Le CAC 40 commence à s’inquiéter

La Bourse de Paris restait attentiste jeudi matin face au blocage budgétaire aux Etats-Unis.

A mi-séance, l'indice CAC 40 perdait 0,41% à 4141,14 points, le DAX 30 0,15% à 8616,20 points alors le Footsie, progressait de 0,16% à 6448,12 points.

La résolution expéditive de la crise politique en Italie hier avec le vote de confiance largement remporté au Sénat par le gouvernement d'Enrico Letta n’aura pas réussi à rassénéner les marchés tant la question budgétaire américaine devient prégnante pour les investisseurs.

Même si les marchés gardent leur calme pour le moment, le dernier échec des négociations entre républicains et démocrates a laissé bon nombres d’investisseurs perplexes tant les positions des uns et des autres sont exacerbées. Le président des Etats-Unis a reconnu mercredi qu’il était « exaspéré » par la crise budgétaire en cours avec le Congrès, dans un entretien diffusé par la chaîne de télévision CNBC. Voulant mettre un peu plus de pression sur les républicains, Barack Obama a ajouté que « Wall Street, cette fois, devrait être inquiét à mon avis » alors que l’une des parties était prête selon lui à la politique du pire, à savoir le défaut de paiement des Etats-Unis. Pour l’instant, les investisseurs jugent toujours minime le risque d'un défaut des Etats-Unis: sur le marché des "crédit default swaps" (CDS) les taux d’assurance sur la dette américaine restent faible et l’indice Vix, «indice de la peur» ne bouge pratiquement pas.

Dans ce contexte, les banques centrales restent plus que jamais accommodantes. En Europe, la BCE a maintenu hier son taux directeur à un niveau historiquement faible et affirmé qu'elle userait de tout instrument à sa disposition pour aider la zone euro sur le chemin d'une reprise qu'elle juge fragile. Aux Etats-Unis, un responsable de la Fed a suggéré que la réduction du soutien de la Fed pourrait être reportée en raison de la «paralysie» de l'Etat américain.

Sur un plan macroéconomique européen, l'indice PMI composite a atteint son plus haut niveau en plus de deux ans en zone euro, soutenu notamment par la vigueur du secteur des services, a confirmé jeudi le cabinet Markit. De même, les ventes de détail dans l’union monétaire ont augmenté de 0,7% en août après une hausse de 0,5% le mois précédent, selon les données publiées Eurostat.

En France, l’'activité du secteur privé a redémarré en septembre en France à un niveau pas vue depuis 20 mois, selon l'indice PMI final publié jeudi par le cabinet Markit. L'indice composite PMI s'est hissé à 50,5 en septembre, contre 48,8 en août, au delà de la barre de 50 qui sépare les périodes d'expansion des périodes de récession.

Outre-Atlantique, les investisseurs seront attentifs aux demandes hebdomadaires d'allocations chômage à 14h30 et à l'indice ISM d'activité dans les services pour septembre à 16hr00.

Parmi les valeurs françaises, les valeurs bancaires repartaient à la baisse. Société Générale perdait 0,70% à 38,53 euros, BNP Paribas 0,67% à 50,78 euros et Crédit Agricole 0,47% à 8,41 euros.

Bonduelle progressait de 1,03% à 18,62 euros après l’annonce de résultats annuels en ligne avec le consensus et la confirmation de ses objectifs pour 2013, malgré la faiblesse persistante de la demande en Europe.

Michelin accentuait son recul amorcé la veille. A mi-journée, le titre se repliait de 2,53% à 78,71 euros après une révision à la baisse par certains analystes de leur perspectives sur le groupe pour l’année 2013.

Schneider Electric perdait 2,31% à 61 euros après qu’Exane Paribas eut dégradé sa recommandation sur le groupe de «surperformance» à «neutre».

Alcatel-Lucent progressait de 2,04% à 2,897 euros mais l’abaissement de la recommandation de Raymond James de «achat fort» à «performance de marché».

Imerys prenait 1,57% à 52,46 euros après que Kepler Cheuvreux eut placé le titre dans leur liste d’achat avec un objectif de cours à 58 Euros.

Enfin, M6 s’adjugeait 3,38% à 16,54 euros. Natixis était passé hier matin de «alléger» à «neutre» sur le dossier.

L’Euro valait 1,36 $ à mi-journée. L’or subissait quelques prises de bénéfices à 1307,25 $ et le Brent, échéance novembre 2013, poursuivait son rebond à 109,39 $ le baril.

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