CAC 40 : chômage français et américain, catalyseurs macros de la séance de jeudi

Le CAC 40 a fermé ce soir en baisse de 2,85% à 4344 points. Pour la bourse de Paris, la semaine est loin d'être terminée, le calendrier économique sera relativement chargé jeudi et vendredi. Après trois séances consécutives dans le rouge, le CAC 40 devra composer demain avec les nouveaux chiffres du chômage français et américains.

Le taux de chômage de l'Hexagone au 1er trimestre sera publié avant l’ouverture de la séance. Il est attendu en hausse de 30 points de base à 8,4% après 8,1% au 4e trimestre 2019. Les mesures de soutien de Bercy ont incité beaucoup d’entreprises à faire usage du chômage partiel pendant la période de confinement : plus de 12,2 millions de salariés sont aujourd’hui concernés par ces mesures, moyennant une facture atteignant déjà 26 milliards d’euros pour l’Etat français.

France : +7% de demandeurs d'emploi en mars

Conséquence logique de ce large recours au dispositif du chômage partiel : le nombre de demandeurs d’emploi a progressé de 7% au mois de mars, avec 246 100 inscrits supplémentaires à Pôle Emploi, selon l'Insee. Cette augmentation repose en partie sur les nouveaux inscrits mais surtout sur une baisse conséquente du nombre de chômeurs de retour sur le marché du travail (-29%) dans un contexte inédit de paralysie économique, souligne l'Institut national de la Statistique.

Un mauvais signe pour ces prochains mois : si une partie de salariés devraient bénéficier d’un retour au plein emploi avec la levée progressive du confinement, ceux du secteurs du tourisme et de la restauration-hôtellerie restent toujours sous le joug de la quarantaine, et beaucoup de suppressions de postes sont attendues d'ici à la fin de l'année dans les filières les plus touchées par la crise.

D’après les projections de l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), le nombre de personnes au chômage sur la seule période du confinement pourrait atteindre 460 000, soit près du double des inscriptions à Pôle Emploi enregistrées au mois de mars.

Si les données trimestrielles françaises ressortent sous les attentes du consensus, l’amorce de la séance parisienne devrait logiquement se faire à la baisse. L'humeur boursière est maussade depuis le début de la semaine : les voyants de l’appétit au risque sont au rouge, entamés par les craintes d’un redémarrage de l’épidémie de coronavirus et le retour des tensions commerciales entre la Chine et les Etats-Unis.

Le chômage américain n’effraie plus Wall Street

La Bourse de Paris et ses consoeurs devront en outre composer avec une autre donnée de chômage – bien plus surveillée par les marchés – celle des inscriptions hebdomadaires des Etats-Unis, qui seront publiées à 14h30. Demain, le consensus table sur 2,1 millions d’inscrits supplémentaires. Aux USA, le taux de chômage a bondi de 4,4% en mars à 14,7% au mois d'avril, à son plus haut niveau depuis juin 1940. Mais le pire est encore à venir. Dans une prise de parole aujourd’hui, le président de la Fed, Jerome Powell a déclaré que celui-ci pourrait culminer au mois de juin.

Pour autant, aux oreilles de Wall Street, les données du chômage semblent aussi inaudibles que du bruit blanc depuis la mi-avril. Malgré plus de 3,1 millions de nouveaux inscrits la semaine dernière, 20 millions d’emplois détruits au mois d’avril, et des résultats d’entreprises en berne, la bourse de New York a terminé en nette progression la semaine dernière.

Les yeux déjà rivés sur « l’après » et les perspectives de rebond de l’économie américaine post-coronavirus, le Dow Jones avait ainsi progressé de 2,6% sur cinq séances, le S&P500 de 3,5% et le Nasdaq de 6%, parvenu à repasser au-dessus des 9 000 points et à récupérer ses pertes en six semaines à peine.

La reprise sera moins rapide que prévu, prévient Jerome Powell

Depuis lundi, de nouvelles sources de stress agissent toutefois sur le moral des opérateurs : la reprise des tensions sino-américaines menaçant leur accord commercial, mais aussi et surtout les premiers signes d’une potentielle résurgence de l’épidémie de Covid-19, rendant l’horizon de sortie de crise encore incertain… un aléa difficilement supportable pour les marchés.

Après une contraction de 4,8% du PIB américain au 1er trimestre, les projections des économistes pour la période avril-juin sont particulièrement noires, ressortant en moyenne à -32% selon une enquête du Wall Street Journal publiée cette semaine.

Jerome Powell a prévenu cet après-midi que la reprise tant attendue par les marchés pourrait « mettre plus de temps que nous l’espérions » à pointer le bout de son nez.

Assurant que la Fed continuera d’utiliser tous ses instruments « à leur maximum » pour soutenir l’économie américaine pendant la tempête du Covid-19, il a cependant écarté l’idée de recourir aux taux d’intérêts négatifs.


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