Bilan du mois de mai 2014

Du côté des indices boursiers internationaux

Le mois de mai est généralement une période propice aux prises de bénéfices, comme en atteste l’adage dicton boursier bien connu « sell in May and go away ». Celui-ci ne s’est toutefois pas vérifié cette année, comme en atteste notre récapitulatif des performances mensuelles des principaux indices internationaux.

Le PSI 20 portugais (-5,1%) et le FTSE MIB italien (-1,2%) ont certes cédé du terrain après leur très bon parcours depuis le début de l’année, mais la tendance générale est néanmoins restée positive.

Le DAX allemand (+3,5%) a ainsi enregistré de nouveaux plus hauts historiques, se rapprochant de son niveau psychologique des 10 000 points, tout comme le S&P 500 (+1,9%) qui évolue désormais au-delà des 1900 points. A la Bourse de Paris, le CAC 40 a quant à lui renoué avec les 4500 points, soit sa cotation la plus élevée depuis l’été 2008.

Bilan du mois de mai 2014

Du côté des indices sectoriels européens et des valeurs françaises

En regardant en détail la cote européenne, on constate que les investisseurs ont, au cours de ce mois de mai, privilégié les secteurs du tourisme (+4,3%), des services aux collectivités (+4%), des biens de consommation domestique (+3,8%) et des médias (+3,8%).

A l’inverse, les segments de la santé (-0,2%) et de la construction (-0,7%) ont été délaissés. La cote parisienne révèle quant à elle des écarts conséquents, puisque l’on retrouvait en tête du CAC 40 les titres Orange (+10,5%), Alstom (+7,7%), Accor (+7,7%) et GDF Suez (+7,5%), et en fin de tableau Vallourec (-7,2%), Axa (-6%), BNP Paribas (-5,8%) et Lafarge (-4,8%).

Les différences de performances étaient plus importants encore sur les valeurs éligibles au SRD, avec un bon des valeurs biotechs telles que Nanobiotix (+50,1%) et Innate Pharma (+43,4%) mais aussi Soitec (+35%), Bull (+33,3%) et Illiad (+19,4%) et quelques chutes prononcées à l’instar de Plantations Heveas (-28,5%), CGG (-22,4%), Partouche (-19,9%) et Derichebourg (-13,1%). 

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Du côté des statistiques macroéconomiques

Sur le plan macroéconomique, les intervenants ont eu confirmation de la contre performance de l’activité économique aux Etats-Unis au premier trimestre, avec une contraction de -1% du produit intérieur brut en rythme annualisé.

Cette donnée décevante n’a toutefois pas inquiété les investisseurs, cette contraction soudaine s’expliquant par des conditions météorologiques hivernales exceptionnellement rudes. La nette reprise des indices ISM au cours du printemps conforte d’ailleurs cette interprétation.

Les chiffres relatifs au mois de mai, qui seront communiqués début juin, devraient également plaider en ce sens.

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La situation sur le marché du travail est quant à elle sans équivoque, avec une accentuation des créations d’emplois (288 000 en avril après 192 000 en mars) et une poursuite de la décrue du chômage.

Sur un an glissant, le taux de chômage est ainsi passé de 7,6% à 6,3% ! Pour ce qui est du prochain rapport du Département du Travail (NFP) qui sera publié ce vendredi 7 juin à 14h30, les économistes tablent sur 219 000 créations d’emplois et un taux de chômage à 6,4%.

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Au sein de la zone euro, l’amélioration de la situation économique se confirme, mais le moins que l’on puisse dire, c’est que le rythme reste modéré. Le comportement des indicateurs PMI en sont d’ailleurs une bonne illustration, puisqu’en dépit de leur retour en zone de croissance au cours de l’été 2013, ceux-ci peinent à se reprendre plus nettement.

En mai, le secteur manufacturier a ainsi marqué une décélération, toutefois compensée par une hausse dans celui des services. A noter que les différences restent significatives entre les différents Etats membres, la France étant clairement à la traîne avec un PMI manufacturier de retour en zone de contraction, avec 49,6 points en mai.

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Les différents indicateurs de sentiment calculés par la Commission européenne restent pour leur part bien orientés, ce qui est de bon augure pour l’activité économique.

Le sentiment économique a atteint à 102,7 points son meilleur niveau depuis près de trois ans, tandis que la confiance du consommateur a renoué avec ses niveaux de la fin 2007. Quant au climat des affaires, il évolue à proximité de sa zone de l'été 2011.

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Du côté des devises et des matières premières

Sur le marché des changes, la perspective de voir la Banque centrale européenne lancer de nouvelles mesures de soutien a incité les cambistes à se désengager de la monnaie unique européenne, qui s’est ainsi dépréciée de -1,9% à 1,36$ face au dollar américain.

La livre sterling (-0,9% à 1,672$) et le franc suisse (-2% à 1,114$) ont également cédé du terrain face au billet vert, tandis que le yen (+0,5%) a légèrement rebondi. Sur le marché des matières premières, l’once d’or a reculé de -2,7% à 1257$, tandis que le baril de pétrole crude s’est apprécié de +3,4% à 102,7%.

Conclusion

En dépit de quelques aléas sur le plan macroéconomique et un contexte géopolitique incertain du fait des tensions persistantes entre l’Ukraine et la Russie, les investisseurs internationaux restent pour l’heure confiants, sans néanmoins basculer dans l’euphorie.

Sur le plan technique, certains indices européens tels que le CAC 40 et le DJ Stoxx 600 se rapprochent d’une zone de résistance majeure de 2008 susceptible de donner lieu à une consolidation, tandis que d’autres comme le S&P 500 et le DAX évoluent sur de nouveaux records historiques mais avoisinent de sérieuses barrières psychologiques (respectivement 2 000 points pour l’indice américain et 10 000 points pour son homologue allemand).

Compte tenu de ces conditions, on pourra envisager d’adapter sa gestion du risque afin de se prémunir d’une correction du marché, en ajustant ses stops de protection.

Aucun signe de retournement ne présage néanmoins pour l’heure d’un tel revirement, raison pour laquelle il nous semble encore prématuré d’être en dehors de ce marché, voir vendeur.

 

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