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Bilan du mois d'octobre 2018

Bilan du mois d'octobre 2018

Du côté des indices boursiers internationaux

Le mois de décembre est sans appel, l’ensemble des indices est dans le rouge avec des pertes comprises entre -2,5% et -10,5%.

Malgré cette baisse généralisée, certains résistent mieux que d’autres, notamment le Hong Kong Hang Seng qui termine à la première place du classement, et ce, pour le deuxième mois consécutif. La domination asiatique de novembre n’est cependant plus d’actualité puisque le Nikkei, dauphin de l’indice hongkongais, termine ce mois-ci à la dernière place, ne bénéficiant plus de l’évolution favorable de sa devise. L’indice chinois termine, quant à lui, en position honorable avec une performance de -5,1% pour une perte annuelle bien moins envieuse s’élevant à -25,31%, la plus lourde sur l’ensemble des indices présents dans ce classement.

Outre-Atlantique, les trois indices américains suivent une trajectoire similaire en subissant de lourdes pertes malgré le fort rebond de ces derniers jours. L’éclatement d’une nouvelle affaire concernant l’arrestation de la fille du PDG de Huawei enflamme l’épineux dossier de la guerre commerciale qui avait pourtant pris un tournant pour le moins favorable. Le ton plus accommodant de la Réserve Fédérale au mois de décembre a également provoqué une prise de conscience du ralentissement économique en cours. Les investisseurs sont devenus plus prudents.

À titre d’exemple, le Dow Jones cède près de 8% en décembre, faisant basculer sa performance annuelle en territoire négatif à -6,70%.

L’Europe fait globalement preuve de résilience. Le PSI 20 s’empare de la troisième marche du classement tandis que le FTSE 100 surprend en devançant d’une courte tête l’indice portugais malgré les déboires de Theresa May laissant un accord sur le Brexit en suspens. Autre surprise, et pas des moindres, le CAC 40 qui en dépit du mouvement des gilets jaunes ayant engendré des pertes économiques estimées à plus de 2 milliards d’euros, parvient à afficher des performances semblables à la moyenne européenne avec une perte mensuelle de - 5,5% et une perte annuelle de - 10,95%. Le reste des performances se situe entre -5,9% et -7% avec un DAX 30 qui ne parvient toujours pas à occuper le devant de la scène. Ce dernier accuse par ailleurs, accompagné de l’indice belge, le plus mauvais rendement européen annuel à -18,26%.

Bilan du mois de décembre 2018

Du côté des indices sectoriels européens et des valeurs françaises

À la vue de la performance des indices européens, la tendance sectorielle s’est naturellement fortement dégradée, seulement un secteur parvenant à afficher une performance positive.

Après deux mois consécutifs en tête du classement, les Télécoms lâchent prise pour occuper le bas de tableau à -6,3%. Les valeurs françaises s’en sortent convenablement avec Orange (-4,7%) et avec brio concernant Iliad (+2,94%). Les matières premières succèdent aux télécoms et prennent donc la tête du classement et peuvent donc se targuer d’être le seul secteur terminant le mois dans le vert (+0,6%) porté par la progression de l’or jaune. C’est malheureusement loin d’être le cas pour ArcelorMittal tirant l’indice vers le bas avec une performance de -9,4%. Le secteur des services aux collectivités signe une performance proche de l’équilibre (-0,2%). Ce secteur défensif est particulièrement recherché des investisseurs dans des contextes économiques gangrénés par l’incertitude et le pessimisme ambiant. Il n’est pourtant guère soutenu par Suez qui dévisse de - 12,1%.

Tous les autres secteurs ont des performances variant de -4,21% jusqu’à -8% pour la distribution. C’est pourtant dans ce secteur que l’on retrouve la meilleure performance mensuelle du CAC 40 sur Kering (+7,2%), également plus gros poids de l’indice. Le secteur bancaire ne parvient pas à s’extirper des bas-fonds du tableau et laisse échapper -7,7%, alimentées par les pertes conséquentes de BNP Paribas à -11% suivi du Crédit Agricole et de la Société générale aux environs de -14%. À l’image des mois précédents, l’automobile occupe les dernières places en subissant une perte de -7,2%. Le ralentissement de la croissance mondiale préoccupe toujours autant les investisseurs. Renault recule encore plus nettement (-12%), certainement influencé par l’arrestation prolongée de Carlos Ghosn.

Bilan du mois de décembre 2018

Du côté des statistiques macroéconomiques

Outre-Atlantique, les deux PMI repartent à la hausse.

Le PMI manufacturier est en hausse de 1,6 points en octobre s’affichant ainsi à 59,3. La publication du mois de décembre aura lieu le 3 janvier. Le PMI non manufacturier progresse plus timidement, de 0,4 point pour s’inscrire à 60,7. Le prochain rapport sera publié un peu plus tard que son équivalent manufacturier, le 7 janvier. Les deux indices ont surpris le consensus en s’inscrivant bien au-dessus des attentes.

Bilan du mois de décembre 2018

Les créations d’emplois pour le mois de novembre, affichées à 155 000, ralentissent en comparaison des 237 000 créations du mois de septembre tout en décevant le consensus. Estimées en légère hausse pour le mois de décembre, elles seront publiées le 4 janvier.

Le taux de chômage est parfaitement stable à 3,7% pour le troisième mois d’affilée, et devrait le rester jusqu’à cette fin d’année selon les estimations dont la publication est attendue pour le 4 janvier.

Bilan du mois de décembre 2018

En zone euro, les trois PMI évoluent dans le même sens, celui d’une faible hausse et dans des proportions équivalentes.

Bilan du mois de décembre 2018

Au niveau des indices de confiance pour le mois de décembre, la publication du sentiment économique européen est décalée au 9 janvier tandis que celle concernant l’indice de confiance du consommateur a bien été publiée. Ce dernier inscrit une très forte baisse de 2,3 points, rarement observé. Le mouvement des gilets jaunes en France dont les images d’émeutes ont fait le tour du monde n’y est pas étranger.

Bilan du mois de décembre 2018

Du côté des devises et des matières premières

Sur le marché des devises, la paire la plus populaire, l’euro contre le dollar américain, est cloisonnée pour son deuxième mois consécutif dans un espace entre 1,1220 et 1,1500$. Il termine en petite hausse (+1,33%) à 1,1470$. Les autres paires populaires en confrontation avec le dollar finissent globalement en baisse comme on peut l’observer face au franc suisse (-1,50%) ainsi que face au yen (-3,42%). La tendance s’inverse face aux devises émergentes. Le dollar US confronté au réal brésilien (BRL), au rouble russe (RUB) et à la devise sud-africaine (ZAR) s’apprécie respectivement de 3,84%, 3,37% et 3,44%.

Les matières premières agricoles ont connu des mouvements significatifs à l’instar du cacao (+8,8%), du bétail (+6,3%) et du coton (-9,3%).

Concernant le marché des métaux, le Gold (or) remplit enfin son statut de valeur refuge en progressant de +4,3% pour s’établir juste au-dessous des 1280$, niveau qu’il n’avait pas atteint depuis le mois de juin. Le Silver (argent) s’illustre tout particulièrement en s’adjugeant un gain de +8,6%. Enfin, le Copper (cuivre), coincé dans un couloir depuis le mois d’août, perd - 5,6% pour terminer à 263$.

Les cours du pétrole n’en finissent plus de baisser, après une diminution de - 39% du prix du baril de Brent au cours des deux mois précédents, il cède de nouveau - 10% en ce mois de décembre. Comme à son habitude, le WTI baisse à peu près dans le même ordre de grandeur de -12%. Cette nouvelle baisse tire sa justification non plus des tweets de Donald Trump ni encore de l’Iran qui a repris une partie de son activité pétrolière, mais de manière plutôt inattendue de l’OPEP. En effet, les membres de l’organisation (plus la Russie) ne sont pas parvenus à trouver un terrain d’entente sur le contrôle de leur niveau de production, fait rarissime en cette année 2018. De ce fait, malgré des prix en baisse, nous avons trois mastodontes (les États-Unis, l’Arabie Saoudite et la Russie) qui restent au maximum de leur capacité de production.

Conclusion

Au mois de décembre, les indices chutent de nouveau, et lourdement pour certains. L’incertitude ne cesse de gagner du terrain. Le Brexit illustre parfaitement ce sentiment, le vote a été repoussé à une date indéterminée, ce qui laisse présager encore de longs mois de pourparlers. La poursuite de la baisse des prix du pétrole inquiète de plus en plus les marchés, ce qui est tout à fait logique au regard de son statut de baromètre sur l’état de santé des économies mondiales. Inquiétudes exacerbées concernant la Chine, soutien majeur de la croissance mondiale, dont les chiffres macroéconomiques continuent de décevoir à l’image de l’indice PMI des directeurs des achats de produits manufacturiers tombant sous le seuil des 50 points séparant l’expansion de la contraction économique. Au chapitre de la guerre commerciale sino-américaine, les signaux envoyés sont contradictoires. Malgré des avancées concrètes (report de taxes, augmentation des produits américains importés par les chinois), les nouvelles tensions cristallisées par la guerre contre les télécoms chinois (avec en ligne de mire Huawei et ZTE) prennent la forme d’une épée de Damoclès sur l’avancement des négociations dont l’issue est de plus en plus incertaine. Le discours des banquiers centraux est devenu une réelle source d’inquiétude. Pour terminer, comment ne pas évoquer la France et son mouvement des gilets jaunes venant accroître le caractère anxiogène sur l’instabilité politique et les déficits des pays de la zone euro. Pour toutes ces raisons, l’année 2019 aura fort à faire pour lever toutes les inquiétudes et les incertitudes pesant sur les marchés financiers.

 

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