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Le Nasdaq et le Sénat américain veulent durcir l’accès des sociétés chinoises à Wall Street

Mise à jour 12h - Reprise de cotation de Luckin Coffee

Wall Street et Washington haussent le ton avec les sociétés chinoises. Echaudés par le récent scandale de Luckin Coffee et les tensions commerciales, le Nasdaq et le Sénat américain ont tous les deux manoeuvré cette semaine pour restreindre leur accès aux marchés financiers américains.

Notifiant Luckin Coffee hier qu'elle allait être éjectée de sa cotation, la bourse de New York est bien décidée à durcir les règles d'IPO des entreprises de l'Empire du Milieu à Wall Street en augmentant le prix de leur ticket d’entrée. Présenté à l’autorité des marchés américaine (SEC) en début de semaine, un avis du Nasdaq propose d’imposer aux candidates qu’elles lèvent au moins 25 millions de dollars ou le quart de la valeur de leur capitalisation « post-listing ».

L’avis ne mentionne pas directement la nationalité des sociétés ciblées, mais c’est bien des entreprises chinoises dont il est question : l’affaire Luckin Coffee, la chaîne de cafés chinois, a tourné au vinaigre : la concurrente asiatique de Starbucks a été priée hier de se retirer de la Bourse de New York, mais rien n'est encore acté, la société ayant décidée de faire appel. En attendant, Luckin Coffee va pouvoir reprendre sa cotation aujourd'hui à New York, a fait savoir le Nasdaq ce matin qui l'avait suspendue depuis le 7 avril.

Moins d’un an après son IPO de quelque 561 millions de dollars, Luckin Coffee est priée de quitter Wall Street en raison « des préoccupations d’intérêt public soulevées par les transactions truquées de la société » et pour avoir passé sous silence un certain nombre d’informations financières qui auraient permis le développement de ses fraudes.

Une fraude comptable de plus de 300 millions de dollars

Née en 2017 avec l’ambition de détrôner Starbuck, cette jeune start-up était parvenue d’ailleurs à dépasser le nombre d’établissements du leader en Chine continentale. Mais son rêve américain s’est effondré en à peine deux mois : révélant en avril que son directeur général avait opéré une fraude comptable avec près de 310 millions de dollars de revenus fictifs (soit peu ou prou la moitié de son chiffre d’affaires annuel estimé), Luckin Coffee a été confrontée de façon radicale à la défiance de ses business angels new-yorkais, a perdu 75% de sa valeur en bourse, vu sa cotation suspendue…puis poussée vers la sortie.

Pour le Nasdaq, imposer une barrière financière élevée à l’entrée de son marché est ainsi un moyen détourné d’exclure avec certitude un bon tiers des futurs candidats chinois à une IPO : d’après Refinitiv, 40% des sociétés chinoises introduites à New York depuis 2000 ont levé moins de 25 millions de dollars.

En plus de ces exigences financières, l’opérateur boursier souhaiterait aussi imposer que les sociétés comptent dans leurs équipes des dirigeants ayant préalablement travaillé pour des entreprises cotées aux Etats-Unis ou emploient un conseiller spécial pour donner le change sur les règles transparence et de contrôle financier en vigueur aux Etats-Unis.

Vu le contexte politique et les tensions actuelles entre Pékin et Washington, le Nasdaq a le vent dans le dos. Au Sénat, le contrôle des sociétés chinoises est aussi à l’ordre du jour.

Le Sénat américain dans la bataille

Selon des informations de Veda Partners, rapportées par Market Watch, un projet de loi bipartisan sur le sujet va être soumis au vote de la Chambre Haute cette semaine. Il entend exiger des sociétés chinoises d’apporter la preuve qu’elles ne sont pas détenues ou contrôlées par l’Etat chinois pour pouvoir lever des fonds ou être cotées à Wall Street.

Le texte exige aussi que ces sociétés fassent l’objet d’un audit par le Public Company Accounting Oversight Board, l’organe de contrôle en charge des audits financiers des entreprises américaines avant de lever des fonds, une étape obligatoire pour les sociétés nationales mais à laquelle la plupart des structures chinoises refusent de se soumettre, Pékin s’opposant à ce que des auditeurs américains mènent leurs travaux sur son territoire.

« Contrairement aux entreprises américaines, européennes, et de partout ailleurs dans le monde, les sociétés chinoises cotées aux Etats-unis sont exemptées d’un réel contrôle financier », souligne Steve Dickinson, avocat chez, Harris Bricken, cabinet spécialisé en droit international des affaires.

Soutenu à la fois par le camps républicain et l’opposition démocrate, le projet de loi a de grandes chances de passer au Sénat, mais son accueil devant la Chambre des Représentants reste pour l’heure incertain.

Soutien de la Maison Blanche

Le texte bénéficie également de l’appui de la Maison Blanche : “Nous devons faire pression pour exiger davantage de responsabilité [financière] des entreprises chinoises cotées sur les marchés américains », a déclaré hier à Fox News, Larry Kudlow, principal conseiller économique de Donald Trump. « Nous devons le faire pour la protection des investisseurs, et nous devons le faire pour la sécurité nationale. Bon nombre de ces entreprises ont déjà eu des scandales et ont coûté cher aux investisseurs, en raison du manque de transparence », a-t-il ajouté en référence à Luckin Coffee.

D’après la Commission d’examen économique et de sécurité américano-chinoise (US China Economic and Security Review Commission), plus de 600 entreprises chinoises étaient cotées aux Etats-Unis en 2019, dont Alibaba, Baidu ou encore JD.com.


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