CAC 40 : la bourse de Paris prête à terminer la semaine au sommet ?

Update - 8h55

Alors que les principaux indices boursiers à New York ont terminé jeudi sur des records historiques, les places européennes sont aussi attendues à des plus hauts ce vendredi matin.

Vers 8h45, les futures sur le CAC 40 s’échangeaient en progression de 0,26%, de quoi ouvrir sur un plus haut de 2007 à 6058 points. Le Dax s’échange à +0,13% et 13 520 points, le FTSE 100 est pour sa part en hausse de 0,47% à 7656 points.

Hier soir, Wall Street a continué de profiter de la volonté américaine de désescalade des tensions militaires avec l'Iran et de la signature attendue de l’accord commercial de phase 1 avec la Chine, faisant l'objet de nouvelles déclarations de la part du président des Etats-Unis.

Nouveaux records à Wall Street grâce aux GAFAM

Dans ce contexte de regain d'appétit au risque, l’indice Dow Jones a fini à +0,74%, soit 211,81 points, à 28 956,9. Le S&P-500, plus large, a pris 21,65 points, soit 0,67%, à 3 274,7 et le Nasdaq Composite 74,18 points (0,81%) à 9 203,43 points.

A noter que les GAFAM et plus généralement les valeurs technologiques ont largement dopé les indices : Apple, par exemple, a gagné 2,12% après avoir fait état d’une progression de plus de 18% de ses ventes d’iPhone sur un an en Chine. Sur le Nasdaq, la valorisation combinée de la firme à la pomme, de Microsoft, d’Alphabet, d’Amazon et de Facebook a ainsi atteint 5080 milliards de dollars hier soir, soit à elles seules la moitié de la capitalisation du Nasdaq 100, relève Alexandre Baradez, Chief Market Analyst du bureau français d’IG.

Malgré le relatif apaisement du conflit depuis mercredi, la situation géopolitique en Iran reste délicate. La remise en cause de l'accord de Vienne sur le nucléaire est toujours sur la table : les Etats-Unis exhortent ses alliés à le dénoncer tandis que Téhéran a mis un terme à ses limites d'enrichissement d'uranium.

En outre, le Canada et les Etats-Unis ont exprimé hier soir leurs doutes sur l’origine « technique » du crash du Boeing 737 à Bagdad, intervenu au même moment que des tirs de représailles iranien visant deux bases américaines dans le pays dans la nuit de mardi à mercredi.

Doutes sérieux sur l’origine du crash d’un Boeing

L’avion de ligne ukrainien a probablement été abattu par un missile iranien, a déclaré hier soir le Premier ministre canadien Justin Trudeau, disant s’appuyer sur les informations du renseignement canadien et d’autres sources.

Un représentant américain a déclaré que Washington avait conclu à ce scénario avec un haut degré de certitude, en se fondant sur des images satellite montrant des taches de chaleur caractéristiques de deux missiles sol-air qui auraient été tirés deux minutes après le décollage du Boeing 737 d’Ukraine Airlines de l’aéroport Imam-Khomeini. Exprimant ses "doutes", Donald Trump a indiqué en ce sens à la presse que « quelqu’un a pu commettre une erreur ».

Le New York Times a dit avoir obtenu et vérifié l’authenticité d’une vidéo qui semble montrer un missile iranien atteindre un avion près de l’aéroport de Téhéran.

Mais la thèse d'un tir de missiles accidentel est récusée en bloc par Téhéran, taxant « l’ensemble de ces informations » de « guerre psychologique contre l’Iran ».

Iran : le Congrès américain s’en mêle

Côté américain, la Chambre des représentants à majorité démocrate du Congrès a par ailleurs voté hier soir un texte de loi limitant les pouvoirs de l’exécutif dans le cadre de la gestion de crise iranienne.

S’il a très peu de chance d’être adopté par le Sénat, ce texte obligerait le président des Etats-Unis à mettre un terme à l’engagement des forces armées américaines dans des opérations en Iran ou contre son gouvernement ou son armée au bout de trente jours, sauf si le Congrès n’ait déclaré formellement la guerre ou qu’il existe une attaque armée imminente contre les Etats-Unis.

L'ensemble de ces informations n’ont toutefois pas altéré l’appétit au risque des marchés, qui bénéficient de plus d’un volume de transactions particulièrement important, un fait généralement observé sur les places financières en début d’année, rapporte à Reuters Peter Tuz, président du Chase Investment Counsel de Charlottesville, en Virginie.

Accord commercial : une signature post-15 janvier ?

Enfin, concernant le volet commercial, le locataire de la Maison Blanche a indiqué jeudi que les négociations de phase 2 avec la Chine débuteraient immédiatement, mais que celles-ci pourraient perdurer au-delà de l’élection présidentielle en novembre 2020.

La Chine a confirmé le déplacement aux Etats-Unis de son principal négociateur, le vice-Premier ministre Liu He, qui se rendra à Washington entre les 13 et 15 janvier pour signer l’accord de phase 1. A noter cependant que Donald Trump a déclaré hier soir que cette signature du deal, annoncé depuis le 13 décembre, interviendrait le 15 janvier « ou un peu après ».

Enfin, en matière de politique monétaire, des déclarations du gouverneur français de la BCE François Villeroy de Galhau sont apparues un moins accommodantes que la ligne tenue par l’institution de Francfort ces derniers mois, en se prononçant contre un scénario de nouvelle baisse des taux en 2020 : « Si la stabilisation de la situation économique est confirmée, une stabilisation de la politique monétaire devrait suivre ». « Il n'est pas souhaitable ni probable que les taux négatifs soient appliqués aux ménages ou aux PME » a-t-il précisé.

Le calendrier économique du vendredi 10 janvier

  • 8h45 : la production industrielle de la France en novembre a reculé de 0,1%. Le consensus des analystes anticipaient une hausse de 0,1% sur cette période après +0,4% enregistrés en octobre ;
  • 10h : Production industrielle de l’Italie (Nov.) : consensus 0,1% précédent -0,3%

14h30 :

  • Créations d’emplois non agricoles, Etats-Unis : consensus 164K, précédent 266K
  • Taux de chômage, Etats-Unis (déc.) : consensus 3,5%, précédent 3,5%
  • Salaire horaire moyen, Etats-Unis (déc.) : consensus +0,3%, précédent +0,2%

16h :

  • Ventes de grossistes, Etats-Unis (nov.) : consensus +0,2%, précédent :0,7%
  • Stocks de grossistes, Etats-Unis (nov.) : consensus +0,1% : précédent : 0%

18h :

  • Rapport WASD, Etats-Unis

Avec Reuters


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