Brexit : présentation du plan B ce soir

Theresa May présentera son nouveau texte d’accord de sortie de l’Union européenne cet après-midi à 15h30 GMT devant le Parlement britannique.

Source : Bloomberg

D’après Reuters, la Première ministre devrait prendre la parole aux alentours de 15h30 GTM devant la Chambre basse du Parlement, ouvrant le débat pour un vote du texte alternatif qui devrait se tenir le 29 janvier après le rejet de son texte initial mardi dernier.

Le rejet écrasant, la semaine dernière, par 402 voix, de son texte de sortie du Royaume Uni de l’Union européenne, n’est pas le meilleur des présages pour Theresa May.

Cette dernière, qui avait trois jours ouvrés pour présenter une nouvelle version de l’accord de divorce, doit composer avec les membres de son parti conservateur et ses alliés du DUP nord-irlandais, qui l’ont soutenue à une majorité relative lors de la motion de défiance présentée contre elle par l’opposition travailliste la semaine dernière.

Si Theresa May souhaite obtenir le soutien de la majorité des MPs et emporter l’adhésion de 118 MPs supplémentaires, elle devra sans doute présenter des conditions alternatives de sortie qui dépassent le terrain d’entente trouvé avec Bruxelles en novembre 2018. La suite des événements, 67 jours avant la fin officielle des négociations du Brexit, est encore loin d’être écrite.

L’épineux dossier du « backstop »

Principale pierre d’achoppement de ce projet d’accord de 585 pages et 185 articles : le « backstop » irlandais, ou « filet de sécurité » qui prévoit de maintenir temporairement ouverte la frontière nord irlandaise, dans le cadre de l’entretien de relations commerciales « fluides » entre l’UE et le Royaume Uni.

Cette solution du « backstop », rejetée en bloc par le DUP et une partie des conservateurs, mais aussi par les travaillistes, empoisonne depuis des mois le débat sur le Brexit et divise le pays.

Le texte initial convenu avec l’Union européenne prévoit une période de transition jusqu’en 2020 pendant laquelle le Royaume-Uni reste dans l’union douanière afin de permettre aux partenaires de mettre sur pied un ensemble d’accords commerciaux. Il précise qu’en cas d’échec des négociations entre Londres et Bruxelles, le Royaume-Uni resterait dans l’union douanière, supprimant de facto la frontière entre l’Irlande du Nord et l’Irlande. Pour la Grande-Bretagne, le dossier est épineux.

Alors que l’ombre d’un « hard brexit » plane sur les épaules du Royaume-Uni – le gouvernement s’étant engagé à sortir de l’UE coute que coute – Reuters expliquait ce matin que Première ministre pourrait même envisager d’amender l’Accord du Vendredi Saint, le « Good Friday Agreement » signé en 1998. Cette hypothèse a été démentie par la Première ministre cet après-midi dans son discours d'ouverture.

Comme lundi dernier, le texte présenté par la Première ministre pourra faire l’objet d’amendements sur lesquels les MPs devront se prononcer. Si celui-ci est rejeté, l’option du hard brexit, une sortie sans deal, est sur toutes les lèvres ; mais ce n’est pas forcément la plus évidente : il est plus probable que le Royaume-Uni demande à Bruxelles de nouvelles concessions ainsi qu’une extension de l’article 50 de l’accord de sortie, prolongeant la période de négociations.

L’organisation d’un nouveau référendum sur la sortie du Royaume-Uni de l'UE ou non est une autre piste. La semaine dernière, quelque 70 chefs d’entreprise britanniques ont publié une tribune dans le quotidien The Times appelant à l’organisation d’un tel référendum, une possibilité considérée comme relativement fantasque il y anecore quelques semaines.

Dans son discours d'ouverture des débats, cet après-midi, Theresa May a rejeté l'idée de l'organisation d'un second référendum, estimant que cette option entraînerait une fracture politique sans précédent au Royaume-Uni, et qu'elle entraînerait de facto une extension de l'article 50.

La Première ministre a assuré que "l'approche du gouvernement sur le Brexit devait changer" suite au rejet du vote la semaine dernière, et "que cette approche avait changé".

Elle a réitéré l'importance, pour le Parlement britannique, de trouver une solution pour une sortie de l'Union européenne reposant sur une accord avec Bruxelles, agitant la menace d'une sortie sans deal.

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