Mi-séance CAC 40 : la bourse de Paris rebondit sur les statistiques européennes

Grippée par les inquiétudes du volet commercial, et de nouveaux signes de fléchissement de l’activité économique asiatique, la bourse de Paris avait ouvert ce matin dans le rouge, dans la lignée des indices asiatiques. Mais elle a redressé la barre en fin de matinée, portée par une série de statistiques économiques meilleures qu’attendues en Europe. Son indice majeur, le CAC 40, a rebondi à 5654 points, en hausse de 0,24%, peu avant midi.

Ce midi, c'est TechnipFMC, le spécialiste de l’ingénierie pétrolifère et gazière, qui ferme la marche du CAC, en décrochage de 1,96%. Il est suivi de STMicroelectronics qui perd 1,20%, de Dassault Systemes, en baisse de 1,06%, ainsi que de CapGemini, qui décroche de 1,18% après avoir annoncé une extension de deux ans de son contrat avec le fisc britannique, visiblement insuffisante pour les marchés.

La bonne tenue du taux de chômage européen

En Allemagne, l’évolution du nombre de chômeurs a réservé une bonne surprise pour les marchés. Dans un contexte de fort ralentissement de son économie – qui semble s’être propagé ce mois-ci à l’activité des services, le nombre d’inscrits au chômage est en baisse de 10K, alors que le consensus anticipait une augmentation de 5K. Le taux de chômage ressort ainsi stable à 5% avec 2,276 millions de personnes à la recherche d’un emploi, contre 2,286 au mois d’août.

Les ventes au détail ont également rassuré les investisseurs, enregistrant une progression de 0,5% sur un mois et +3,2% sur un an, conforme aux prévisions du consensus, et après une hausse de 0,8% en juillet, selon des données révisées à la hausse.

L’Italie enregistre pour sa part une baisse de son taux de chômage de 30 points de base à 9,5%, après 9,8% en août.

Surtout, à l’échelle de la zone euro, le taux de chômage recule à 7,4% en août, après 7,5% au mois de juillet, se situant à son plus bas niveau depuis mai 2008. L'année dernière à la même période, le taux de chômage européen se situait à 8%.

Outre-Manche, le Royaume-Uni englué depuis des mois dans le Brexit, est en panne de croissance au 2e trimestre, selon de nouvelles estimations de l’Office national des Statistiques. Le PIB a reculé de 0,2%, une contraction anticipée par les marchés tout comme le recul des investissements des entreprises, à -0,4% sur un mois.

La question de la décote des entreprises chinoises

Ce week-end, les futures sur indices ont évolué au gré de l’éventualité de sanctions économiques américaines d'un nouveau genre à l’encontre de la Chine. D’après Bloomberg, vendredi, l’Administration Trump envisagerait d’exclure les quelque 200 entreprises chinoises listées sur les indices américains, de limiter l’accès à celles qui dépendent de sociétés américaines cotées, ainsi que de freiner le niveaux des capitaux injectés par les investissements des fonds de retraite nationaux dans des entreprises chinoises.

Si « à ce stade, l’option n’est pas encore sur la table », a depuis réagi le Trésor américain, selon Bloomberg, le président des Etats-Unis aurait cependant donné son feu vert pour discuter de cette éventualité.

Une supervision financière et comptable rejetée par Pékin

L'idée d'exclure les sociétés chinoises de Wall Street trouve son origine dans une législation portée au début de l’été par le sénateur républicain de Floride, Marco Rubio, qui oblige les entreprises chinoises cotées aux Etats-Unis à répondre aux exigences de surveillance des autorités compétentes américaines (le Public Company Accounting Oversight Board, PCAOB), notamment en se soumettant aux procédures d’audit, auxquelles les autorités chinoises ont toujours été reluctantes à ouvrir les comptes de leurs sociétés à des inspections étrangères.

La Chine refuse toujours de se soumettre aux audits du PCOAB en vertu de sa législation nationale qui interdit stockage, le traitement ou le transfert de tout matériel considéré comme secret d’Etat ou pour raison de sécurité nationale.

En février dernier, on dénombrait 156 sociétés chinoises cotées sur les indices new-yorkais, dont le Nasdaq, et parmi elles, 11 sociétés nationales.

D’après une source de Reuters, l’idée d’exclure des sociétés chinoises des cotations américaines pourrait être une manœuvre de Washington afin de reprendre la main sur les négociations qui reprendront les 10 et 11 octobre. Mais l’objectif principal de cette mesure serait surtout, à terme, d’empêcher la fusion d’ambitions civiles et militaires des sociétés technologiques chinoises que prévoit la feuille de route de « Made in China 2025 », le programme de développement industriel de Pékin. Elle traduit ainsi des inquiétudes de longue date relatives concernant le soutien financier indirect des entreprises américaines en la matière.

Les valeurs à surveiller sur le CAC 40 aujourd'hui

  • TOTAL SA a annoncé la finalisation de la participation de 26,5% d’Anadarko dans le projet Mozambique LNG, pour 3,9 milliards de dollars. Valeur structurellement exposée à l’aversion au risque des marchés, elle est en baisse de 0,11% ;
  • Sanofi qui va supprimer quelque 200 emplois au Japon, perd 0,96% ;
  • Saint-Gobain prend la tête du CAC40 ce matin après avoir a conclu un accord en vue de la cession de son activité vitrage bâtiment en Corée du Sud (Hankuk Glass Industries) au fonds d'investissement Glenwood Private Equity. Le géant français du BTP progresse de 2,20%.
  • Enfin, à noter également la bonne tenue des valeurs bancaires : Societe Generale SA, BNP Paribas SA et Credit Agricole SA prennent respectivement 1,38%, 1,43% et 0,76%, profitant a priori d’une interview accordée au FT par le président de la BCE, Mario Draghi. D’après ce dernier, l’institution dispose encore de munitions et pourrait devoir maintenir une politique monétaire très accommodante pendant une période prolongée si la politique monétaire ne prend pas le relais.

« Tous les instruments, qu’il s’agisse des taux d’intérêt, des rachats d’actifs ou du pilotage des anticipations, sont prêts à être calibrés », a-t-il déclaré.


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