L’actualité financière du 13 février 2020

Après un rallye record hier soir, les marchés actions sont rattrapés ce matin par un pic de nouvelles contaminations au coronavirus...

Coronavirus

  • Alors que le nombre de cas supplémentaires détectés tentait à baisser en début de semaine, la propagation du virus s’est accélérée hier, comptabilisant 242 morts supplémentaires et 14 840 nouvelles personnes infectées. Le bilan total dépasse désormais les 1300 victimes, et le cœur de l’épidémie, en Chine, Wuhan, a davantage renforcé ses restrictions. Le gouvernement chinois a procédé à l’exclusion d’un ensemble de responsables, dont le secrétaire du Parti Communiste Chinois de la ville de Wuhan, et celui de la province de Hubei, remplacé par le maire de Shanghai. La forte hausse des cas recensés hier s’explique par une définition plus élargie des infections, qui comptabilise désormais les cas « diagnostiqués cliniquement », c’est-à-dire suspectés sous certains aspects.
  • Dans ce contexte, le salon du World Mobile Congress, qui devait se tenir du 27 au 27 février à Barcelone et accueillir 100 000 participants, a été annulé.
  • En France, deux des onze patients contaminés sont guéris et sont sortis de l’hôpital. Au Royaume-Uni, un neuvième cas a été détecté : il s’agit d’une femme de retour de Chine. A bord du bateau de croisière Diamond Princess maintenu à quai au Japon depuis une dizaine de jours, 44 nouvelles personnes ont été contaminées.
  • La directrice du Fonds Monétaire International (FMI) a déclaré que l’impact de l’épidémie du Covid-19 était difficile à prévoir en raison de la place de la Chine dans l’économie mondiale. Selon Kristalina Georgieva, le scénario le plus probable est une « forte baisse des activités économiques en Chine, suivie d’une reprise rapide et d’un impact mondial, in fine, relativement contenu ».
  • L’Union postale universelle (UPU), rattachée à l’Onu, a indiqué que l’épidémie perturbait es opérations postales internationales en raison de la suspension des vols qui perturbent les échanges.

Banques centrales

  • Après son intervention devant la Chambre des Représentants mardi, le président de la Fed Jerome Powell s’est exprimé devant le Sénat américain à l’occasion de son audition biannuelle. Le patron de la Réserve fédérale a délivré un discours similaire à celui tenu la veille et a de nouveau souligné la bonne santé de l’économie américaine, mais a ouvert la porte au lancement d’un nouveau « QE » alors que les prévisions économiques tentent à s’assombrir. Il s’est dit prêt à utiliser tous les outils nécessaires, et de manière agressive ». Jerome Powell s’est encore une fois inquiété du niveau de la dette fédérale (23 billions de dollars) et a cité trois principales « priorités nationales » : augmenter le taux de participation de la force de travail américaine, accroître la productivité et réduire les inégalités. Il s’est par ailleurs « inquiété » de la montée des cyberattaques dirigées vers les acteurs économiques privés et publics.

Indicateurs économiques

  • La production industrielle de la zone euro s’est contractée de 2,1% au mois de décembre, représentant une baisse annuelle de 4,1%.
  • Les stocks de pétrole brut rapportés par l’EIA ont bondi à 7,459 millions de barils la semaine dernière, contre 3,355 millions la période précédente. Les produits distillés ont enregistré une baisse des stocks de 2,013 millions et ceux de carburant se sont légèrement creusés de 95 000 barils.
  • Ce matin, les données IPC de l’Allemagne sont ressorties en ligne avec les attentes du marché à -0,6% en mensuel au mois de janvier (-0,8% en données harmonisées), correspondant à une progression annuelle de 1,7%.

Indices : place à de nouveaux records mercredi

  • À Paris, le CAC 40 a clôturé à un nouveau record de plus de douze ans à +0,83% à 6 104,73 points.
  • A Londres, le FTSE 100 a gagné 0,47% à 7534 points, et à Francfort, le Dax a pris 0,89% à un nouveau record de 13 749,78 points. L’indice EuroStoxx 50 a fini en hausse de 0,0,67%, le FTSEurofirst 300 de 0,60% et le Stoxx 600 de 0,63%, touchant également un record à 431,16 points.
  • A Wall Street, les indices new-yorkais ont terminé au zenith. Le Dow Jones a clôturé en progression de 0,94% à 29 551 points, le Nasdaq à +0,9% et 9725 points, le S&P 500 à 3379 points, en hausse de 0,65%.
  • Ce matin, les places de marché asiatiques n’ont pas suivi les rallyes européens et américains, prenant en compte le pic de contaminations relevé en Chine. A Toky, l’indice Nikkei a perdu 0,14% à 23.827,73 points et le Topix, plus large, a cédé 0,34% à 1.713,08 points. A Hong Kong, le Hang Seng s’est replié de 0,23%. En Chine continentale, le Shanghai Composite à cédé 0,71% et le Shenzhen Composite 0,70%.

Futures

  • En Europe, les futures pointent dans le rouge ce matin, rattrapés par les inquiétudes de propagation du coronavirus. Le Dax s’affiche à -0,58% vers 8h40, le CAC 40 à -0,37% et le FTSE 100 à -0,18.
  • Les contrats à termes sur indices américains déchantent également, en baisse de 0,4% à 0,5% environ.

Valeurs

  • Kering a terminé à +6,27% et 598€ grâce à ses résultats annuels, il a été suivi de près par Michelin (+6,23%), Peugeot (+4,96%), Société Générale (+3,78%), LVMH (+3%) et TechnipFMC (+2,83%), qui ont rebondi à la faveur d’un regain d’appétit au risque des investisseurs.
  • Pernod-Ricard a abaissé son objectif de résultat opérationnel courant pour 2019-2020 entre 2% et 4% en raison de l’impact du Coronavirus. Au premier semestre, le groupe français de spiritueux a enregistré un chiffre d’affaires de 5,47 milliards d’ueors en hausse de 2,7% à données constantes, au-dessus du consensus des analystes FactSet. Son résultat opérationnel courant a progressé de 4,3% à données constantes, à 1,79 milliard d’euros, et son résultat net part du groupe a atteint 1,03 milliard d’euros en progression de 1%. Sa croissance organique a accéléré au 2e trimestre, notamment grâce à l’avancée du Nouvel An Chinois. Les ventes dans l’Empire du Milieu ont grimpé de 11% sur le semestre, celle des Etats-Unis de 4% et celles de l’Europe de 3%, tirées par l’Allemagne et les Etats-Unis.
  • Orange a confirmé tabler sur un Ebitdaa stable en 2020, après +0,8% en 2019. L’année dernière, son résultat net a atteint 3,23 milliards d’euros, et son CA 42,24 milliards d’euros, en progression de 0,6% à données comparables, au-dessus des prévisions des analystes. L’opérateur télécoms a confirmé qu’il proposerait le versement d’un dividende de 0,70 euro par action, stable par rapport à 2018.
  • Airbus a annoncé une perte de 1,4 milliard d'euros en 2019 imputable à des charges exceptionnelles, liées en particulier à son avion de transport militaire A400M et au règlement d'un litige avec la justice. Le résultat d'exploitation recule à 1,34 milliard (contre 5 milliards un an plus tôt) après 5,607 milliards de charges exceptionnelles, dont 3,6 milliards liés au règlement d'un litige aux Etats-Unis, en France et au Royaume-Uni sur des soupçons de corruption, rapporte Reuters. Les charges liées au retard sur l'avion militaire A400M ont atteint pour leur part 1,2 milliard. Airbus vise en 2020 un Ebit ajusté de 7,5 milliards d'euros (contre 6,9 Md€ en 2019).

Forex

  • La paire EUR/USD a redécroché sous 1,09$ hier soir pour tomber à un plus bas à 1,0867 vers 20h30. Elle s’affiche stable ce matin à 1,0877, à son plus bas niveau depuis janvier 2017.
  • La livre sterling a rebondi hier soir face à l’euro à 0,8383. La paire EUR/GBP s’est repris ce matin à 0,8393.
  • Le billet vert est stable face à panier de devises, à 98,86.

Pétrole

  • Dans son rapport mensuel, l’Opep a fortement révisé à la baisse sa prévision de croissance de demande mondiale de brut pour 2020 (-19%), en raison de l’impact de l’épidémie de coronavirus sur la demande chinoise, et in fine sur la demande mondiale. Elle prévoit désormais une croissance de la demande de 0,99 million de barils par jour. En Chine, « les carburants pour le transport, notamment l'aviation, devraient être touchés au premier semestre 2020 », relève l’Opep, lesquels avaient été une composante majeure de la demande chinoise ces dernières années. L’Opep+ discute actuellement d’une nouvelle réduction de quotas de production à laquelle la Russie n’a pas encore donné son feu vert.
  • Le Brent de la Mer du Nord s’affiche ce matin en repli de 1,21% à 55,68 dollars après avoir rebondi de 3,78% mercredi et 1,5% mardi.
  • Le WTI américain se contracte avec une intensité similaire, en baisse de 1,12% à 51,17 dollars le baril après +3,36% mercredi.

Taux

  • Les rendements des emprunts d’Etat se contractent à nouveau ce matin. L’OAT dix ans français est quasi-stable à -0,221%, mais le Bund allemand dix ans redécroche de 5,85% à -0,398%. Le T-Bond américain dix ans perd 2,59% à 1,585%.

L’essentiel du calendrier économique du jeudi 13 février 2020

  • 7h30 : France : taux de chômage (T4, précédent : 8,6%)
  • 8h : Allemagne : IPC/IPCH (janv. Consensus : -0,6%/-0,8%)
  • 10h30 : Afrique du Sud : production d’or/production minière (déc. Précédents : 5,2%/-3,1%)
  • 14h30 : Etats-Unis : bénéficiaires réguliers de l’allocation chômage (précédent : 1,751k)
  • 14h30 : Etats-Unis : IPC/IPC core (janvier. Consensus : 0,2%/0,2%)
  • 14h30 : Etats-Unis : inscriptions hebdomadaires au chômage (consensus : 210k)
  • Résultats d’entreprise : Airbus, Alibaba, Aegon, Barclays, Capgemini, Coca-Cola, Columbia, Covivio, Crédit Suisse, DBS Group, Expedia, First Quantum Minerals, Ipsen, Legrand, Nestlé, Orange, Pernod Ricard, Rexel, Tarkett, ThyssenKrupp, Vivendi


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