Bilan du mois de mars 2016

wall street - IG

Du côté des indices boursiers internationaux

Le mouvement de reprise des marchés actions engagé depuis le point bas de février s'est prolongé le mois dernier, en particulier à Wall Street. Le Dow Jones 30 (+7,1%), le Nasdaq Composite (+6,8%) et le S&P 500 (+6,6%) ont en effet signé les meilleures performances mensuelles parmi les grands indices boursiers internationaux, sur fond de recul du billet vert.

En Europe, le DAX allemand (+5%) était lui aussi bien orienté, alors que la progression était plus modeste sur l'ensemble du continent, à l'image du Stoxx600 (+1,1%). Même constat s'agissant du CAC 40 (+0,7%), qui a pourtant gagné jusqu'à 5% dans le courant du mois avant de se replier suite à la décision de politique monétaire de la Banque centrale européenne. 

Bilan du mois de mars 2016

Du côté des indices sectoriels européens et des valeurs françaises

Au niveau européen, les ressources de bases (+6,1%) qui avaient déjà rebondi de +16,7% en février, ont poursuivi leur rattrapage, après l'excès baissier de ces derniers mois. ArcelorMittal (+43,4%) a ainsi signé de loin la meilleure performance des composantes du CAC 40. Les secteurs de l'automobile (+6,5%), de la chimie (+4,8%), de l'industrie (+4,1%) et de la construction (+4,1%) étaient également recherchés.

Du côté des baisses, le tourisme (-3,3%) a fait l'objet des dégagements les plus marqués suite aux attentats de Bruxelles, le groupe hôtelier Accor (-4,9%) ayant ainsi enregistré la seconde plus forte baisse de l'indice français. La santé (-2,8%) avec Sanofi (-3,2%) et les banques (-2,5%) avec Natixis (-12,3%) et Crédit Agricole (-0,7%) étaient aussi à la peine. 

Bilan du mois de mars 2016

Du côté des statistiques macroéconomiques

Après plusieurs mois consécutifs de dégradation, les indicateurs d'activité aux Etats-Unis ont montré des signes d'amélioration.

Si l'ISM Services s'est à peine stabilisé à 53,4 points, l'ISM Manufacturier a quant à lui rebondi à 49,5 points. Une tendance qui pourrait se poursuivre au cours du printemps avec le rebond de plus de 30% des cours du pétrole par rapport à leur plus bas.

La Réserve Fédérale a néanmoins revu en baisse sa prévision de croissance pour l'ensemble de l'année 2016, à 2,2% contre 2,4% précédemment. Le comité de politique monétaire a d'ailleurs opté pour un maintien de ses taux d'intérêt entre 0,25% et 0,50%, notamment en raison des risques posés par la situation économique mondiale. 

ISM manufacturier

La situation du marché du travail continue quant à elle de se renforcer. Le chiffre des créations d'emploi a été revu à la hausse en janvier, à 172 000 contre 151 000, et les données relatives ont été supérieures aux attentes, à 242 000 contre 195 000 anticipés.

Le taux de chômage est quant à lui resté inchangé à 4,9%, à son plus bas niveau depuis huit ans, ce dont s'est félicité la Banque Centrale américaine.

Taux de chômage

Au sein de la zone euro, la situation ne s'améliore guère quant à elle. Les indices PMI ont entamé 2016 sur un déclin, aussi bien dans le secteur manufacturier que dans celui des services.

Cette tendance a incité la Banque centrale européenne à opter pour un nouvel assouplissement de sa politique monétaire en abaissant ses taux directeurs et en portant dans le même temps à 80 milliards d'euros le montant de ses achats mensuels sur les marchés financiers afin d'injecter des liquidités dans le système financier. 

Indice PMI

Cette dégradation de la conjoncture se ressent d'ailleurs au travers des indicateurs de sentiment calculés par la Commission Européenne.

La confiance du consommateur au sein de la zone euro a ainsi marqué un plus bas depuis 2014, le sentiment économique a enregistré un troisième mois consécutif de baisse, et le climat des affaires évolue actuellement sur ses plus bas de 2015.

Confiance du consommateur

Du côté des devises et des matières premières

Sur le marché des devises, la monnaie unique européenne (+4,5% à 1,138$) s'est fermement appréciée face au dollar américain, le facteur déclencheur de cette tendance ayant été les nouvelles mesures de la Banque Centrale Européenne annoncées le 10 mars.

La livre sterling (+3,1% à 1,436$) et le franc suisse (+3,7%) gagnaient également du terrain face au billet vert, tandis que le yen restait stable quant à lui. Ce contexte était donc propice à un retour des opérateurs sur les matières premières, comme l'illustrent les performances du café (+10,4%), du gaz naturel (+9,7%), du brent (+8,2%), du blé (+4,5%) et de l'argent (+3,7%). L'once d'or (-0,7%) consolidait pour sa part après son envolée de 11% en février. 

Conclusion

Bien que les marchés actions aient poursuivi leur reprise en mars, la conjoncture actuelle incite à rester prudent. La croissance au niveau mondial, notamment en Europe, génère une certaine inquiétude, que la récente hausse n'a pas suffi à écarter durablement.

Les configurations graphiques de moyen terme suggèrent d'ailleurs qu'une nouvelle phase de baisse est susceptible de se développer au cours de ce second trimestre. 

 

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