien candidat à la présidentielle de 2012, qui s’est prononcé en faveur de l’abus de pouvoir, et n’a pas manqué depuis de récolter l’ire du locataire de la Maison Blanche.

Un président candidat renforcé…

La 4e procédure de destitution présidentielle initiée dans l’histoire des Etats-Unis laisse derrière elle une immense fracture politique entre le camp des partisans de Donald Trump et celui des Démocrates. Très divisée sur la question de l’impeachment dès l’enquête préliminaire initiée en septembre 2019, l’opinion publique en ressort davantage désunie et irréconciliable. D’après le dernier sondage de l’Institut Gallup, 85% des électeurs démocrates soutenaient la destitution contre moins de 10% des sympathisants républicains.

Pour Donald Trump, cet acquittement à l’aune du processus de désignation de son rival démocrate pour la prochaine présidentielle lui donne un beau coup d’avance. Alors qu’il a évité le sujet de la destitution dans son discours de l’Etat de l’Union mercredi soir, il devrait livrer cette fin d’après-midi une déclaration particulièrement virulente à l’encontre de ses adversaires politiques.

Pour les Démocrates, la primaire présidentielle démarre mal. Son premier Caucus, tenu dans l’Iowa le 3 février, a été entaché d’irrégularités techniques à tel point que 72 heures plus tard, les résultats définitifs sont toujours inconnus : Bernie Sanders et le challenger Pete Buttigieg, qui ont tous les deux revendiqué leur victoire, restent pour l’heure à une distance ténue, devançant plus largement Elizabeth Warren (18,2% selon les dernières données), et surtout, Joe Biden (15,8%).

Des données d'emploi moroses

Les dossiers commerciaux et politiques ont de quoi soutenir les indices la tête hors de l’eau, mais la prudence reste de mise alors que la communauté internationale continue de naviguer à vue sur la question du coronavirus. On peut aussi noter que les statistiques économiques américaines publiées cet après-midi sont peu convaincantes :

Les bénéficiaires réguliers de l’allocation chômage ont grimpé à 1751k contre 1703k le mois précédent, et les suppressions de postes annoncées par le rapport Challenger ont bondi de 67,7% alors qu’elles avaient baissé de 25,2% début janvier. En revanche, les inscriptions hebdomadaires au chômage sont tombées à 202k, leur plus bas niveau depuis avril 2019.

Les valeurs à suivre cet après-midi

(avec Reuters)

La douche froide se poursuit pour Tesla, qui a connu hier en séance une incongrue situation de « Bear Market » depuis son plus haut de mardi à 968$. La firme d’Elon Musk a explosé de plus de 36% entre vendredi dernier et mardi, pour accoucher hier d’une correction de plus de 17% à 734,7$, rattrapée par le coronavirus : son usine de production de Shanghai, qui a dû prolonger sa fermeture après le Nouvel An, a annoncé qu’elle connaîtrait des retards de livraison de son Model 3, et devrait donc affecter ses résultats trimestriels. La contraction se poursuit ce début d’après-midi : le titre cède déjà 4,42%

Bristol Myers Squibb a publié jeudi un bénéfice d'exploitation trimestriel en hausse de près de 30% sur un an grâce à l'intégration partielle de Celgene, dont le rachat pour 74 milliards de dollars (67,3 milliards d'euros) a été bouclé en novembre. L’action progresse de 2,3%.

Fiat Chrysler (FCA) a publié jeudi un bénéfice d'exploitation (Ebit) ajusté trimestriel en hausse de 7,1% à 2,12 milliards d'euros, un résultat conforme aux attentes soutenu par le dynamisme de ses activités en Amérique du Nord et une amélioration en Amérique latine. Le titre gagne 1,28%.

Twitter a annoncé jeudi avoir franchi pour la première fois la barre du milliard de dollars de chiffre d'affaires trimestriel, une performance meilleure qu'attendu, grâce à une croissance du nombre de ses utilisateurs plus rapide qu'anticipé, mais son bénéfice net ressort sous le consensus. Le titre survole la séance à +15,3%.

Dell Technologies bénéficie d’un nouveau suivi par RBC avec une opinion « performance du secteur » et un objectif de cours de 56 dollars. Le titre grimpe de 2,42%.


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