CAC 40 mi-séance : la bourse de Paris s’accroche à un happy Brexit

L’accord de sortie révisé entre l’Union européenne et le Royaume-Uni jeudi a laissé place à un week-end chaotique pour le Brexit. Mais ce midi, les investisseurs de la place de Paris veulent croire aux chances d’un nouveau vote à Westminster, qui pourrait se tenir aujourd’hui. Le CAC se maintient à +0,17% et 5645 points.

Après une semaine d’intenses négociations, Bruxelles et Londres sont parvenus à s’entendre jeudi sur un nouveau projet d’accord de sortie, réaménageant notamment la question de la frontière irlandaise. Mais le plus dur était à venir ce week-end : car pour aboutir, cet accord devait encore être voté par le Parlement britannique au sein duquel Boris Johnson a perdu sa majorité. La première tentative a échoué.

La surprise Letwin

La Chambre des communes britannique, qui s’est réunie en session extraordinaire samedi, a rejeté le vote de l’accord par la voie d’un amendement du député conservateur rebelle, Oliver Letwin. Ce texte, sorti de son chapeau la veille, exige que le Parlement transcrive d’abord en droit les dispositions de l’accord avant qu’il soit voté. En somme, les élus britanniques ont imposé à Londres de demander de facto une extension du Brexit jusqu’à la fin janvier 2020 à Bruxelles pour poursuivre le processus législatif.

Boris Johnson – qui s’accroche à une sortie de l’UE le 31 octobre depuis son arrivée à la tête du gouvernement – n’a pas eu d’autre choix que de s’exécuter. Mais à l’instar du député Oliver Letwin, il a su faire preuve de créativité dans cette odyssée – en demandant in fine à Bruxelles d’arbitrer les divergences de vue de l’exécutif et du corps législatif britanniques.

Une demande de report non signée

Samedi soir, ce n’est pas une, mais trois lettres, qui ont été transmises à l’UE : la première, qui formule la demande de report, n’est délibérément pas signée par le Premier ministre.

Son coup de plume a été réservé à la deuxième missive, dans laquelle il explique qu’il ne souhaite pas que courre un nouveau délai pour le Brexit. Enfin, la troisième émane de l’ambassadeur britannique auprès de l’UE, Tim Barrow : celui-ci explique que le report n’a été demandé qu’en raison d’exigences légales.

Prenant acte de cette correspondance, Bruxelles n’a pas formellement répondu à l’imbroglio anglais, mais sommé à son partenaire de clarifier ses intentions.

Nouveau vote ?

Le Premier ministre anglais a l’intention de représenter au vote des parlementaires son texte d’accord dès aujourd’hui. Cette intention pourrait être rejetée par J.Bercow, le « speaker » de la Chambre des Communes, qui avait déjà refusé par le passé à Theresa May de réorganiser un vote de l’accord, estimant que les conditions de cette 2e session étaient identiques d’une séance à l’autre et que les députés ne pouvaient donc pas se prononcer deux fois sur un même texte.

M. Bercow se prononcera cet après-midi à partir de 14h30 sur cette possibilité – si en toute logique, il devrait la refuser, les subtilités du droit britannique n’excluent pas complètement un tel scénario. Si le vote est organisé, Boris Johnson pourrait obtenir cette fois suffisamment de voix pour faire passer le texte, a révélé ce matin le Financial Times, grâce à un nouveau soutien des eurosceptiques.

D’après les analyses de Berenberg et de Goldman Sachs, la perspective d’un Brexit « ordonné » se présente donc mieux qu’en fin de semaine. Pour l’établissement allemand, les probabilités d’un tel scénario sont passée de 35 à 75%. La banque d’affaires américaine table pour sa part à 70% de chances.

Ce midi sur le CAC 40

ArcelorMittal (+3,71%) est largement en tête de l’indice ce midi, porté par l’espoir de nouvelles avancées dans les négociations commerciales entre la Chine et les Etats-Unis. Le Vice-Premier ministre chinois Liu He a déclaré que des « progrès substantiels » avaient été réalisés entre les deux parties ce week-end. En amont de la prochaine réunion de la BCE, jeudi, les valeurs bancaires sont au vert : Société Générale (+2,79%), BNP Paribas (+1,82%), Crédit Agricole (+1,91%) suivent ainsi derrière ArcelorMittal. Carrefour mont également (+2,54%) en amont de ses résultats financiers, attendus demain soir.

A contrario, Thales (-2,16%), Safran (-1,46%), Vivendi (-1,22%) et Pernod Ricard (-1,09%) enregistrent les pertes les plus importantes de la matinée.


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