Action Airbus : encore une semaine difficile pour l'avionneur européen

En dépit de l'annonce de deux beaux contrats, l'action Airbus a perdu plus de 6% en bourse cette semaine.

L’action Airbus continue de décrocher cette semaine, en recul de plus de 6% sur cinq séances glissantes cet après-midi. Le titre s’essouffle ce vendredi, en baisse de plus de 2,2%, comptant ainsi parmi les plus forts baisses de la séance sur un CAC 40 à -0,96%, passé sous les 4900 points.

Le constructeur européen a pourtant rapporté quelques bonnes affaires commerciales ces derniers jours tandis que les analystes restent relativement confiants sur son avenir.

Aujourd’hui, Airbus a en effet annoncé la signature d’un contrat avec The Helicopter Company (THC), propriété du fond souverain saoudien Public Investment Fund (PIF), pour la commande d’une dizaine d’hélicoptères H25 à des fins touristiques.

Le groupe a aussi remporté cette semaine un appel d’offres d’Arabsat pour la construction d’un satellite de télécommunications dont le lancement est prévu en 2023. Aucun montant n’a été toutefois communiqué sur ces deux contrats.

Une crise du coronavirus sanglante pour les géants de l’aéronautique

En dépit de ces nouvelles, le fleuron de l’aviation européenne n’a pas échappé à la baisse des marchés actions européens. L’action Airbus qui reste en hausse de 2,8% sur un mois, a encore du chemin à parcourir pour récupérer les pertes subies par la crise du coronavirus. Le titre a perdu environ 48% de sa valeur depuis le 1er janvier.

La pandémie de Covid-19 a sévèrement impacté le géant de l’aérien tout comme son concurrent Boeing. Les deux concurrents ont à peu près subi les mêmes dégâts, avec une chute impressionnante de leur chiffre d’affaires au 1er semestre (-1,9 milliards d’euros de pertes pour Airbus, -3 milliards de dollars pour Boeing), l’immobilisation de leurs appareils des semaines durant et des annulations de commandes en cascade.

La crise les a contraint à engager de larges coupes financières, à se séparer d’environ 10% de leurs effectifs (15 000 suppressions d’emplois pour Airbus, 16 000 chez Boeing) de ralentir drastiquement la cadence de leurs productions, et, même, pour Boeing, à mettre un terme à la fabrication de son historique 747.

Airbus, un avantage concurrentiel sur les courts et moyens courriers

A court terme, les spécialistes estiment qu’Airbus est en meilleure posture que Boeing pour se relever de la Covid-19.

« Alors que son rival américain en est venu à s'appuyer sur le marché des gros porteurs, la puissance d'Airbus repose sur l'A320 et sa variante allongée, l'A321. Ce sont des avions plus petits qui connaîtront un rebond beaucoup plus rapide, car les vols court-courriers reviennent tandis que les vols long-courriers ont du mal à se remplir », notait le Wall Street Journal lors de la publication des résultats financiers d’Airbus le 30 juillet.

Mais Boeing a d’autres cartes en main : sa position de force dans le secteur militaire, ainsi que quelque 450 appareils de modèle 737 Max qui n’attendent plus que le feu vert de l’aviation civile américaine pour trouver preneur. Or, pour Airbus, « Prendre directement des parts de marché à Boeing est compliqué, car les compagnies aériennes passent rarement à une autre famille d'avions », explique le WSJ.

Néanmoins, la lourde dette de long terme de l’Américain (58 milliards de dollars) pourrait permettre à Airbus, dont les comptes financiers semblent de meilleure tenue, de doubler son concurrent sur le développement de la prochaine génération d’avions à moteurs propres.

Airbus présente donc un certain nombre d’assurances sur un avenir de l’aviation pour le moins risqué.

Crédit Suisse toujours à l’achat sur l’action Airbus

Au début du mois, Crédit Suisse avait réitéré sa recommandation à l’achat sur le titre avec un objectif de cours de 78€, estimant que le rebond des bénéfices et des liquidités du groupe n’était pas reflété dans le prix actuel de l’action. Jugeant l’avis de la direction « prudemment optimiste », les analystes de Crédit Suisse ont révisé leurs projections de revenus de -6%, -4% et -2% pour les années 2022, 2023 et 2024, mais les pertes nettes en 2020 ainsi que les bénéfices en 2021 ont été revus à la hausse.

En bourse, la valeur subit surtout le fait de se retrouver au cœur d’une guerre commerciale toujours ouverte entre l’Union européenne et les Etats-Unis. La semaine dernière, Washington a en effet indiqué qu’il maintenait ses surtaxes de 15% sur les livraisons d’Airbus aux Etats-Unis, considérant que l’Europe n’avait pas « totalement » éliminé les subventions jugées illégales par l’OMC à l’avionneur.

Le titre sabré par la guerre commerciale Europe-US

Dénoncée par le ministre de l’Economie français Bruno Le Maire, cette décision n’a pas encore fait l’objet de contre-mesures européennes. L’Europe attend la suite du règlement du conflit au sein de l’OMC, prévu en octobre, et qui concerne cette fois des subventions illégales des Etats-Unis à Boeing…

En attendant, l’action Airbus fait les frais de ce bras de fer. Depuis le 11 août, le titre n’a enregistré qu’une séance de gains. Remontée à 76,18€ à cette date, il est repassé sous la barre des 70€ cette semaine. Vers 15h45, aujourd’hui, Airbus s’échange légèrement au-dessus des 67€.

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