Bilan du mois d'août 2019

Du côté des indices boursiers internationaux :

Les principales bourses mondiales ont toutes clôturé le mois d’août en territoire négatif, malgré une dernière semaine qui leur a permis de relever un peu la tête et de limiter des baisses qui auraient pu être beaucoup plus importantes. L’aversion au risque et la volatilité ont donc fait leur retour, lors de ce mois où le volume reste traditionnellement faible, en raison notamment de l’escalade des tensions commerciales entre la Chine et les Etats-Unis, d’un Brexit qui prend la tournure d’un « hard Brexit » et de statistiques macro-économiques qui ne sont pas parvenus à rassurer les investisseurs.

En Asie, les marchés sont restés sous pression. Parmi les trois principales places financières, c’est l’indice chinois, le Shanghai Shenzhen CSI 300 qui a le mieux performé, avec un recul mensuel de -0,93 %, la Chine profitant de l’accalmie temporaire dans la guerre commerciale qui l’oppose aux Etats-Unis. Au Japon, le Nikkei 225 a pâtit de l’appréciation du yen au mois d’août, l’indice phare japonais recule de -3,80 % tandis qu’à Hong Kong, le Hang Seng termine bon dernier avec une chute de -7,39 %. Le pays est toujours en proie à une montée de protestations domestiques, ce qui freine la prise de risque des investisseurs.

Outre-Atlantique, une fois n’est pas coutume, les trois principaux indices américains ont clôturé le mois en territoire négatif. Un repli somme toute modéré puisque l’indice des trente plus grosses capitalisations américaines, le Dow Jones 30, a cédé -1,72 %, le S&P 500 a lâché -1,81 % et le Nasdaq Composite a abandonné – 2,60 %. Avec un Donald Trump continuant de souffler le chaud et le froid, et une FED qui a baissé ses taux comme prévu le 31 juillet lors de sa réunion de politique monétaire, les opérateurs de marché ont pris quelques bénéfices en début de mois, avant de partir en vacances.

En Europe, après avoir terminé en tête au mois de juillet, l’indice phare londonien, le FTSE 100 termine bon dernier avec une chute de -5,00 %, l’élection de Boris Johnson, fervent partisan d’un « hard Brexit » douchant les velléités haussières des investisseurs. En France, le CAC 40 a réussi à limiter son repli, terminant en légère baisse de -0,70 %. De son côté l’Eurostoxx 50 limite également les dégâts, grâce à une dernière semaine du mois en progression de +2,77 %, il termine tout de même en repli de -1,16 %. Enfin le Dax 30 allemand termine également en territoire négatif en repli de -2,05 %.

Du côté des indices sectoriels européens et des valeurs françaises :

Les mois se suivent et se ressemblent concernant les secteurs qui composent l’économie européenne. Les facteurs d’incertitude sur la croissance mondiale demeurent présents et par conséquent les secteurs cycliques ont une nouvelle fois cédé du terrain. C’est notamment le cas du secteur des ressources de base, qui ferme la marche avec un repli mensuel de -8,96 %, suivi par le secteur bancaire qui pâtit de la poursuite de la baisse généralisée des taux en Europe et qui perd -6,97 %, et du secteur pétrole et gaz qui abandonne -6,80 %.

Arcelor Mittal, qui chute de -9,82 % en août, contribue au repli marqué du secteur des ressources de base. Concernant le secteur bancaire, les banques françaises ont limité les dégâts, avec des baisses contenues, mais ce sont surtout les banques anglo-saxonnes qui ont dévissé avec notamment Barclays qui abandonne -9,50% ou encore Royal Bank of Scotland qui chute de -8,05 %.

Du côté en hausse, c’est le secteur des Utilites (services aux collectivités) qui a surperformé avec une progression de +3,33 % suivi par le secteur de l’immobilier, +2,76 % et encore une fois le secteur de l’alimentation, +2,60 %.

A part Suez qui s’envole de +6,36 %, les autres valeurs françaises du secteur des Utilities sont restées proches de l’équilibre, les plus fortes hausses sont à aller chercher du côté de l’allemand RWE qui prend +4,32 % et de l’espagnol Iberdrola qui s’octroie +9,12 %.

A noter que le secteur automobile a de nouveau été sous pression, en raison de la sous-performance des valeurs allemandes, Continental, BMW et Daimler chutant respectivement de -12,36 %, -9,01 % et -8,93 %.

Du côté des statistiques macroéconomiques :

La croissance du secteur privé a marqué le pas en juillet aux Etats-Unis, sous le coup d’une contraction qui s’est accentuée dans le secteur manufacturier. Les indicateurs d’anticipation laissent prévoir une nouvelle détérioration lors du mois prochain.

Aux Etats-Unis, les PMI manufacturiers et non manufacturiers ISM ont une nouvelle fois cédé du terrain. Le manufacturier continue sa glissade et inscrit un nouveau point annuel à 51,2 de la même manière que le non manufacturier qui, certes, est à un niveau supérieur à 53,7, mais qui atteint un point bas de trois ans. Il est à noter que lorsque cet indicateur avancé est sous le niveau de 50, l’activité économique est attendu en contraction.

Après un chiffre de créations d’emplois très solide au mois de mai à 224 000, le chiffre de juillet est ressorti nettement moins bon à 164 000 créations de postes, un peu supérieur à la moyenne des douze derniers mois. Le taux de chômage est quant à lui resté stable à 3,7%, toujours à des niveaux les plus bas depuis 50 ans.

De l’autre côté de l’atlantique, en zone euro, le PMI manufacturier poursuit sa lente contraction, puisqu’il atteint un niveau plus vu depuis 2013 à 46,5 contre 47,6 le mois précédent. A l’inverse, les PMI des services et composite se stabilisent et se maintiennent au-dessus du niveau des 50, niveau de croissance, ils atteignent 53,2 et 51,5 respectivement. Les publications préliminaires, flash, pour le mois d’aout annoncent une légère remontée de l’ensemble des PMI, suggérant une amélioration des perspectives de croissance.

Concernant les indicateurs de sentiments en zone euro, ils ressortent mitigés, car même si le sentiment économique se redresse légèrement après trois mois consécutifs de repli, à 103,1 contre 102,6 précédemment, la confiance du consommateur poursuit sa décrue et atteint -7,1 contre -6,6 au mois de juillet.

La croissance de l’économie française s’est stabilisée à +0,3 % au deuxième trimestre après la publication de sa deuxième estimation (le chiffre définitif sera publié courant du mois de septembre). Cela étant, la première économie européenne, l’Allemagne, a vu la croissance de son PIB ressortir en territoire négatif à -0,1 % au deuxième trimestre. Le pays n’est pas encore entré en récession car il est nécessaire de cumuler deux trimestres consécutifs négatifs pour être considéré en récession.

Du côté des devises et des matières premières :

L'euro/dollar, la paire de devises la plus traitée sur le marché des changes, a inscrit un nouveau plus bas de 2 ans, cassant ainsi le niveau psychologique des 1,10 dollars. La paire termine le mois en repli de -0,90 % à 1,0980 dollars.

Les tensions commerciales prenant une nouvelle ampleur au mois d’août, le yen a été particulièrement recherché, s’appréciant face à la totalité des devises du G10. Le dollar américain se replie ainsi de -2,30 % à 106,28 yens face au yen.

Du côté du Royaume-Uni, malgré un Boris Johnson qui a suspendu temporairement le Parlement et un « hard Brexit » se profilant, le GBP/USD a stoppé sa chute, il termine totalement stable de +0,00% à 1,2160 dollars.

Concernant, les matières premières agricoles, la hausse du dollar n’a pas aidé à la progression des cours. Seul le soja réussit à tirer son épingle du jeu et termine stable à +0,03 %. En revanche le blé finit en fort repli de -6,23 % tout comme le maïs qui chute de -7,62 %.

A l’inverse, l’or et l’argent ont parfaitement joué leur rôle de valeur refuge dans cet environnement économique incertain, ils s’envolent respectivement de +7,54 % et +12,98 % à 1520 dollars l’once d’or et 18,38 dollars l’once d’argent.

Du côté du pétrole, les cours ont terminé en net repli, les tensions géopolitiques entre les Etats-Unis et l’Iran s’intensifiant. Le baril de Brent perd -8,92 % à 59,25 dollars et celui du brut léger américain lâche -5,84 % à 55,16 dollars.

Conclusion

Les marchés se replient sous le coup d’un flux de mauvaises nouvelles qui s’est intensifié. Ceci semble tout à fait normal. Le risque de récession s’accroit, et les entreprises devraient avoir plus de mal à former des profits. Pourtant, les prix des indices, notamment aux Etats-Unis, restent très proches des sommets historiques. Ils ne reflètent pas l’ensemble de ces inquiétudes. Est-ce le marché qui doit s’ajuster à la baisse ? Les vieux boursiers ont coutume de dire que le marché n’a jamais tort. S’il est si haut, c’est que les investisseurs continuent d’acheter, en dépit de tout. Il pourrait donc poursuivre sa hausse…


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