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Brexit : sans surprise, Boris Johnson succède à Theresa May

Boris Johnson a remporté la majorité des voix (92 153) des 160 000 militants du parti conservateur et succèdera officiellement demain à Theresa May. Peu de personnes avaient misé sur son adversaire, le ministre des Affaires étrangères, Jeremy Hunt; l’ancien maire de Londres a toujours été le grand favori de cette élection dont les étapes se sont étendues sur près d'un mois et demi.

Mercredi, Theresa May se prêtera une dernière fois au jeu d’une session de questions au Parlement, puis se rendra à Buckingham Palace pour remettre sa démission à Elisabeth II en début d’après-midi. Boris Johnson, qui sera également reçu par la Reine, a pris la parole devant le comité 1922, le groupe parlementaire du parti conservateur après l'annonce des résultats mais ne devrait pas annoncer la composition de son gouvernement avant 48h à 72h. Il a déclaré que sa mission "était de mener le Brexit à terme, d'unir le pays et de battre Jeremy Corbyn [leader de l'opposition travailliste]" . "La campagne est finie, le travail commence", a-t-il conclu.

Si la personnalité du nouveau premier ministre promet un changement radical de style, elle n’augure pas pour autant une meilleure gestion du Brexit que celle de Theresa May, qui a dû battre en retraite après avoir échoué par trois fois à faire adopter son texte d’accord devant la Chambre des communes. Sur la position de principe, Boris Johnson a promis pendant toute sa campagne électorale de mener coûte que coûte le Royaume-Uni au Brexit le 31 octobre prochain, même au prix d’un no-deal, là où T. May a tenté de cent façons d’arracher aux parlementaires un deal avec Bruxelles.

Mais réputé versatile et opportuniste, le très haut-en-couleurs « BoJo » pourrait réserver quelques surprises durant les trois petits mois qu’il lui reste pour triompher là où Theresa May a échoué, en mettant un point final à l’arlésienne du Brexit.

Le Parlement britannique aura voix au chapitre

Boris Johnson assure vouloir renégocier l’accord de sortie avec l’Europe – mais en remettant en cause toute éventualité d’un backstop à la frontière irlandaise, il s’assure pourtant une fin de non-recevoir de ses interlocuteurs, qui ont toujours refusé à Theresa May d’en aménager les contours. Il pourrait par ailleurs être tenté de passer outre le corps législatif pour sortir sans accord, ne disposant plus que d’une majorité de deux voix au Parlement britannique. Or, la démarche s’avère perdue d’avance : les MPs en ont entériné l’illégalité en votant la semaine dernière un amendement de l’opposition qui impose de rappeler le Parlement pour une session de plusieurs jours en septembre et octobre avant le 31 octobre.

A ce stade , « BoJo » continue de s’en tenir à sa promesse électorale de sortir de l’UE dans trois mois, « no matter what », mais, en fonction du vent, il n’est pas complètement exclu qu’il cède au scénario « a priori » le plus raisonnable : celui d’un nouveau report du « Brexit » (ce serait le 3e depuis la date initiale du 29 mars), la présidente de la Commission européenne fraichement élue, Ursula von der Leyen, s’étant déclarée favorable à une telle option.

Une nouvelle crise gouvernementale à venir ?

Quelles que soient les manœuvres d’appareil que le chef du gouvernement britannique prépare, la classe politique apparaît tout aussi divisée avec Boris Johnson à la tête de son gouvernement qu’elle l’était sous Theresa May. Au sein de son propre parti conservateur, deux camps s’opposent : les partisans d’une sortie coûte que coûte, et ceux d’un Brexit choyant les futures relations de Londres avec Bruxelles. Sans « remainers » cette fois, qui ont basculé de facto dans un bloc renforcé de l'opposition.

Le ministre des Finances Philip Hammond a déjà déclaré qu’il ferait tout pour empêcher un no-deal, sans exclure de se rallier à une éventuelle motion de censure qui pourrait rapidement faire tomber Boris Johnson. Le secrétaire d’Etat aux Affaires européennes, Alan Duncan, prédit « une grave crise gouvernementale » tandis que l’ancien Premier ministre travailliste, Tony Blair, a pour sa part appelé hier à l’organisation d’un nouveau référendum des Britanniques sur le Brexit… Les prochaines semaines s’annoncent aussi animées que les dernières sous la gouvernance de Theresa May, et l’ombre d’un Brexit sans accord continue de flotter.

Des réactions de marché très modérées

EUR/GBP : la paire a peu réagi, elle est passée de 0,8978£ un peu avant l’annonce de l’élection de Boris Johnson à 0,8971£.

GBP/USD : la paire s’est légèrement affaissée de 1,2460$ à 1,246$.

FTSE 100 : se situant à 7565,69 points (+0,68%) avant l’annonce de l’élection de Boris Johnson, le Footsie a décroché à 7554,28 points (+0,52%).


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