Résultats trimestriels des FAANG : quelles sont les anticipations de cours des analystes ?

Après un cru 2019 exceptionnel à Wall Street – les performances boursières combinées des GAFAM (Google, Amazon, Facebook, Apple et Microsoft) auraient participé au 5e de la progression du S&P - les géants américains de la tech ont commencé 2020 sur les chapeaux de roues.

L’évolution de la réglementation internationale, la présidentielle américaine et un ensemble de fronts concurrentiels sont autant de défis que devra relever le secteur ces prochains mois. Pour l'heure, à l'exception d'Amazon et de Netflix dans une moindre mesure, les anticipations de Wall Street sur le dernier trimestre 2019/2020 des FANNG (avec Netflix et sans Microsoft) sont très positives. C’est Netflix qui ouvre le bal ce soir, après la fermeture des marchés.

21 janvier : Netflix (capitalisation : 148,86 Md$)

Le groupe californien qui a révolutionné les usages de la télévision avec son algorytme de streaming n'est plus seul maître en son royaume : depuis quelques semaines, il doit désormais composer avec la concurrence attendue d’autres géants de l'industrie du divertissement et de la tech, tels que Disney+, Apple TV+, Peacock de Comcast et HBO Max…

Les résultats de son 4e trimestre, sont le « vrai » test inaugural de Netflix Inc (Toutes sessions) face à ces challengers de renom, puisque ce sont les premiers que la plateforme publie depuis l’arrivée éclatante de Disney+ sur son terrain au mois de novembre.

Après un 3e trimestre globalement satisfaisant – où il avait créé la bonne surprise en termes de nouveaux abonnés (6,77 millions, +12% YoY) au global, mais où il avait sous-performé sur le territoire américain – Netflix a annoncé des projections prudentes pour les trois derniers mois de son exercice : il vise 7,6 millions d’abonnés payants supplémentaires – en-dessous des 8,8 millions enregistrés à la même période en 2018 – soit une croissance annuelle de 26,7 millions de nouveaux inscrits, en baisse de 1,9 million par rapport à 2018.

Bien loin des valorisations dont ont bénéficié Facebook et Google en 2019, le prix de l’action Netflix est quasi-stable sur un an. Le ralentissement de la croissance du nombre de clients américains à partir du 2e trimestre a freiné sa course à partir du mois de juillet. A 381 dollars, l'action a décroché pour toucher un plus bas de 254,59 dollars en octobre. Profitant quand même du rallye de décembre, le titre Netflix est parvenu à limiter la casse pour s'échanger à 339,67 dollars la semaine dernière.

Pour son 4e trimestre, le consensus des analystes relevé par FactSet anticipe un bénéfice net par action de 52 cents, alors que celui-ci se situait à 83 cents il y a encore quelques semaines. Concernant l’action, la recommandation du consensus de S&P se situe à « accumuler », avec un objectif de cours moyen à 361,95 dollars.

On notera toutefois que Goldman Sachs a augmenté son objectif de cours sur le titre de 400 à 450 dollars la semaine dernière, anticipant une croissance d’abonnés plus importante que prévu.

Ce soir, le groupe devrait désormais publier seulement le nombre total de ses abonnés cumulés aux Etats-Unis et au Canada, et ne plus donner le détail des deux pays – un moyen de gommer quelque peu la baisse des premiers alors que le marché canadien a profité d’une solide croissance au 3e trimestre.

A lire également : Comment négocier des actions Netflix ?

Apple : 28 janvier (capitalisation : 1397,32 Md$)

+85% pour l’action Apple Inc (DE) en 2019. Un record, de loin la hausse la plus importante des membres du club FAANG. Et le rallye continue : son cours a déjà décollé de 8,54% depuis début janvier, et touché un nouveau plus haut historique à 318,74 dollars vendredi dernier.

Malgré le ralentissement du marché chinois en 2019 (avec 6,1% de croissance, la plus faible observée dans le pays depuis 29 ans) et la désaffection d’une partie des consommateurs asiatiques pour la marque américaine, Apple affiche une année insolente, renvoyant des mois de bras de fer commercial entre la Chine et les Etats-Unis au rang de simple et insignifiant désagrément.

En proposant ses derniers modèles d’iPhones à des prix plus abordables, Apple a réalisé un nouveau coup de maître et a pu ainsi redresser la barre de ses ventes ces derniers mois. L'entreprise californienne a aussi profité des solides résultats de ses accessoires ( AirPods, Apple Watch) et, surtout, de ceux ses services (musique, jeux vidéos, cloud) qui sont désormais sa 2e source de revenus après les ventes d’iPhones.

Last but not least, les ambitions de Tim Cook sur le marché du streaming, avec Apple TV + lancée en octobre, représentent pour le numéro un mondial des smartphones un prometteur levier de croissance.

Pour les résultats du premier trimestre de son exercice décalé, les analystes anticipent une nouvelle progression de son chiffre d’affaires à 88,3 milliards de dollarsn dans la fourchette de l'objectif d'Apple annoncé entre 85,5 et 89,5 milliards de dollars, contre 84,5 milliards à la même période l’année dernière.

Les anticipations pour le reste de l’année sont tout aussi positives. Morgan Stanley, qui a augmenté son objectif de cours de 296 à 368 dollars, estime que les commandes d’iPhone 12 devraient supplanter celles de l’iPhone 11 à partir du deuxième semestre 2020.

Pour la banque américaine, les batteries de meilleure tenue des appareils et le déploiement de la 5G pourraient accélérer le rythme moyen de remplacement des smartphones chez les utilisateurs d’Apple.

Bref, tous les voyants demeurent au vert pour la firme à la pomme, qui devrait par ailleurs profiter de la trêve commerciale entre la Chine et les Etats-Unis signée la semaine dernière...

A lire également : comment négocier des actions Apple ?

29 janvier : Facebook (534,57 Md$)

Moins importante qu’Apple, certes, mais somme toute exceptionnelle, la performance boursière du réseau social aux plus de 2 milliards d’utilisateurs a rendu gourmands les analystes.

Pour la majorité des observateurs, l’action Facebook Inc (Toutes sessions) en a encore largement sous le pied, après avoir pourtant progressé de 8,23% (au 20 janvier) depuis le début de l’année, et de plus de 48% sur un an – laissant loin derrière elle l'adversité essuyée en 2018.

Porté au dernier trimestre par de solides résultats (+29% de chiffre d’affaires au T3 sur une année glissante, et +28% par rapport au trimestre précédent), Facebook a toutefois annoncé qu’il anticipait une décélération de sa croissance au 4e trimestre, avec une progression de « seulement » 5 à 9% de ses revenus en comparaison à la période juillet-septembre.

Relevé par IG Singapour, le consensus de brokers compilé par Zacks anticipe un bénéfice par action de 2,5 dollars, en progression de 5,04% par rapport à l’année dernière.

L’action, qui s’échangeait 222,14 dollars le 17 janvier, bénéficie d’une recommandation moyenne à « achat », avec une cible de cours à 241,53 dollars.

Après le scandale Cambridge Analytica en 2018, un lot d'enquêtes antitrust, une amende record de 5 milliards de dollars infligée l’été dernière par la FCA, et des ambitions pour l’heure contrariées dans les cryptomonnaies, le groupe devrait encore profiter en 2020 d’une belle envolée de ses revenus publicitaires… notamment grâce à la présidentielle américaine.

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Amazon : 30 janvier (capitalisation : 924,52 Md$)

Le géant du e-commerce a réussi à maintenir la trajectoire haussière de son cours de bourse en 2019 malgré la contraction de ses revenus. L’action Amazon.com Inc (Toutes sessions) avait même touché de près son record historique à 2035,80 dollars au mois de juillet. Et après un petit passage à vide à l’automne, le titre Amazon s'est redressé à la faveur du rallye hivernal. Il s’échangeait 1864,72 dollars le 17 janvier, en progression de près d’1% depuis le début du mois.

Tout de même en deçà de la progression annuelle du S&P 500 à +26%, Amazon a été impactée par un 3e trimestre décevant au mois d’octobre, enregistrant pour la première fois depuis deux ans une baisse de son bénéfice net, passé de 2,88 milliards de dollars en 2018 à 2,13 milliards de dollars en 2019.

Le groupe a également été sanctionné en bourse pour le manque d’ambition de ses perspectives de fin d’année, anticipant un résultat d’exploitation compris entre 1,2 milliard et 2,9 milliards de dollars, soit en baisse de 24 à 68% par rapport à celui du 4e trimestre 2018.

En réduisant le délai de livraison de ses clients « Amazon Prime » de 48h à 24h l’année dernière, un coûteux moyen de reprendre de l’avance sur ses concurrents américains Walmart et Target Corp, la firme de Jeff Bezos a investi un montant considérable, estimé par Moody’s à environ 1,5 milliard de dollars. Cette enveloppe devrait continuer de peser lourdement sur sa profitabilité ces prochains mois, estime l'agence de notation.

Autre revers subi par l'entreprise ces derniers temps, l’autorité de la concurrence britannique a annoncé le 27 décembre l’ouverture d’une enquête sur sa prise de participation au capital du spécialiste britannique de la livraison de repas, Deliveroo. Le géant américain de l’e-commerce y a investi 575 millions de dollars au mois de mai 2019 – soit environ 16% du capital de Deliveroo - mais l’autorité de régulation britannique a rapidement suspecté que cette opération soit en réalité une fusion déguisée, en violation du droit de la concurrence local. et ce processus de rapprochement a été gelé dès l'été dernier. L’enquête court jusqu’au mois de juin : l’avenir dira s’il sera définitivement annulé.

Amazon s’intéresse depuis un certain temps à l’univers de la restauration et n'en est pas à son premier revers. Le groupe s’est déjà lancé en Grande-Bretagne en 2016 avec les Amazon Restaurants, mais l’initiative a été abandonnée en décembre 2018, moins de deux ans après son lancement. En septembre 2019, le quotidien britannique The Telegraph avait rapporté qu’elle avait déjà approché à deux reprises Deliveroo via une offre de rachat potentiel.

Google (Alphabet) : 3 février (capitalisation : 1020 Md$)

Un peu au-dessus de la progression du S&P 500 à 28% en 2019, la maison-mère de Google a franchi le cap symbolique des 1000 milliards de capitalisation boursière jeudi dernier, le cours de son action ayant été porté à un sommet historique de 1450,16 dollars.

Entraîné cette année par la performance de YouTube, des smartphones et du cloud, Alphabet Inc - A (All Sessions) a augmenté son chiffre d’affaires de 22% aux 3e et 2e trimestres, et de 19% au 1er trimestre.

Une trajectoire de croissance que le géant de la recherche en ligne devrait maintenir au quatrième trimestre, les analystes de la banque d’investissement Evercore tablant sur 18% de progression annuelle, tirant parti des revenus publicitaires toujours très solides de YouTube et du Cloud.

Pour le seul 4e trimestre, les analystes anticipent un chiffre d’affaires de 46,9 milliards de dollars, en hausse de 19,5% par rapport à la même période en 2018.

Chez Evercore, l’objectif de cours de l’action vient par ailleurs d’être relevé à 1600 dollars contre 1350 dollars précédemment (+18,5%).

Le retrait de ses deux fondateurs au profit de Sundar Pichai en décembre a été accueilli positivement par les marchés, et les livres de comptes du groupe remportent visiblement l'adhésion des analystes. Les ambitions 2020 d'Alphabet devront toutefois composer avec le spectre toujours plus prégnant de la régulation contre le cyberharcèlement et de la protection des données. Quant aux velléités du groupe de faire revenir Google en Chine moyennant un compromis avec Pékin sur ses exigences de censure – celles-ci deumeurent très controversées.

A lire également : Comment négocier des actions Alphabet (Google) ?


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