Apeurés par la propagation mondiale du coronavirus, les marchés boursiers connaissent leur pire semaine depuis la crise de 2008

La déconfiture des marchés actions continue ce vendredi, alors que Wall Street et les bourses européennes s’apprêtent à signer leurs plus lourdes pertes hebdomadaires depuis la crise financière de 2008.

La propagation internationale du coronavirus s’est accélérée cette semaine après l’apparition de foyers inquiétants d’infection en Italie et en Iran, couplée à l’aggravation de la situation sanitaire en Corée du Sud.

Depuis lundi, des dizaines de pays ont connu leurs premiers cas de coronavirus, désormais répandu dans plus d’une cinquantaine d’Etats. Ces dernières 24h, l’aversion au risque des marchés financiers a été exacerbée après qu’une personne est tombée malade en Californie sans s’être déplacée dans des zones de contamination à risque, telles que la Chine, l’Italie ou la Corée du Sud.

Une phase de correction bien entamée

Une situation inquiétante pour les Etats-Unis, qui ont placé environ 8400 personnes sous surveillance dans cet Etat de l’Ouest américain, plongeant hier soir Wall Street davantage dans le rouge.

Signant une sixième séance consécutive de baisse jeudi, la bourse de New York est entrée dans une phase de correction en perdant plus de 10% par rapport à ses récents plus haut de la deuxième quinzaine de janvier. Le Dow Jones (Wall Street) a terminé à -4,42% et 25 766 points, le Nasdaq (US Tech 100) à -4,61% et 8566 points, et le S&P 500 à 2978,76 points, en repli de 4,42%.

Ce matin, les futures sur indices américains subissent de nouvelles pertes, en contraction de plus de 1%, Wall Street se dirigeant ainsi vers sa chute hebdomadaire la plus importante depuis la crise de 2008.

Référence des opérateurs, le S&P 500 a perdu 10,76% sur cinq séances. La contraction de plus de 10% en une semaine n’est arrivé à l’indice seulement quatre fois depuis la deuxième guerre mondiale : en octobre 1987 (krach/lundi noir), en avril 2000 (bulle Internet), en septembre 2001 (attentats du World Trade Center), et en octobre 2008 (crise des subprimes).

Une des pertes hebdomadaires les plus importantes de l’histoire du Dow Jones

Le Dow Jones, en décrochage hebdomadaire glissant de 11,13%, signe aussi l’un de ses plus mauvais records, dans le « top 15 » de son histoire de 134 ans, un degré de déconfiture que l’indice a connu par exemple pendant la Grande Dépression américaine des années 30, mais moins prononcé que les -14,26% subis la semaine suivant le 11 septembre, et les -18,15% de la crise de 2008, comme le relevait hier soir un article de MarketWatch sur des données de Dow Jones.

En Asie, c’est également la débandade. Les indices japonais, le MSCI Asie Pacifique, le Hang Seng (CSOP Leveraged and Inverse Series - CSOP Hang Seng Index Daily (-1x) Inverse Product) de Hong Kong, ou encore le Kospi en Corée du Sud, sont aussi rentrés en phase de correction. Ce vendredi, la Bourse de Tokyo subit un décrochage journalier de 3,67% pour le Nikkei, soit une baisse de 9,6% sur la semaine, son plus fort repli hebdomadaire en quatre ans. Le Topix encaisse une chute similaire, à -3,65%. Le Shanghai Composite cède 3,71% et le Hang Seng 2,49%.

Les bourses européennes continuent de décrocher

Les marchés européens ouvrent ce matin avec la même gueule de bois. A Paris, la dégringolade continue, le CAC 40 (France 40) s'affaissant de plus de 3,3% quelques minutes après l’ouverture, désormais proche des 5300 points. Engie, Airbus, ArcelorMittal et STMicroelectronics se replient de plus de 4%.

Dans l’Hexagone, les craintes des opérateurs semblent s’accentuer alors que le nombre de personnes touchées par le coronavirus a doublé en moins de 24h pour atteindre 38 individus au total, dont deux décès.

Publiées ce matin par l’Insee, les dépenses de consommations des ménages français sont en outre plus mauvaises que prévu, en baisse de 1,1% sur un mois, là où les observateurs anticipaient une stabilité, voire une petite progression.

En Allemagne, le Dax (Allemagne 30) perd déjà 3,19% et à Londres, le FTSE 100 près de 3,5%.

Sur l’indice paneuropéen du Stoxx, les compartiments des banques, de l’automobile, des voyages et des loisirs, du pétrole-gaz mais aussi de la construction décrochent très fortement.

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